Entreprises dont l'activité principale est le commerce de détail ou de gros à prédominance alimentaire : alimentation générale, supérettes, supermarchés, hypermarchés, ainsi que leurs sièges sociaux et activités annexes sans existence juridique propre (entrepôts, drive, e-commerce). Sont notamment exclues les entreprises de moins de 11 salariés relevant de la convention du commerce de détail des fruits et légumes, épicerie et produits laitiers. Cette fiche reprend les règles de la convention en vigueur au 21 octobre 2026 : période d'essai, préavis, indemnités, congés familiaux et maladie, avec pour chacune l'article de la convention et le minimum prévu par le Code du travail.
Classification par pesée des fonctions sur cinq critères classants, en 9 niveaux : niveaux 1 à 4 employés et ouvriers, 5 et 6 agents de maîtrise et techniciens, 7 à 9 cadres.
Période d'essai
2 mois employés et ouvriers, 3 mois maîtrise (prolongeable 2 mois), 4 mois cadres, 8 renouvellement compris ; les 6 mois conventionnels ne s'appliquent pas.
Préavis de démission
1 mois pour les employés et ouvriers, 2 mois pour les agents de maîtrise et techniciens, 3 mois pour les cadres.
Préavis de licenciement
1 mois pour les employés et ouvriers, 2 mois dès 2 ans d'ancienneté ; 2 mois pour la maîtrise ; 3 mois pour les cadres.
Heures pour recherche d'emploi
2 heures par jour pendant 1 mois, payées sauf démission ; cadres licenciés : chaque mois l'équivalent de la durée hebdomadaire de travail, payé.
Indemnité de licenciement
1/4 de mois par an jusqu'à 10 ans, puis 1/3 ; cadres après 5 ans : 3/10, 4/10 puis 5/10 de mois, plafond 12 mois.
Indemnité de départ à la retraite
Départ volontaire dès 10 ans : 2/20e de mois par an, puis 3/20e, plafond 4 mois ; cadres dès 5 ans, plafond 6 mois.
Congés pour événements familiaux
Jours ouvrés : mariage 4, naissance 3, décès du conjoint 5 ; décès d'un enfant, handicap, Pacs : minima légaux (12 ou 14, 10, 4).
Maladie et maintien de salaire
Après 1 an : 45 à 180 jours (employés), 55 à 160 (maîtrise), 90 à 155 (cadres) ; durées légales si plus longues.
Mutuelle et prévoyance
Complémentaire santé de branche : non. Prévoyance de branche : oui.
Simuler le préavis et l'indemnité de licenciement
Indiquez la catégorie et l'ancienneté du salarié : le simulateur applique la convention Commerce alimentaire, la compare au Code du travail et retient la règle la plus favorable. Les calculs restent dans votre navigateur.
Simulation indicative, selon le motif choisi (à défaut, licenciement pour motif personnel), hors faute grave ou lourde et hors inaptitude. Un accord d'entreprise ou le contrat de travail peut prévoir plus favorable. Elle ne constitue pas un conseil juridique.
Grille des salaires
Les salaires minima de la convention Commerce alimentaire en vigueur en 2026, niveau par niveau, comparés au SMIC du 1er juin 2026, avec le texte applicable et son état d'extension.
La période d'essai dure 2 mois pour les employés et ouvriers, 3 mois pour les agents de maîtrise et techniciens, 4 mois pour les cadres. Seuls les agents de maîtrise, les techniciens et les cadres peuvent voir leur essai renouvelé.
À noter : Pour les cadres, la durée de 6 mois par accord particulier dépasse le maximum légal impératif de 4 mois (L1221-19, L1221-22) et ne s'applique pas ; renouvellement compris, 8 mois au plus (L1221-21).
Situation
Convention
Précisions
Employés et ouvriers (niveaux 1 à 4)
2 mois
Pas de renouvellement prévu.
Agents de maîtrise et techniciens (niveaux 5 et 6)
3 mois
Prolongeable une fois, 2 mois au plus, d'un commun accord confirmé par échange de lettres.
Cadres (niveaux 7 à 9)
4 mois
Par accord particulier : jusqu'à 6 mois, renouvelable une fois, 8 mois au total, par écrit signé en deux exemplaires.
Conditions : Le salarié qui rompt l'essai prévient l'employeur 48 heures à l'avance, 24 heures avant 8 jours de présence.
Depuis le 9 septembre 2023, l'article L1221-22 impose les durées maximales légales, sauf durées plus courtes : 4 mois pour un cadre, 8 mois renouvellement compris. La clause autorisant jusqu'à 6 mois par accord particulier dépasse donc ce plafond. La « période d'accueil dans la fonction » (6 mois aux niveaux 1 et 2, 1 an au niveau 3, 2 ans au niveau 4, essai compris) concerne les minima, pas l'essai.
Le préavis de démission est de 1 mois pour les employés et ouvriers, 2 mois pour les agents de maîtrise et techniciens, 3 mois pour les cadres.
Situation
Convention
Précisions
Employés et ouvriers
1 mois
De date à date, quelle que soit l'ancienneté.
Agents de maîtrise et techniciens
2 mois
Minimum : le texte précise que le préavis « ne peut être inférieur à 2 mois ».
Cadres
3 mois
Conditions : Préavis réciproque, sauf faute grave ou lourde. Le démissionnaire qui trouve un emploi ne peut partir avant la fin du préavis, sans indemnité, qu'avec l'accord écrit de l'employeur.
Le préavis de licenciement est de 1 mois pour les employés et ouvriers, porté à 2 mois à partir de 2 ans d'ancienneté ; 2 mois pour les agents de maîtrise et techniciens ; 3 mois pour les cadres.
Situation
Convention
Précisions
Employés et ouvriers, moins de 2 ans d'ancienneté
1 mois
Employés et ouvriers, au moins 2 ans d'ancienneté
2 mois
Ancienneté calculée selon l'article 3.13 de la convention.
Agents de maîtrise et techniciens
2 mois
Minimum : le texte précise que le préavis « ne peut être inférieur à 2 mois ».
Cadres
3 mois
Conditions : Hors faute grave ou lourde. En cas d'accord des parties ou de licenciement économique, l'employé ou l'agent de maîtrise qui trouve un emploi peut partir sans préavis ni indemnité de préavis. Le cadre licencié qui trouve un emploi peut partir en prévenant 1 mois à l'avance.
Le simulateur du ministère du Travail (code.travail.gouv.fr) retient 0 mois en deçà de 1 mois d'ancienneté pour les employés et ouvriers, alors que le texte fixe 1 mois pour tous, sans condition d'ancienneté. Pour un CDI d'opération rompu à l'achèvement de son objet, le préavis est d'au moins 2 mois ; ces contrats ne pouvaient être conclus que jusqu'au 31 décembre 2023.
Pendant le préavis, le salarié peut s'absenter 2 heures par jour pendant 1 mois pour chercher un emploi. Le cadre licencié dispose chaque mois d'un crédit égal à la durée hebdomadaire de travail de l'établissement. Ces heures sont payées, sauf en cas de démission.
Situation
Convention
Précisions
Employés et ouvriers, licenciement ou démission
2 heures par jour pendant 1 mois
Payées en cas de licenciement, non payées en cas de démission.
Agents de maîtrise et techniciens, licenciement ou démission
2 heures par jour pendant 1 mois
Payées en cas de licenciement seulement. Hors accord des parties ou licenciement économique, l'agent de maîtrise licencié qui a trouvé un emploi et veut partir avant la fin du préavis doit prévenir 15 jours à l'avance ; pendant ces 15 jours, les 2 heures ne sont plus dues ni payées.
Cadres licenciés
Chaque mois, l'équivalent de la durée hebdomadaire de travail de l'établissement
Payées. Peuvent être bloquées en fin de mois.
Cadres démissionnaires
2 heures par jour pendant 1 mois
Non payées.
Conditions : Heures fixées d'un commun accord ou, à défaut, un jour au choix du salarié, un jour au choix de la direction, en alternance. À la demande du salarié, elles peuvent être regroupées en fin de semaine ou de mois. En cas de licenciement collectif, elles peuvent être bloquées selon des modalités à définir avec le chef d'entreprise.
Indemnité due dès 8 mois d'ancienneté ininterrompue, sauf faute grave ou lourde ou force majeure. Employés, ouvriers, agents de maîtrise et techniciens : 1/4 de mois par année jusqu'à 10 ans, 1/3 de mois par année à partir de 10 ans. Cadres : 1/4 de mois par année jusqu'à 5 ans de présence, puis barème propre de 3/10, 4/10 et 5/10 de mois par tranche, plafonné à 12 mois.
Situation
Convention
Précisions
Employés et ouvriers, agents de maîtrise et techniciens
1/4 de mois par année jusqu'à 10 ans, 1/3 de mois par année à partir de 10 ans
Dès 8 mois. Année incomplète au prorata des mois complets. Majoration de 20 % si licenciement économique après 50 ans, sauf reclassement accepté, pension sans abattement, préretraite ou chômage jusqu'au taux plein.
Cadres de 8 mois à 5 ans de présence
1/4 de mois par année de présence
Cadres de plus de 5 ans d'ancienneté
3/10 de mois jusqu'à 10 ans, 4/10 de 10 à 20 ans, 5/10 au-delà de 20 ans
Plafond de 12 mois. Au-delà de 40 ans de présence : 1/3 de mois en plus par année, hors plafond. Licenciement économique dès 50 ans : indemnité légale ou, si plus favorable, majoration de 20 %, mêmes exclusions.
Conditions : Employés, ouvriers, agents de maîtrise et techniciens : calcul par tranches (1/4 sur les 10 premières années, 1/3 sur les suivantes). Cadres : jusqu'à 5 ans, 1/4 de mois sur toute l'ancienneté ; au-delà, barème par tranches dès la première année (3/10 jusqu'à 10 ans, 4/10 de 10 à 20 ans, 5/10 au-delà), plafonné à 12 mois, plus 1/3 de mois par année au-delà de 40 ans, hors plafond. Salaire de référence (« plein tarif ») : 1/12 de la rémunération brute des 12 derniers mois ou, si c'est plus favorable, 1/3 des 3 derniers mois, primes annuelles ou exceptionnelles au prorata. Les absences pour maladie, accident du travail et maternité sont reconstituées. Exclusions : faute grave ou lourde, force majeure. En cas de réembauche avec reprise d'ancienneté, la première indemnité est déduite.
Pour les non-cadres, le taux de 1/3 « à partir de 10 ans » se lit comme un calcul par tranche, comme dans le simulateur du ministère du Travail. Après un accident du travail (L1226-12), l'indemnité conventionnelle ne s'applique que si elle dépasse l'indemnité spéciale (L1226-14). CDI d'opération rompu à l'achèvement de son objet : indemnité majorée de 20 %. Un cadre licencié dans les 2 ans suivant un déclassement conserve l'indemnité de cadre.
Exemples de calcul
Ancienneté
Employés, ouvriers, agents de maîtrise et techniciens
Cadres
Code du travail
5 ans
1,25 mois
1,25 mois
1,25 mois
10 ans
2,5 mois
3 mois
2,5 mois
20 ans
5,83 mois
7 mois
5,83 mois
30 ans
9,17 mois
12 mois
9,17 mois
Montants en mois de salaire de référence, pour un licenciement hors faute grave, hors majorations ou minorations liées à l'âge. En vert : montant conventionnel supérieur à l'indemnité légale. Pour un calcul en euros au minimum légal, utilisez le calculateur d'indemnité de licenciement.
Départ volontaire : allocation dès 10 ans d'ancienneté pour les employés, ouvriers, agents de maîtrise et techniciens (plafond 4 mois), dès 5 ans pour les cadres (plafond 6 mois). Mise à la retraite : allocation au moins égale à l'indemnité conventionnelle de licenciement.
Situation
Convention
Précisions
Départ volontaire, employés, ouvriers, agents de maîtrise et techniciens (dès 10 ans d'ancienneté)
2/20e de mois par année jusqu'à 10 ans, 3/20e de mois par année après 10 ans
Plafond de 4 mois. Salaire « plein tarif ».
Départ volontaire, cadres (dès 5 ans de présence)
2/20e de mois jusqu'à 10 ans, 3/20e de plus de 10 à 20 ans, 5/20e au-delà de 20 ans
Plafond de 6 mois. Salaire « plein tarif ».
Mise à la retraite, toutes catégories
Au moins l'indemnité conventionnelle de licenciement
Prévenance égale au préavis pour les non-cadres, de 6 mois pour les cadres.
Conditions : À sa demande, l'employeur indique au salarié le montant de ses droits selon qu'il part ou qu'il est mis à la retraite, ainsi que les conséquences fiscales et sociales de chaque option.
Les annexes maîtrise et cadres reprennent la même règle pour la mise à la retraite : au moins l'indemnité de licenciement de l'annexe. Le simulateur du ministère du Travail ne prévoit pas de règle conventionnelle pour le départ à la retraite dans cette convention.
Absences payées pour événements familiaux, comptées en jours ouvrés, pour la plupart sans condition d'ancienneté, avec des droits supplémentaires après 1 an d'ancienneté.
À noter : Minima légaux applicables, en jours ouvrables (L3142-4) : décès d'un enfant 12, ou 14 s'il avait moins de 25 ans ou était parent ; annonce du handicap d'un enfant 10 ; conclusion d'un Pacs, non prévue par la convention, 4.
Événement
Convention
Précisions
Code du travail
Décès du conjoint ou du partenaire de Pacs
5 jours ouvrés
Sans condition d'ancienneté.
3 jours
Décès d'un enfant
5 jours ouvrés
Sans condition d'ancienneté.
12 jours (14 avant 25 ans ou si l'enfant était lui-même parent)
Décès du père ou de la mère
3 jours ouvrés
Sans condition d'ancienneté.
3 jours
Décès d'un frère ou d'une sœur
3 jours ouvrés
Sans condition d'ancienneté.
3 jours
Décès d'un beau-parent
3 jours ouvrés
Sans condition d'ancienneté.
3 jours
Décès d'un beau-fils ou d'une belle-fille
3 jours ouvrés
Sans condition d'ancienneté.
aucun, sauf personne à charge de moins de 25 ans : 14 jours
Décès d'un grand-parent du salarié ou de son conjoint, d'un beau-frère, d'une belle-sœur, d'un petit-enfant
1 jour ouvré
Sans condition d'ancienneté.
aucun
Mariage du salarié
4 jours ouvrés
Sans condition d'ancienneté. Après 1 an d'ancienneté : 1 semaine, qui remplace les 4 jours ouvrés (lecture retenue, le texte ne précise pas l'articulation).
4 jours
Conclusion d'un Pacs du salarié
non prévu par la convention
Minimum légal : 4 jours ouvrables (L3142-4).
4 jours
Naissance ou arrivée d'un enfant placé en vue d'adoption
3 jours ouvrés
Quel que soit le nombre d'enfants. Non cumulable avec le congé de maternité pour le même enfant.
3 jours
Mariage d'un enfant
1 jour ouvré
Sans condition d'ancienneté. Après 1 an : 2 jours ouvrés pour le mariage d'un descendant.
1 jour
Annonce de la survenue d'un handicap chez un enfant
2 jours ouvrés
Sans condition d'ancienneté.
10 jours
Mariage d'un frère ou d'une sœur
1 jour ouvré
Après 1 an d'ancienneté.
aucun
Baptême, communion solennelle d'un enfant ou équivalent
1 jour ouvré
Après 1 an d'ancienneté.
·
Obsèques à plus de 500 km du domicile
1 jour supplémentaire sans solde
La veille ou le lendemain de l'événement.
·
Enfant de moins de 12 ans hospitalisé ou en convalescence après hospitalisation
5 jours ouvrés payés par année civile
Sur certificat médical, fractionnables en heures, quel que soit le nombre d'enfants. Non cumulables entre parents salariés de la même entreprise.
3 jours par an non rémunérés, 5 dans certains cas (L1225-61)
Enfant malade de moins de 16 ans
5 jours ouvrés non rémunérés
Fractionnables en heures, à récupérer sauf impossibilité d'organisation. Non cumulables entre parents salariés de la même entreprise.
3 jours par an non rémunérés, 5 dans certains cas (L1225-61)
Conditions : Sur justificatif, au moment de l'événement. Pas de retenue de salaire ; absences assimilées à du travail effectif pour les congés payés. Jour ouvré : jour normalement travaillé par le salarié. Droits ouverts aux concubins et partenaires de PACS sur justificatif.
Mariage du salarié : la convention prévoit 4 jours ouvrés sans condition d'ancienneté et « 1 semaine » après 1 an, sans dire si la semaine remplace ou complète les 4 jours. Par analogie avec le mariage d'un enfant (1 jour, puis 2 après 1 an), la semaine est lue comme remplaçant les 4 jours. La conclusion d'un Pacs n'est pas visée par l'article 7.5 : le minimum légal de 4 jours ouvrables s'applique. Décès du conjoint ou d'un enfant : disposition étendue sous réserve des articles L3142-4 et L3142-1-1.
Colonne Code du travail : minimums en jours ouvrables des articles L3142-4 et L3142-1-1, et congé non rémunéré pour enfant malade de l'article L1225-61 ; « aucun » : pas de congé légal pour cet événement ; « · » : événement hors de ces articles. Si la convention prévoit moins que le minimum légal pour un événement, c'est le minimum légal qui s'applique. Jours ouvrés : du lundi au vendredi en général ; jours ouvrables : du lundi au samedi hors jours fériés chômés. Simulez le minimum légal avec le calculateur de congés pour événements familiaux.
Après 1 an de présence (1 mois en cas d'accident du travail ou de maladie professionnelle), l'employeur maintient tout ou partie de la rémunération nette, pendant une durée qui dépend de la catégorie et de l'ancienneté. Pour les employés, ouvriers, agents de maîtrise et techniciens, le complément est versé à partir du 8e jour d'arrêt, sauf exceptions. La durée totale indemnisée s'apprécie sur 12 mois glissants.
À noter : Plusieurs durées sont inférieures aux durées légales, que la convention réserve et qui restent un minimum : 60 jours de 1 à 5 ans, 80 de 6 à 10 ans, 100 de 11 à 15 ans, puis 10 de plus par 5 ans (D1226-1, D1226-2).
Situation
Convention
Précisions
Employés et ouvriers, 1 à 5 ans de présence
100 % pendant 30 jours puis 90 % pendant 15 jours
Maintien de la rémunération nette.
Employés et ouvriers, 5 à 10 ans
100 % pendant 35 jours puis 90 % pendant 40 jours
Employés et ouvriers, 10 à 15 ans
100 % pendant 90 jours
Employés et ouvriers, 15 à 20 ans
100 % pendant 90 jours puis 60 % pendant 30 jours
Employés et ouvriers, plus de 20 ans
100 % pendant 120 jours puis 65 % pendant 60 jours
Agents de maîtrise et techniciens, 1 à 5 ans
100 % pendant 55 jours
Durées augmentées en cas d'accident du travail.
Agents de maîtrise et techniciens, 5 à 10 ans
100 % pendant 75 jours
Agents de maîtrise et techniciens, 10 à 15 ans
100 % pendant 90 jours
Agents de maîtrise et techniciens, 15 à 20 ans
100 % pendant 105 jours
Agents de maîtrise et techniciens, 20 à 25 ans
100 % pendant 125 jours
Agents de maîtrise et techniciens, 25 à 30 ans
100 % pendant 135 jours
Agents de maîtrise et techniciens, plus de 30 ans
100 % pendant 160 jours
Cadres, jusqu'à 5 ans de présence
100 % pendant 90 jours
Durées augmentées en cas d'accident du travail.
Cadres, 5 à 10 ans
100 % pendant 120 jours
Cadres, après 10 ans
100 % pendant 150 jours
Cadres, après 30 ans
100 % pendant 155 jours
Conditions : 1 an de présence (1 mois en cas d'accident du travail ou de maladie professionnelle). Pour les non-cadres, complément versé à partir du 8e jour d'arrêt ; ces 7 jours de carence ne s'appliquent pas en cas d'hospitalisation, d'arrêt de plus de 2 mois, d'accident du travail ou de maladie professionnelle. Complément calculé sous déduction des indemnités journalières de Sécurité sociale et de prévoyance.
Durées légales (D1226-1, D1226-2) : dès 1 an d'ancienneté, 30 jours à 90 % puis 30 jours aux deux tiers de la rémunération brute, chaque période étant allongée de 10 jours par tranche de 5 ans d'ancienneté au-delà de la première année, dans la limite de 90 jours chacune (60 jours au total de 1 à 5 ans, 80 de 6 à 10 ans, 100 de 11 à 15 ans). Elles dépassent les durées conventionnelles des employés et ouvriers jusqu'à 15 ans d'ancienneté, des agents de maîtrise et techniciens à toute ancienneté, et des cadres après 30 ans. La convention s'applique « sous réserve des dispositions légales et réglementaires » : le salarié ne peut percevoir moins que l'indemnisation légale. L'annexe des cadres ne prévoit ni carence ni versement à partir du 8e jour, contrairement aux annexes des non-cadres. Les durées majorées en cas d'accident du travail ne sont pas détaillées ici.
Ce que prévoient les accords de la branche Commerce alimentaire en vigueur au 20 octobre 2026. Les taux de cotisation, les niveaux de garanties et les organismes recommandés changent par avenant : consultez les textes cités.
Complémentaire santé (mutuelle)
Rien au niveau de la branche
Aucun texte en vigueur de la convention collective du commerce de détail et de gros à prédominance alimentaire n'organise un régime de complémentaire santé de branche. La convention mentionne seulement les régimes santé mis en place dans les entreprises.
Prévoyance
Prévu par la branche
Le titre XIII de la convention collective organise un régime de prévoyance des salariés non cadres ayant 1 an d'ancienneté : capital décès avec double effet, invalidité absolue et définitive, frais d'obsèques, rente éducation et rente d'invalidité. Il ne prévoit pas de garantie d'incapacité temporaire de travail ni de régime pour les cadres.
Salariés couverts
Salariés non cadres (ne relevant pas de l'article 2.1 de l'ANI du 17 novembre 2017, soit hors niveaux 7 à 9) ayant 1 an d'ancienneté dans l'entreprise, quelle que soit la nature de leur contrat de travail.
Salariés couvertsLe régime bénéficie à l'ensemble des salariés non cadres ayant 1 an d'ancienneté, quel que soit leur contrat. Sont cadres, et donc exclus, les salariés relevant de l'article 2.1 de l'ANI du 17 novembre 2017 (niveaux 7 à 9). Les salariés cotisent à partir de ce même seuil d'ancienneté.
Nature des garantiesLe régime verse un capital en cas de décès, qui peut être anticipé en cas d'invalidité absolue et définitive, et un capital aux enfants en cas de décès ultérieur du conjoint (double effet). S'y ajoutent une indemnité pour frais d'obsèques, une rente éducation aux enfants à charge et une rente d'invalidité.
Organisme désigné et régimes d'entreprise existantsLe texte de branche désigne un organisme assureur auprès duquel les entreprises doivent affilier leurs salariés. Une entreprise déjà couverte à la date d'effet du régime pouvait conserver son contrat s'il garantit les mêmes risques à un niveau strictement supérieur, apprécié risque par risque. Le régime s'applique quel que soit l'effectif.
Après 1 an d'ancienneté, prime annuelle égale à 100 % du salaire mensuel de base de novembre, sauf absences autres que celles prévues par le texte. Une prime d'entreprise de même nature (13e mois, gratification) en tient lieu si elle est au moins égale ; sinon, l'entreprise complète.
Chaque fonction est évaluée sur cinq critères classants, pour un total de 100 à 600 points, qui donne un niveau de 1 à 9. Une période d'accueil dans la fonction, de 6 mois à 2 ans selon le niveau, est prise en compte dans la grille des minima.
Protection contre le licenciement pendant la maladie
En cas d'absence prolongée pour maladie non professionnelle, un licenciement motivé par la nécessité d'un remplacement définitif ne peut intervenir avant 4 mois si le salarié a 6 mois de présence ; ce délai augmente avec l'ancienneté.
Codes APE dont une part importante des salariés relève de la convention Commerce alimentaire, d'après les données de la Dares au 31 décembre 2024. Le code APE n'est qu'un indice : la convention applicable dépend de l'activité principale réellement exercée.
Quelle est la durée de la période d'essai dans la convention collective Commerce alimentaire ?+
La période d'essai dure 2 mois pour les employés et ouvriers, 3 mois pour les agents de maîtrise et techniciens, 4 mois pour les cadres. Seuls les agents de maîtrise, les techniciens et les cadres peuvent voir leur essai renouvelé. Pour les cadres, la durée de 6 mois par accord particulier dépasse le maximum légal impératif de 4 mois (L1221-19, L1221-22) et ne s'applique pas ; renouvellement compris, 8 mois au plus (L1221-21).
Quel est le préavis de démission dans la convention collective Commerce alimentaire ?+
Le préavis de démission est de 1 mois pour les employés et ouvriers, 2 mois pour les agents de maîtrise et techniciens, 3 mois pour les cadres.
Quel est le préavis de licenciement dans la convention collective Commerce alimentaire ?+
Le préavis de licenciement est de 1 mois pour les employés et ouvriers, porté à 2 mois à partir de 2 ans d'ancienneté ; 2 mois pour les agents de maîtrise et techniciens ; 3 mois pour les cadres. Le préavis légal s'applique s'il est plus favorable au salarié.
Comment est calculée l'indemnité de licenciement dans la convention collective Commerce alimentaire ?+
Indemnité due dès 8 mois d'ancienneté ininterrompue, sauf faute grave ou lourde ou force majeure. Employés, ouvriers, agents de maîtrise et techniciens : 1/4 de mois par année jusqu'à 10 ans, 1/3 de mois par année à partir de 10 ans. Cadres : 1/4 de mois par année jusqu'à 5 ans de présence, puis barème propre de 3/10, 4/10 et 5/10 de mois par tranche, plafonné à 12 mois. Le salarié perçoit la plus élevée de l'indemnité conventionnelle et de l'indemnité légale.
Quels congés pour événements familiaux prévoit la convention collective Commerce alimentaire ?+
Absences payées pour événements familiaux, comptées en jours ouvrés, pour la plupart sans condition d'ancienneté, avec des droits supplémentaires après 1 an d'ancienneté. Décès du conjoint ou du partenaire de Pacs : 5 jours ouvrés. Décès d'un enfant : 5 jours ouvrés. Décès du père ou de la mère : 3 jours ouvrés. Décès d'un frère ou d'une sœur : 3 jours ouvrés. Décès d'un beau-parent : 3 jours ouvrés. Décès d'un beau-fils ou d'une belle-fille : 3 jours ouvrés. Minima légaux applicables, en jours ouvrables (L3142-4) : décès d'un enfant 12, ou 14 s'il avait moins de 25 ans ou était parent ; annonce du handicap d'un enfant 10 ; conclusion d'un Pacs, non prévue par la convention, 4. Le minimum du Code du travail s'applique si la convention prévoit moins.
Le salaire est-il maintenu en cas d'arrêt maladie dans la convention collective Commerce alimentaire ?+
Après 1 an de présence (1 mois en cas d'accident du travail ou de maladie professionnelle), l'employeur maintient tout ou partie de la rémunération nette, pendant une durée qui dépend de la catégorie et de l'ancienneté. Pour les employés, ouvriers, agents de maîtrise et techniciens, le complément est versé à partir du 8e jour d'arrêt, sauf exceptions. La durée totale indemnisée s'apprécie sur 12 mois glissants. Plusieurs durées sont inférieures aux durées légales, que la convention réserve et qui restent un minimum : 60 jours de 1 à 5 ans, 80 de 6 à 10 ans, 100 de 11 à 15 ans, puis 10 de plus par 5 ans (D1226-1, D1226-2).
La convention collective Commerce alimentaire prévoit-elle une mutuelle obligatoire ?+
Aucun texte en vigueur de la convention collective du commerce de détail et de gros à prédominance alimentaire n'organise un régime de complémentaire santé de branche. La convention mentionne seulement les régimes santé mis en place dans les entreprises. Dans tous les cas, l'employeur doit proposer une complémentaire santé collective et en financer au moins la moitié (article L911-7 du Code de la sécurité sociale).
Quelle prévoyance prévoit la convention collective Commerce alimentaire ?+
Le titre XIII de la convention collective organise un régime de prévoyance des salariés non cadres ayant 1 an d'ancienneté : capital décès avec double effet, invalidité absolue et définitive, frais d'obsèques, rente éducation et rente d'invalidité. Il ne prévoit pas de garantie d'incapacité temporaire de travail ni de régime pour les cadres. Salariés couverts : Salariés non cadres (ne relevant pas de l'article 2.1 de l'ANI du 17 novembre 2017, soit hors niveaux 7 à 9) ayant 1 an d'ancienneté dans l'entreprise, quelle que soit la nature de leur contrat de travail. Garanties : décès, double effet, invalidité absolue et définitive, frais d'obsèques, rente éducation, invalidité. Pour les cadres, l'accord national interprofessionnel du 17 novembre 2017 impose en outre une cotisation patronale de 1,50 % de la tranche 1.
Méthode : texte intégral de la convention issu de la base KALI de la DILA, contrôlé avec les règles publiées par le ministère du Travail pour les simulateurs de code.travail.gouv.fr, puis relu article par article. Code du travail : version en vigueur, base LEGI de la DILA. Une erreur ? Écrivez à contact@agentrh.ai.
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