Entreprises dont l'activité principale relève de l'immobilier (division 68 de la NAF : agences, administrateurs de biens, syndics, sociétés immobilières), entreprises du code 81.10Z, résidences de tourisme et holdings du secteur. Les gardiens, concierges et employés d'immeubles relèvent d'une autre convention (IDCC 1043). Cette fiche reprend les règles de la convention en vigueur au 21 octobre 2026 : période d'essai, préavis, indemnités, congés familiaux et maladie, avec pour chacune l'article de la convention et le minimum prévu par le Code du travail.
Les salariés sont classés sur 9 niveaux (E1, E2, E3, AM1, AM2, C1 à C4) ; les négociateurs immobiliers ne sont pas classés, sauf ceux qui encadrent (niveaux C1 à C4), et relèvent du statut de l'annexe IV.
Période d'essai
E1 : 1 mois, E2 et E3 : 2, maîtrise et cadres : 3, renouvelables ; négociateurs : 3, sous le plafond légal de leur catégorie.
Préavis de démission
Employés : 1 mois, 2 dès 2 ans ; agents de maîtrise : 1 mois, 2 dès 1 an ; cadres : 3 mois.
Préavis de licenciement
Employés : 1 mois, 2 dès 2 ans ; maîtrise : 1, 2 dès 1 an ; cadres : 3. Travailleurs handicapés : au moins 2 mois dès 6 mois, 3 dès 2 ans.
Heures pour recherche d'emploi
2 heures par jour pendant le préavis, rémunérées, en démission comme en licenciement ; prorata pour les temps partiels.
Indemnité de licenciement
Identique au légal : dès 8 mois, 1/4 de mois par année jusqu'à 10 ans, 1/3 au-delà, sur le salaire de référence légal au minimum.
Indemnité de départ à la retraite
Départ volontaire : 0,60 mois dès 5 ans à 4,50 mois après 35 ans. Mise à la retraite : indemnité légale de licenciement au minimum.
Congés pour événements familiaux
Mariage ou Pacs 6 jours ouvrables ; décès d'un enfant 12 à 14, du conjoint ou d'un parent 3 à 6 ; handicap d'un enfant 10.
Maladie et maintien de salaire
Dès 1 an, 90 % dès le 1er jour : 30 jours (régime légal si plus favorable), 90 dès 3 ans, jusqu'à 190.
Mutuelle et prévoyance
Complémentaire santé de branche : oui. Prévoyance de branche : oui.
Simuler le préavis et l'indemnité de licenciement
Indiquez la catégorie et l'ancienneté du salarié : le simulateur applique la convention Immobilier, la compare au Code du travail et retient la règle la plus favorable. Les calculs restent dans votre navigateur.
Simulation indicative, selon le motif choisi (à défaut, licenciement pour motif personnel), hors faute grave ou lourde et hors inaptitude. Un accord d'entreprise ou le contrat de travail peut prévoir plus favorable. Elle ne constitue pas un conseil juridique.
Grille des salaires
Les salaires minima de la convention Immobilier en vigueur en 2026, niveau par niveau, comparés au SMIC du 1er juin 2026, avec le texte applicable et son état d'extension.
En CDI, de 1 mois (E1) à 3 mois (agents de maîtrise et cadres), renouvelable une fois. Le renouvellement doit être prévu au contrat et accepté expressément par le salarié avant la fin de l'essai initial.
À noter : Négociateur non cadre relevant légalement des employés : l'essai initial ne peut dépasser 2 mois (L1221-19), maximum impératif depuis le 9 septembre 2023 (L1221-22) ; renouvellement compris, 4 mois pour un non VRP (L1221-21), 3 mois pour un VRP.
Situation
Convention
Précisions
Employés, niveau E1
1 mois
renouvelable pour 1 mois maximum
Employés, niveaux E2 et E3
2 mois
renouvelable pour 1 mois maximum
Agents de maîtrise, niveaux AM1 et AM2
3 mois
renouvelable pour 3 mois maximum
Cadres, niveaux C1 à C4
3 mois
renouvelable pour 3 mois maximum
Négociateurs VRP, non classés ou classés cadres
3 mois
renouvellement inclus
Négociateurs non VRP, non classés ou classés cadres
3 mois
renouvelable une fois pour 3 mois ; voir la limite légale pour les non-cadres
VRP multi-employeurs
3 mois
renouvellement inclus, quelle que soit la classification
CDD
1 jour par semaine, 2 semaines au plus
contrat de 6 mois au plus ; 1 mois au plus pour un contrat de plus de 6 mois
Délais de prévenance
identiques à la loi
employeur : de 24 heures à 1 mois selon la présence ; salarié : 48 heures, 24 heures avant 8 jours
Conditions : Durée de l'essai et du renouvellement stipulées expressément dans la lettre d'engagement ou le contrat. Renouvellement formalisé par écrit et accepté expressément par le salarié avant le terme de l'essai initial. Durée d'un CDD, d'une mission d'intérim (3 mois au plus) ou d'un stage de fin d'études déduite de l'essai en cas d'embauche en CDI.
Pour les salariés classés, les durées, fixées en 2019, respectent les maxima légaux. Les négociateurs non classés relèvent du plafond légal de leur catégorie réelle : 2 mois pour un employé (4 renouvellement compris), 3 mois pour un agent de maîtrise ou un technicien (6). Pour un négociateur relevant des employés, l'essai initial de 3 mois dépasse le maximum légal, impératif (L1221-19, L1221-21, L1221-22).
Même durée qu'en licenciement : 1 ou 2 mois pour les employés et agents de maîtrise selon l'ancienneté, 3 mois pour les cadres. Règles propres aux négociateurs immobiliers.
Situation
Convention
Précisions
Employés et ouvriers, moins de 2 ans d'ancienneté
1 mois
Employés et ouvriers, 2 ans d'ancienneté ou plus
2 mois
Agents de maîtrise, moins de 1 an d'ancienneté
1 mois
Agents de maîtrise, 1 an d'ancienneté ou plus
2 mois
Cadres
3 mois
quelle que soit l'ancienneté
Négociateurs VRP (cadres ou non) et VRP multi-employeurs
1 mois, 2 mois dès 1 an, 3 mois dès 2 ans
Négociateurs non VRP non cadres
1 mois, 2 mois dès 2 ans
Négociateurs non VRP cadres
3 mois
quelle que soit l'ancienneté
Conditions : Préavis dû à l'expiration de la période d'essai. La démission doit être écrite. Le salarié peut, à sa demande, être dispensé du préavis sans compensation.
Hors faute grave ou lourde : 1 ou 2 mois pour les employés et agents de maîtrise selon l'ancienneté, 3 mois pour les cadres. Règles propres aux négociateurs immobiliers.
À noter : Pour les bénéficiaires de l'obligation d'emploi des travailleurs handicapés, le préavis légal est doublé dans la limite de 3 mois (L5213-9) : 2 mois de 6 mois à 2 ans d'ancienneté, 3 mois au-delà, si la convention prévoit moins.
Situation
Convention
Précisions
Employés et ouvriers, moins de 2 ans d'ancienneté
1 mois
Employés et ouvriers, 2 ans d'ancienneté ou plus
2 mois
Agents de maîtrise, moins de 1 an d'ancienneté
1 mois
Agents de maîtrise, 1 an d'ancienneté ou plus
2 mois
Cadres
3 mois
quelle que soit l'ancienneté
Négociateurs VRP non cadres et VRP multi-employeurs
1 mois, 2 mois dès 1 an, 3 mois dès 2 ans
Négociateurs VRP cadres
3 mois
quelle que soit l'ancienneté
Négociateurs non VRP non cadres
1 mois, 2 mois dès 2 ans
Négociateurs non VRP cadres
3 mois
quelle que soit l'ancienneté
Conditions : Pas de préavis en cas de faute grave ou lourde. Le salarié licencié qui trouve un emploi peut partir sans indemnité en prévenant 48 heures à l'avance (employés) ou 1 semaine (autres salariés). Dispense par l'employeur : indemnité compensatrice due.
Pendant le préavis, en démission comme en licenciement, 2 heures par jour sans réduction de salaire, au prorata pour les temps partiels.
Situation
Convention
Précisions
Licenciement
2 heures par jour
sans réduction de salaire
Démission
2 heures par jour
sans réduction de salaire, le texte visant tout salarié en préavis
Salarié à temps partiel
2 heures par jour au prorata
selon le temps de présence
Conditions : Heures fixées d'un commun accord ou, à défaut, alternativement par l'employeur et le salarié. Cumul en fin de préavis possible avec l'autorisation écrite de l'employeur. Rien n'est prévu pour la rupture de la période d'essai.
La convention reprend l'indemnité légale : dès 8 mois d'ancienneté ininterrompue, 1/4 de mois par année pour les 10 premières années, puis 1/3 de mois par année à partir de la 11e.
À noter : Pour les salariés commissionnés, le salaire réputé (1/13 de la rémunération des 12 derniers mois) est inférieur au salaire de référence légal : l'indemnité légale calculée selon l'article R1234-4 reste due au minimum.
Situation
Convention
Précisions
Années 1 à 10
1/4 de mois par année
toutes catégories, dès 8 mois d'ancienneté ininterrompue
À partir de la 11e année
1/3 de mois par année
pour les seules années au-delà de 10 ans
Salaire de référence
non précisé par l'article 33, qui renvoie à l'indemnité légale
salariés commissionnés : réputé égal à 1/13 de la rémunération contractuelle des 12 derniers mois
Conditions : 8 mois d'ancienneté ininterrompue chez le même employeur. Non due en cas de faute grave ou lourde (règle légale). Pas de plafond. La dispense de préavis ne prive pas de l'indemnité.
L'article 33 reprend l'indemnité légale (R1234-2). Pour les salariés commissionnés, le salaire réputé (1/13 de la rémunération contractuelle de 12 mois) est inférieur au salaire de référence légal (R1234-4) : l'indemnité légale calculée sur ce dernier reste un minimum.
Exemples de calcul
Ancienneté
Toutes catégories
Code du travail
5 ans
1,25 mois
1,25 mois
10 ans
2,5 mois
2,5 mois
20 ans
5,83 mois
5,83 mois
30 ans
9,17 mois
9,17 mois
Montants en mois de salaire de référence, pour un licenciement hors faute grave, hors majorations ou minorations liées à l'âge. En vert : montant conventionnel supérieur à l'indemnité légale. Pour un calcul en euros au minimum légal, utilisez le calculateur d'indemnité de licenciement.
Départ volontaire : barème par paliers de 0,60 mois (5 ans) à 4,50 mois (plus de 35 ans). Mise à la retraite, possible à partir de l'âge du taux plein automatique : indemnité équivalente à l'indemnité légale de licenciement.
À noter : Mise à la retraite : l'indemnité légale de licenciement calculée sur le salaire de référence légal, qui inclut le 13e mois (R1234-4), est un minimum (L1237-7). Elle dépasse l'indemnité conventionnelle, assise sur le seul salaire mensuel contractuel.
Situation
Convention
Précisions
Départ volontaire, 5 à moins de 7 ans
0,60 mois
Départ volontaire, 7 à moins de 9 ans
0,80 mois
Départ volontaire, 9 à moins de 11 ans
1 mois
Départ volontaire, 11 à moins de 13 ans
1,20 mois
Départ volontaire, 13 à moins de 15 ans
1,40 mois
Départ volontaire, 15 à moins de 17 ans
1,60 mois
Départ volontaire, 17 à moins de 19 ans
1,80 mois
Départ volontaire, 19 à moins de 21 ans
2,10 mois
Départ volontaire, 21 à moins de 23 ans
2,40 mois
Départ volontaire, 23 à moins de 25 ans
2,70 mois
Départ volontaire, 25 à moins de 27 ans
3 mois
Départ volontaire, 27 à moins de 29 ans
3,30 mois
Départ volontaire, 29 à moins de 31 ans
3,60 mois
Départ volontaire, 31 à moins de 33 ans
3,90 mois
Départ volontaire, 33 à moins de 35 ans
4,20 mois
Départ volontaire, au-delà de 35 ans
4,50 mois
Mise à la retraite
indemnité égale à l'indemnité légale de licenciement
1/4 de mois par année jusqu'à 10 ans, 1/3 au-delà, sur le salaire mensuel contractuel ; préavis de licenciement
Salaire de référence
salaire global brut mensuel contractuel
à la date de cessation du contrat ; commissionnés : 1/13 de la rémunération des 12 derniers mois
Conditions : Mise à la retraite : l'employeur interroge le salarié par écrit 3 mois avant chaque anniversaire, de l'âge du taux plein automatique jusqu'à 69 ans ; le salarié peut refuser jusqu'à 69 ans inclus, plus à partir de 70 ans. Le préavis de départ volontaire suit les règles légales, la référence au préavis de démission étant exclue de l'extension. Départ volontaire : montant forfaitaire par palier d'ancienneté, non un taux par année.
Le barème du départ volontaire dépasse le minimum légal à chaque palier. Pour la mise à la retraite, le texte retient le salaire mensuel contractuel, sans le 13e mois ; l'indemnité légale de licenciement calculée sur le salaire de référence légal (R1234-4) reste un minimum (L1237-7).
Depuis le 1er juillet 2026, l'avenant n° 108 (non étendu) fixe des congés en jours ouvrables, pour les employeurs adhérents d'une organisation signataire. Les autres appliquent la version étendue de 2022, moins favorable.
À noter : Annonce du handicap d'un enfant : 10 jours ouvrables au minimum (L3142-4). Employeurs non adhérents, soumis à la version étendue de 2022 : décès d'un enfant 12 jours ouvrables, 14 s'il avait moins de 25 ans ou était parent (L3142-4).
Événement
Convention
Précisions
Code du travail
Mariage du salarié
6 jours ouvrables
version étendue de 2022 : 6 jours ouvrables
4 jours
Conclusion d'un Pacs du salarié
6 jours ouvrables
version étendue de 2022 : 6 jours ouvrables
4 jours
Mariage d'un enfant
1 jour ouvrable
version étendue de 2022 : 1 jour ouvrable
1 jour
Mariage d'un frère ou d'une sœur
1 jour ouvrable
version étendue de 2022 : 1 jour ouvrable
aucun
Mariage d'un ascendant (père, mère, grand-parent)
1 jour ouvrable
version étendue de 2022 : 1 jour ouvrable
aucun
Cérémonie religieuse d'un enfant
1 jour ouvrable
version étendue de 2022 : 1 jour ouvrable
·
Naissance
3 jours ouvrables
non cumulable avec le congé de maternité pour le même enfant ; version étendue de 2022 : 3 jours
3 jours
Adoption
3 jours ouvrables
version étendue de 2022 : 3 jours ouvrables
3 jours
Décès du conjoint, du partenaire de Pacs ou du concubin
6 jours ouvrables
version étendue de 2022 : 3 jours ouvrables
3 jours
Décès du père ou de la mère
6 jours ouvrables
version étendue de 2022 : 3 jours ouvrables
3 jours
Décès d'un enfant de moins de 25 ans ou lui-même parent
14 jours ouvrables
plus 8 jours ouvrables de congé de deuil ; version étendue de 2022 : 7 jours ouvrés
14 jours
Décès d'un enfant de 25 ans ou plus
12 jours ouvrables
version étendue de 2022 : 5 jours ouvrables
12 jours (14 si l'enfant était lui-même parent)
Décès d'une personne de moins de 25 ans à charge
14 jours ouvrables
plus 8 jours ouvrables de congé de deuil ; version étendue de 2022 : 7 jours ouvrés
14 jours
Décès d'un frère ou d'une sœur
3 jours ouvrables
version étendue de 2022 : 3 jours ouvrables
3 jours
Décès du beau-père ou de la belle-mère
3 jours ouvrables
parents du conjoint ou conjoint d'un parent ; version étendue de 2022 : 3 jours
3 jours
Décès d'un grand-parent ou d'un arrière-grand-parent
3 jours ouvrables
version étendue de 2022 : 3 jours ouvrables
aucun
Décès d'un beau-frère ou d'une belle-sœur
1 jour ouvrable
version étendue de 2022 : 1 jour ouvrable
aucun
Annonce d'un handicap, d'une pathologie chronique ou d'un cancer chez un enfant
6 jours ouvrables
fractionnables en demi-journées sur 12 mois ; version étendue de 2022 : 2 jours ouvrables
10 jours
Enfant malade de moins de 16 ans
5 jours ouvrés par an, non rémunérés
enfant de 12 ans au plus, ou 3 enfants de moins de 16 ans ; sinon 3 jours ; absent de la version étendue
3 jours par an non rémunérés, 5 dans certains cas (L1225-61)
Préparation à la retraite
2 demi-journées rémunérées
dans les 12 mois précédant le départ ; absent de la version étendue
·
Conditions : Sur justification, sans réduction de rémunération (sauf enfant malade), assimilés à du travail effectif pour les congés payés et l'ancienneté. Pas de condition d'ancienneté.
L'avenant n° 108 n'est pas étendu : il ne s'impose qu'aux employeurs adhérents d'une organisation patronale signataire. Les autres restent soumis à la version étendue issue de l'avenant n° 96 de 2022, qui exige que le congé soit pris au moment de l'événement et dont plusieurs durées sont inférieures au minimum légal (L3142-4) : le minimum légal s'applique alors.
Colonne Code du travail : minimums en jours ouvrables des articles L3142-4 et L3142-1-1, et congé non rémunéré pour enfant malade de l'article L1225-61 ; « aucun » : pas de congé légal pour cet événement ; « · » : événement hors de ces articles. Si la convention prévoit moins que le minimum légal pour un événement, c'est le minimum légal qui s'applique. Jours ouvrés : du lundi au vendredi en général ; jours ouvrables : du lundi au samedi hors jours fériés chômés. Simulez le minimum légal avec le calculateur de congés pour événements familiaux.
Après 1 an de présence, maintien de 90 % du salaire brut mensuel contractuel dès le 1er jour d'arrêt, de 30 jours (1 an) à 190 jours (33 ans), sous déduction des indemnités journalières. Relais par la prévoyance de branche à 60 %.
À noter : Entre 1 et 3 ans de présence, le texte réserve l'article D1226-1 : pour un arrêt long, le régime légal (30 jours à 90 % à partir du 8e jour, puis 30 jours aux deux tiers) est plus favorable et s'applique, sans cumul avec les 30 jours conventionnels.
Situation
Convention
Précisions
1 an de présence
30 jours à 90 %
régime légal si plus favorable (30 jours à 90 % dès le 8e jour, puis 30 jours aux deux tiers), sans cumul
3 ans de présence
90 jours à 90 %
8 ans de présence
110 jours à 90 %
13 ans de présence
120 jours à 90 %
18 ans de présence
130 jours à 90 %
23 ans de présence
170 jours à 90 %
33 ans de présence
190 jours à 90 %
Après la fin du maintien (prévoyance)
60 % du traitement de base, Sécurité sociale comprise
jusqu'au 1 095e jour d'arrêt au plus ; dès le 180e jour d'arrêt pour qui n'a pas droit au maintien
Accident du travail
mêmes durées et taux
sans condition d'1 an d'ancienneté
Conditions : Prise en charge par la Sécurité sociale et certificat médical transmis sous 3 jours. Pas de carence. Durée appréciée sur 12 mois glissants. Montant net des indemnités journalières de la Sécurité sociale et de la prévoyance patronale ; subrogation obligatoire. Pas de cumul avec le maintien légal.
Entre 1 et 3 ans de présence, le texte réserve l'article D1226-1 et exclut le cumul : pour un arrêt long, le régime légal (30 jours à 90 % dès le 8e jour, puis 30 jours aux deux tiers) est plus favorable et s'applique. Négociateurs commissionnés : le contrat choisit entre maintien du salaire global (1/13 des 12 derniers mois) ou du minimum conventionnel avec commissions échues ; à défaut, la modalité la plus favorable.
Ce que prévoient les accords de la branche Immobilier en vigueur au 20 octobre 2026. Les taux de cotisation, les niveaux de garanties et les organismes recommandés changent par avenant : consultez les textes cités.
Complémentaire santé (mutuelle)
Prévu par la branche
L'article 26 de la convention collective et son annexe III organisent un régime collectif et obligatoire de remboursement des frais de santé pour les salariés de toutes catégories, assuré auprès de l'organisme choisi par l'entreprise.
Salariés couverts
Tous les salariés, toutes catégories, et leurs ayants droit ; les VRP multi-employeurs sous conditions.
Part de l'employeur
55 % de la cotisation totale (part patronale).
Régime obligatoire pour tous les salariésLe régime frais de santé est obligatoire pour tous les salariés, sauf dispenses à leur initiative, et couvre aussi leurs ayants droit.
FinancementLa cotisation totale est répartie à 55 % pour l'employeur et 45 % pour le salarié. Si le contrat coûte plus cher à garanties identiques, le surplus est à la charge de l'employeur.
Organisme choisi par l'entreprise et solidaritéL'entreprise s'assure auprès de l'organisme de son choix, dont le contrat doit se référer au dispositif conventionnel et respecter les droits non contributifs (solidarité, action sociale, prévention).
L'article 26 de la convention collective organise des garanties collectives de prévoyance couvrant le décès, l'incapacité temporaire et l'invalidité pour les salariés de toutes catégories, détaillées dans l'annexe III.
Salariés couverts
Tous les salariés, toutes catégories ; les employeurs doivent en outre respecter l'ANI du 17 novembre 2017 pour les cadres.
Part de l'employeur
55 % de la cotisation totale (part patronale).
Garanties
décès, perte totale et irréversible d'autonomie, capital double effet, frais d'obsèques, incapacité temporaire de travail, invalidité
Nature des garantiesLe régime couvre le décès, l'incapacité temporaire et l'invalidité. L'annexe III prévoit un capital décès, versé par anticipation en cas de perte totale et irréversible d'autonomie, un capital double effet et une allocation obsèques.
Bénéficiaires et financementLe régime concerne toutes les catégories de personnel. La cotisation totale est répartie à 55 % pour l'employeur et 45 % pour le salarié.
Lien avec le maintien de salaire et choix de l'organismeLes indemnités journalières complémentaires prennent le relais du maintien de salaire conventionnel de l'article 24. L'entreprise choisit son organisme, dans le respect des garanties de branche.
Tous les salariés, à temps complet ou partiel, perçoivent un 13e mois égal à 1 mois de salaire global brut mensuel contractuel, au prorata du temps de présence. Pour les commissionnés, le contrat peut l'inclure dans la rémunération annuelle.
Le salaire global brut mensuel est majoré de 32 euros tous les 3 ans d'ancienneté, au 1er janvier suivant la date anniversaire, y compris pour les négociateurs immobiliers.
Les négociateurs exclusifs rémunérés principalement à la commission, VRP ou non, relèvent de l'annexe IV (salaire minimum, essai, préavis, droit de suite, clause de non-concurrence d'au plus 2 ans indemnisée à 20 %) et non de l'accord national des VRP.
Codes APE dont une part importante des salariés relève de la convention Immobilier, d'après les données de la Dares au 31 décembre 2024. Le code APE n'est qu'un indice : la convention applicable dépend de l'activité principale réellement exercée.
Quelle est la durée de la période d'essai dans la convention collective Immobilier ?+
En CDI, de 1 mois (E1) à 3 mois (agents de maîtrise et cadres), renouvelable une fois. Le renouvellement doit être prévu au contrat et accepté expressément par le salarié avant la fin de l'essai initial. Négociateur non cadre relevant légalement des employés : l'essai initial ne peut dépasser 2 mois (L1221-19), maximum impératif depuis le 9 septembre 2023 (L1221-22) ; renouvellement compris, 4 mois pour un non VRP (L1221-21), 3 mois pour un VRP.
Quel est le préavis de démission dans la convention collective Immobilier ?+
Même durée qu'en licenciement : 1 ou 2 mois pour les employés et agents de maîtrise selon l'ancienneté, 3 mois pour les cadres. Règles propres aux négociateurs immobiliers.
Quel est le préavis de licenciement dans la convention collective Immobilier ?+
Hors faute grave ou lourde : 1 ou 2 mois pour les employés et agents de maîtrise selon l'ancienneté, 3 mois pour les cadres. Règles propres aux négociateurs immobiliers. Pour les bénéficiaires de l'obligation d'emploi des travailleurs handicapés, le préavis légal est doublé dans la limite de 3 mois (L5213-9) : 2 mois de 6 mois à 2 ans d'ancienneté, 3 mois au-delà, si la convention prévoit moins. Le préavis légal s'applique s'il est plus favorable au salarié.
Comment est calculée l'indemnité de licenciement dans la convention collective Immobilier ?+
La convention reprend l'indemnité légale : dès 8 mois d'ancienneté ininterrompue, 1/4 de mois par année pour les 10 premières années, puis 1/3 de mois par année à partir de la 11e. Pour les salariés commissionnés, le salaire réputé (1/13 de la rémunération des 12 derniers mois) est inférieur au salaire de référence légal : l'indemnité légale calculée selon l'article R1234-4 reste due au minimum. Le salarié perçoit la plus élevée de l'indemnité conventionnelle et de l'indemnité légale.
Quels congés pour événements familiaux prévoit la convention collective Immobilier ?+
Depuis le 1er juillet 2026, l'avenant n° 108 (non étendu) fixe des congés en jours ouvrables, pour les employeurs adhérents d'une organisation signataire. Les autres appliquent la version étendue de 2022, moins favorable. Annonce du handicap d'un enfant : 10 jours ouvrables au minimum (L3142-4). Employeurs non adhérents, soumis à la version étendue de 2022 : décès d'un enfant 12 jours ouvrables, 14 s'il avait moins de 25 ans ou était parent (L3142-4). Le minimum du Code du travail s'applique si la convention prévoit moins.
Le salaire est-il maintenu en cas d'arrêt maladie dans la convention collective Immobilier ?+
Après 1 an de présence, maintien de 90 % du salaire brut mensuel contractuel dès le 1er jour d'arrêt, de 30 jours (1 an) à 190 jours (33 ans), sous déduction des indemnités journalières. Relais par la prévoyance de branche à 60 %. Entre 1 et 3 ans de présence, le texte réserve l'article D1226-1 : pour un arrêt long, le régime légal (30 jours à 90 % à partir du 8e jour, puis 30 jours aux deux tiers) est plus favorable et s'applique, sans cumul avec les 30 jours conventionnels.
La convention collective Immobilier prévoit-elle une mutuelle obligatoire ?+
L'article 26 de la convention collective et son annexe III organisent un régime collectif et obligatoire de remboursement des frais de santé pour les salariés de toutes catégories, assuré auprès de l'organisme choisi par l'entreprise. Salariés couverts : Tous les salariés, toutes catégories, et leurs ayants droit ; les VRP multi-employeurs sous conditions. Part de l'employeur : 55 % de la cotisation totale (part patronale). Dans tous les cas, l'employeur doit proposer une complémentaire santé collective et en financer au moins la moitié (article L911-7 du Code de la sécurité sociale).
Quelle prévoyance prévoit la convention collective Immobilier ?+
L'article 26 de la convention collective organise des garanties collectives de prévoyance couvrant le décès, l'incapacité temporaire et l'invalidité pour les salariés de toutes catégories, détaillées dans l'annexe III. Salariés couverts : Tous les salariés, toutes catégories ; les employeurs doivent en outre respecter l'ANI du 17 novembre 2017 pour les cadres. Garanties : décès, perte totale et irréversible d'autonomie, capital double effet, frais d'obsèques, incapacité temporaire de travail, invalidité. Pour les cadres, l'accord national interprofessionnel du 17 novembre 2017 impose en outre une cotisation patronale de 1,50 % de la tranche 1.
Méthode : texte intégral de la convention issu de la base KALI de la DILA, contrôlé avec les règles publiées par le ministère du Travail pour les simulateurs de code.travail.gouv.fr, puis relu article par article. Code du travail : version en vigueur, base LEGI de la DILA. Une erreur ? Écrivez à contact@agentrh.ai.
AgentRH applique votre convention collective et vos accords d'entreprise à chaque question RH, cite l'article et retient la disposition la plus favorable, directement dans Teams.