Convention collective Syntec, IDCC 1486.

Entreprises dont l'activité principale (code APE) relève du numérique, de l'ingénierie, du conseil et de l'évènementiel : édition de logiciels, services informatiques, conseil de gestion, ingénierie, études de marché, traduction, organisation de salons et congrès, etc. Cette fiche reprend les règles de la convention en vigueur au 21 octobre 2026 : période d'essai, préavis, indemnités, congés familiaux et maladie, avec pour chacune l'article de la convention et le minimum prévu par le Code du travail.

L'essentiel

Les ETAM sont classés par coefficient (240 à 500, le coefficient 230 ayant été supprimé) et les ingénieurs et cadres par position et coefficient (95 à 270).

Période d'essai
2 mois (ETAM coefficients 240 à 250), 3 mois (ETAM 275 à 500), 4 mois (ingénieurs et cadres), renouvelable une fois pour la même durée.
Préavis de démission
ETAM : 1 mois avant 2 ans d'ancienneté, 2 mois au-delà ou dès l'embauche aux coefficients 400 à 500. Ingénieurs et cadres : 3 mois.
Préavis de licenciement
ETAM : 1 mois avant 2 ans d'ancienneté, 2 mois au-delà ou dès l'embauche aux coefficients 400 à 500. Ingénieurs et cadres : 3 mois.
Heures pour recherche d'emploi
6 jours ouvrés par mois de préavis, payés en licenciement, non payés en démission ; 2 heures par jour ouvré après rupture d'essai.
Indemnité de licenciement
ETAM 1/4 de mois par an, 1/3 sur toutes les années après 10 ans ; cadres 1/3 dès 2 ans ; chargés d'enquête : légal si supérieur.
Indemnité de départ à la retraite
Départ volontaire : 1 mois à 5 ans, puis 1/5 de mois par année supplémentaire. Mise à la retraite : au moins l'indemnité de licenciement conventionnelle.
Congés pour événements familiaux
Jours ouvrés : mariage ou Pacs 4, naissance 3, décès d'un enfant 12 à 14 ; handicap d'un enfant 10 jours ouvrables (loi).
Maladie et maintien de salaire
Après 1 an : cadres 90 jours à 100 % ; ETAM 90 jours, dont 30 à 100 % (60 après 5 ans), reste à 80 %.
Mutuelle et prévoyance
Complémentaire santé de branche : oui. Prévoyance de branche : oui.

Simuler le préavis et l'indemnité de licenciement

Indiquez la catégorie et l'ancienneté du salarié : le simulateur applique la convention Syntec, la compare au Code du travail et retient la règle la plus favorable. Les calculs restent dans votre navigateur.

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Simulation indicative, selon le motif choisi (à défaut, licenciement pour motif personnel), hors faute grave ou lourde et hors inaptitude. Un accord d'entreprise ou le contrat de travail peut prévoir plus favorable. Elle ne constitue pas un conseil juridique.

    Grille des salaires

    Les salaires minima de la convention Syntec en vigueur en 2026, niveau par niveau, comparés au SMIC du 1er juin 2026, avec le texte applicable et son état d'extension.

    Période d'essai

    Durée maximale de 2, 3 ou 4 mois selon le coefficient, renouvelable une fois pour la même durée. Le renouvellement est exceptionnel et exige l'accord écrit des deux parties.

    SituationConventionPrécisions
    ETAM, coefficients 240 à 2502 moisrenouvelable pour 2 mois maximum
    ETAM, coefficients 275 à 5003 moisrenouvelable pour 3 mois maximum
    Ingénieurs et cadres, coefficients 95 à 2704 moisrenouvelable pour 4 mois maximum
    Chargés d'enquête intermittents à garantie annuelle1 moisPas d'essai, sauf clause expresse du contrat. Si l'employeur propose ce contrat à un enquêteur qui ne remplit pas les conditions d'accès de l'annexe (enquêtes régulières, 9 bulletins de salaire sur 12, rémunération annuelle minimale), un essai de 1 mois, renouvelable une fois, s'applique d'office.
    Délai de prévenance, rupture par l'employeur24 heures à 6 semaines24 h (moins de 8 jours de présence), 48 h (8 jours à 1 mois), 2 semaines (1 à 3 mois), 1 mois (3 à 6 mois), 6 semaines (6 à 8 mois)
    Délai de prévenance, rupture par le salarié24 ou 48 heures24 h jusqu'à 1 mois de présence, 48 h au-delà

    Conditions : L'essai et son renouvellement doivent figurer expressément dans la proposition d'embauche ou le contrat. Renouvellement exceptionnel, avec l'accord écrit du salarié et de l'employeur.

    Borne basse : coefficient 240, l'avenant n° 2 du 27 octobre 2022 ayant supprimé le coefficient 230 encore cité à l'article 3.4. Renouvellement compris (4 mois pour les ETAM 240 à 250, 6 mois pour les ETAM 275 à 500, 8 mois pour les cadres), les durées respectent les maxima légaux (L1221-19 et L1221-21). Le délai de prévenance ne prolonge pas l'essai.

    Sources : Article 3.4 · Article 3.4 (NOTA) · Article 8 de l'avenant n° 2 du 27 octobre 2022 · Article 1er de l'avenant n° 2 du 29 septembre 2022 · Article 3, Annexe IV Enquêteurs (accord du 16 décembre 1991)

    Préavis de démission

    Même durée qu'en cas de licenciement : 1 ou 2 mois pour les ETAM selon l'ancienneté et le coefficient, 3 mois pour les ingénieurs et cadres.

    SituationConventionPrécisions
    ETAM, moins de 2 ans d'ancienneté1 moiscoefficients inférieurs à 400
    ETAM, plus de 2 ans d'ancienneté2 moiscoefficients inférieurs à 400 ; cas d'une ancienneté d'exactement 2 ans non prévu
    ETAM, coefficients 400, 450 et 5002 moisquelle que soit l'ancienneté
    Ingénieurs et cadres3 moisquelle que soit l'ancienneté
    Chargés d'enquête intermittents à garantie annuelle1 mois

    Conditions : Les parties peuvent convenir d'une durée plus longue ou plus courte.

    Le texte distingue « moins de 2 ans » et « plus de 2 ans » sans fixer le cas d'un ETAM (coefficient inférieur à 400) ayant exactement 2 ans d'ancienneté. Le simulateur du ministère du Travail retient alors 1 mois en démission.

    Sources : Article 4.2 · Article 21, Annexe IV Enquêteurs (accord du 16 décembre 1991)

    Préavis de licenciement

    ETAM : 1 mois avant 2 ans d'ancienneté, 2 mois au-delà ou dès l'embauche aux coefficients 400 à 500. Ingénieurs et cadres : 3 mois.

    SituationConventionPrécisions
    ETAM, moins de 2 ans d'ancienneté1 moiscoefficients inférieurs à 400
    ETAM, plus de 2 ans d'ancienneté2 moiscoefficients inférieurs à 400 ; cas d'une ancienneté d'exactement 2 ans non prévu
    ETAM, coefficients 400, 450 et 5002 moisquelle que soit l'ancienneté
    Ingénieurs et cadres3 moisquelle que soit l'ancienneté
    Chargés d'enquête intermittents à garantie annuelle1 mois avant 2 ans d'ancienneté, 2 mois à partir de 2 ans

    Conditions : Pas de préavis en cas de faute grave ou lourde, ni en cas d'impossibilité de reclassement après une inaptitude d'origine non professionnelle. Le salarié licencié qui trouve un nouvel emploi peut partir avant la fin du préavis.

    Le texte distingue « moins de 2 ans » et « plus de 2 ans » sans viser l'ancienneté d'exactement 2 ans. L'article L1234-1 du code du travail impose alors un préavis de licenciement de 2 mois, durée que retient aussi le simulateur du ministère du Travail.

    Sources : Article 4.2 · Article 4.4 · Article 21, Annexe IV Enquêteurs (accord du 16 décembre 1991)

    Heures pour recherche d'emploi

    6 jours ouvrés par mois de préavis, rémunérés en cas de licenciement, non rémunérés en cas de démission. Après rupture de la période d'essai : 2 heures par jour ouvré.

    SituationConventionPrécisions
    Licenciement6 jours ouvrés par moissans réduction de rémunération ; aucune indemnité si les heures ne sont pas prises
    Démission6 jours ouvrés par moisnon rémunérés
    Rupture de la période d'essai2 heures par jour ouvréentre la notification et le départ ; non rémunérées si le salarié rompt l'essai

    Conditions : Absences prises en principe par demi-journée, fixées pour moitié par l'employeur et pour moitié par le salarié, chacun informant l'autre à l'avance.

    Sources : Article 4.3 · Article 3.4

    Indemnité de licenciement

    Due dès 8 mois d'ancienneté ininterrompue. ETAM : 1/4 de mois par année de présence jusqu'à 10 ans d'ancienneté ; au-delà de 10 ans, 1/3 de mois pour chaque année de présence. Ingénieurs et cadres : 1/4 de mois par année avant 2 ans ; à partir de 2 ans, 1/3 de mois pour chaque année de présence. Pas de plafond.

    À noter : Chargés d'enquête : l'indemnité légale est due dès 8 mois d'ancienneté (L1234-9), et le plafond de 7 mois la rend supérieure à la conventionnelle après 23 ans et demi environ (à 30 ans : 9,17 mois contre 7).

    SituationConventionPrécisions
    ETAM, ancienneté de 10 ans au plus1/4 de mois par année de présenceappliqué à toute l'ancienneté
    ETAM, ancienneté de plus de 10 ans1/3 de mois par année de présenceappliqué à toute l'ancienneté, dès la 1re année
    Ingénieurs et cadres, ancienneté inférieure à 2 ans1/4 de mois par année de présencedès 8 mois d'ancienneté
    Ingénieurs et cadres, ancienneté de 2 ans ou plus1/3 de mois par année de présenceappliqué à toute l'ancienneté
    Chargés d'enquête intermittents à garantie annuelle1/5 de 2/12 des rémunérations des 12 derniers mois par année de présenceaprès 2 ans d'ancienneté ; plafond de 7 mois de salaire ; non due en cas de faute grave
    Salaire de référence1/12 de la rémunération des 12 derniers moisprimes contractuelles incluses ; majorations pour heures supplémentaires et indemnités de déplacement ou de détachement exclues
    Années incomplètesprorata des mois de présence

    Conditions : Au moins 8 mois d'ancienneté ininterrompue (2 ans pour les chargés d'enquête intermittents à garantie annuelle). Non due en cas de faute grave ou lourde. Le taux atteint (ETAM : plus de 10 ans ; ingénieurs et cadres : 2 ans ou plus) s'applique à toutes les années de présence, le texte visant « chaque année de présence ». L'employeur verse le plus élevé des deux montants, conventionnel ou légal.

    Règles issues de l'avenant n° 46, applicables aux ruptures notifiées depuis le 1er mai 2023 ; les licenciements antérieurs relèvent des anciennes règles, avec plafonds. Pour les chargés d'enquête, la condition de 2 ans d'ancienneté est moins favorable que la condition légale de 8 mois (L1234-9). Chargés d'enquête : avec le plafond de 7 mois de salaire (lecture retenue), l'indemnité conventionnelle devient inférieure à l'indemnité légale après 23 ans et demi d'ancienneté environ (à 30 ans : 7 mois contre 9,17 mois), et c'est alors l'indemnité légale qui est due.

    Lecture retenue, identique à celle du simulateur du ministère du Travail : au-delà de 10 ans pour les ETAM, et dès 2 ans pour les ingénieurs et cadres, le taux de 1/3 de mois s'applique à chaque année de présence depuis l'entrée, et non aux seules années suivantes.

    Exemples de calcul

    AnciennetéETAMIngénieurs et cadresChargés d'enquête intermittents à garantie annuelleCode du travail
    5 ans1,25 mois1,67 mois2 mois1,25 mois
    10 ans2,5 mois3,33 mois4 mois2,5 mois
    20 ans6,67 mois6,67 mois7 mois5,83 mois
    30 ans10 mois10 mois7 mois9,17 mois

    Montants en mois de salaire de référence, pour un licenciement hors faute grave, hors majorations ou minorations liées à l'âge. En vert : montant conventionnel supérieur à l'indemnité légale. Pour un calcul en euros au minimum légal, utilisez le calculateur d'indemnité de licenciement.

    Sources : Article 4.5 · Article 23, Annexe IV Enquêteurs (accord du 16 décembre 1991) · Article 24, Annexe IV Enquêteurs (accord du 16 décembre 1991)

    Indemnité de départ à la retraite

    Départ volontaire : 1 mois de salaire à 5 ans révolus, plus 1/5 de mois par année supplémentaire à partir de la 6e année. Mise à la retraite : au moins l'indemnité conventionnelle de licenciement.

    SituationConventionPrécisions
    Départ volontaire, 5 ans révolus1 mois
    Départ volontaire, au-delà de 5 ans+ 1/5 de mois par annéepour chaque année d'ancienneté à compter de la 6e année
    Mise à la retraiteau moins l'indemnité conventionnelle de licenciementquel que soit l'âge du salarié
    Salaire de référence1/12 de la rémunération des 12 derniers moismêmes éléments que pour l'indemnité de licenciement

    Conditions : Préavis de départ volontaire : 1 mois jusqu'à 2 ans d'ancienneté, 2 mois à partir de 2 ans. Mise à la retraite possible entre 65 et 69 ans avec l'accord du salarié, et à l'initiative de l'employeur à partir de 70 ans, avec un préavis de 4 mois.

    Le texte ne fixe pas d'indemnité de départ volontaire avant 5 ans d'ancienneté.

    Sources : Article 4.8 · Article 4.6

    Congés pour événements familiaux

    Absences rémunérées, en jours ouvrés pour la plupart, non déductibles des congés. Règles issues de l'avenant n° 49 du 22 octobre 2025, en vigueur depuis le 1er mai 2026.

    À noter : Pour l'annonce d'un handicap, d'une pathologie chronique ou d'un cancer chez un enfant, les 5 jours conventionnels sont inférieurs au minimum légal de 10 jours ouvrables, qui s'applique depuis le 14 juin 2026 (L3142-4).

    ÉvénementConventionPrécisionsCode du travail
    Mariage ou Pacs du salarié4 jours ouvrés4 jours
    Mariage d'un enfant1 jour ouvré1 jour
    Naissance3 jours ouvrés consécutifsà partir du jour de la naissance ou du premier jour ouvré suivant, au choix du salarié3 jours
    Adoption3 jours ouvrés consécutifsdans les 7 jours avant l'arrivée de l'enfant, le jour même ou le premier jour ouvré suivant3 jours
    Maladie ou accident d'un enfant (certificat médical)3 jours ouvrables non rémunérés5 jours si l'enfant a moins d'un an ou si le salarié assume la charge d'au moins 3 enfants de moins de 16 ans3 jours par an non rémunérés, 5 dans certains cas (L1225-61)
    Annonce d'un handicap, d'une pathologie chronique ou d'un cancer chez un enfant5 jours ouvrablesminimum légal : 10 jours ouvrables depuis le 14 juin 2026 (L3142-4)10 jours
    Interruption spontanée de grossesse avant 22 semaines d'aménorrhée2 jourspour la salariée, et pour son conjoint, partenaire ou concubin salarié de la branche ; certificat médical sous 15 jours ; salaire maintenu·
    Obsèques du conjoint, partenaire de Pacs ou concubin3 jours ouvrés3 jours
    Obsèques d'un enfant ou d'une personne à charge de moins de 25 ans14 jours ouvréségalement 14 jours si l'enfant était lui-même parent14 jours
    Obsèques d'un enfant de plus de 25 ans12 jours ouvrés12 jours (14 si l'enfant était lui-même parent)
    Obsèques du père, de la mère, d'un frère ou d'une sœur, du beau-père ou de la belle-mère3 jours ouvrés3 jours
    Obsèques d'un grand-parent ou d'un arrière-grand-parent2 jours ouvrésAscendants autres que le père et la mère.aucun
    Congé de deuil (enfant ou personne à charge de moins de 25 ans)8 jours ouvrablesà prendre dans l'année suivant le décès, fractionnable8 jours

    Conditions : Pas de condition d'ancienneté. Absences sans réduction de salaire, sauf maladie ou accident d'un enfant (non rémunérés). Mêmes autorisations d'absence pour les chargés d'enquête (annexe IV, article 72).

    Avenant n° 49 étendu. Annonce d'un handicap, d'une pathologie chronique ou d'un cancer chez un enfant : 5 jours ouvrables dans la convention, mais 10 jours ouvrables au minimum légal depuis le 14 juin 2026 (L3142-4). L'avenant ajoute un complément employeur au congé de paternité : jusqu'à 100 % du salaire de base après 1 an d'ancienneté, dans la limite de la valeur journalière du plafond de la sécurité sociale.

    Colonne Code du travail : minimums en jours ouvrables des articles L3142-4 et L3142-1-1, et congé non rémunéré pour enfant malade de l'article L1225-61 ; « aucun » : pas de congé légal pour cet événement ; « · » : événement hors de ces articles. Si la convention prévoit moins que le minimum légal pour un événement, c'est le minimum légal qui s'applique. Jours ouvrés : du lundi au vendredi en général ; jours ouvrables : du lundi au samedi hors jours fériés chômés. Simulez le minimum légal avec le calculateur de congés pour événements familiaux.

    Sources : Article 5.7 · Article 2 de l'avenant n° 49 · Article 2, Accord du 13 décembre 2022 relatif à l'interruption spontanée de grossesse · Article 72, Annexe IV Enquêteurs (accord du 16 décembre 1991)

    Maladie et maintien de salaire

    Après 1 an d'ancienneté, maintien de salaire dès le 1er jour d'absence, sans carence, dans la limite de 90 jours sur 12 mois consécutifs. Au-delà de 90 jours d'arrêt, la prévoyance de branche prend le relais à 80 % du salaire brut.

    SituationConventionPrécisions
    ETAM, plus d'1 an et moins de 5 ans d'ancienneté30 jours à 100 % puis 60 jours à 80 %du salaire brut
    ETAM, plus de 5 ans d'ancienneté60 jours à 100 % puis 30 jours à 80 %du salaire brut
    Ingénieurs et cadres, plus d'1 an d'ancienneté90 jours à 100 %du salaire brut
    Au-delà de 90 jours d'arrêt (prévoyance)80 % du salaire brutcomplément des indemnités journalières après 90 jours consécutifs, jusqu'au classement en invalidité, salariés de plus d'1 an d'ancienneté

    Conditions : Maintien plafonné au salaire net qu'aurait perçu le salarié, hors primes et gratifications, sous déduction des indemnités journalières et des prestations de prévoyance. Droits appréciés sur 12 mois consécutifs. Pas de carence employeur. Si l'ancienneté requise est atteinte pendant l'arrêt, le nouveau taux s'applique aux jours restants.

    Article 9.2 étendu sous réserve des articles L. 1226-1, D. 1226-1 et D. 1226-2 du code du travail : pour une longue ancienneté, les durées légales (plus 10 jours par période de 5 ans) peuvent dépasser celles de la convention. Cas d'un ETAM ayant exactement 5 ans d'ancienneté non prévu. Accidents du travail et maladies professionnelles : même article, sans condition d'ancienneté. Chargés d'enquête : régime propre (annexe IV), non détaillé ici.

    Sources : Article 9.2 · Article 6, Accord du 27 mars 1997 relatif à la prévoyance

    Mutuelle et prévoyance

    Ce que prévoient les accords de la branche Syntec en vigueur au 20 octobre 2026. Les taux de cotisation, les niveaux de garanties et les organismes recommandés changent par avenant : consultez les textes cités.

    Complémentaire santé (mutuelle)

    Prévu par la branche

    L'accord du 7 octobre 2015, plusieurs fois modifié, institue une couverture minimale de branche en complémentaire santé pour tous les salariés. Des organismes assureurs sont recommandés, sans obligation d'y adhérer.

    Salariés couverts
    Tous les salariés des entreprises de la branche, avec extension aux enfants à charge (et au conjoint selon la structure de cotisation choisie par l'entreprise), sous réserve des cas de dispense.
    Part de l'employeur
    Au moins 50 % de la cotisation de la couverture minimum obligatoire.
    • Couverture minimale pour tous les salariésTous les salariés bénéficient de la couverture minimale de branche. Depuis l'avenant n° 8 de 2025, l'entreprise choisit entre deux structures de cotisation, qui étendent la couverture aux enfants à charge ou à l'ensemble de la famille.
    • Au moins 50 % à la charge de l'employeurLa cotisation de la couverture minimum obligatoire est répartie à au moins 50 % pour l'employeur et au plus 50 % pour le salarié.
    • Recommandation non contraignante et solidaritéPlusieurs organismes sont recommandés après mise en concurrence, sans valeur contraignante pour les entreprises. Le régime comporte des garanties à haut degré de solidarité (prévention, aides individuelles).

    Sources : Article 1.1.1, Accord du 7 octobre 2015 relatif à la complémentaire santé · Article 1er, Avenant n° 8 du 14 février 2025 · Article 1.1.5, Accord du 7 octobre 2015 relatif à la complémentaire santé · Article 1.2, Accord du 7 octobre 2015 relatif à la complémentaire santé · Article 1.3, Accord du 7 octobre 2015 relatif à la complémentaire santé

    Prévoyance

    Prévu par la branche

    L'accord du 27 mars 1997 institue un régime minimum obligatoire de prévoyance pour tous les salariés (ETAM, ingénieurs et cadres). Il couvre le décès, la rente éducation, l'incapacité de travail et l'invalidité, et depuis 2026 une assistance aux proches aidants.

    Salariés couverts
    Tous les salariés (employés, techniciens, agents de maîtrise, ingénieurs et cadres), sans sélection médicale, à l'exclusion des enquêteurs vacataires et des bénéficiaires du régime de prévoyance prévu par l'accord du 16 décembre 1991.
    Part de l'employeur
    La part du salarié ne peut excéder 50 % du montant total des cotisations, quel que soit l'organisme assureur.
    Garanties
    décès, invalidité absolue et définitive, rente éducation, incapacité temporaire de travail, invalidité, assistance aux proches aidants
    • Régime minimum obligatoire pour tousLe régime bénéficie à tous les salariés de la branche, sans sélection médicale, à l'exclusion des enquêteurs vacataires et des salariés relevant du régime de prévoyance de l'accord du 16 décembre 1991.
    • Nature des garantiesCapital décès (versé par anticipation en cas d'invalidité absolue et définitive), rente éducation, complément d'indemnités journalières après 90 jours d'arrêt pour les salariés ayant plus d'un an d'ancienneté, rente d'invalidité et assistance aux proches aidants.
    • Financement et choix de l'organismeLa part du salarié ne peut dépasser 50 % de la cotisation totale, quel que soit l'assureur. Le régime de branche est confié à un organisme ; les entreprises déjà couvertes avant l'extension peuvent conserver leur contrat si les garanties sont équivalentes, et les entreprises en création peuvent s'assurer auprès de tout organisme de leur choix.

    Sources : Article 1er, Accord du 27 mars 1997 relatif à la prévoyance · Article 2, Accord du 27 mars 1997 relatif à la prévoyance · Article 3, Accord du 27 mars 1997 relatif à la prévoyance · Article 4, Accord du 27 mars 1997 relatif à la prévoyance · Article 5, Accord du 27 mars 1997 relatif à la prévoyance · Article 6, Accord du 27 mars 1997 relatif à la prévoyance · Article 7, Accord du 27 mars 1997 relatif à la prévoyance · Article 10, Accord du 27 mars 1997 relatif à la prévoyance · Article 6, Avenant n° 8 du 16 décembre 2025 (prévoyance lourde) · Annexe I, article 2 · Article 12, Accord du 27 mars 1997 relatif à la prévoyance · Annexe I, article 1er

    À retenir aussi

    Codes APE les plus fréquents

    Codes APE dont une part importante des salariés relève de la convention Syntec, d'après les données de la Dares au 31 décembre 2024. Le code APE n'est qu'un indice : la convention applicable dépend de l'activité principale réellement exercée.

    Rechercher un autre code APE

    Questions fréquentes

    Quelle est la durée de la période d'essai dans la convention collective Syntec ?

    Durée maximale de 2, 3 ou 4 mois selon le coefficient, renouvelable une fois pour la même durée. Le renouvellement est exceptionnel et exige l'accord écrit des deux parties.

    Quel est le préavis de démission dans la convention collective Syntec ?

    Même durée qu'en cas de licenciement : 1 ou 2 mois pour les ETAM selon l'ancienneté et le coefficient, 3 mois pour les ingénieurs et cadres.

    Quel est le préavis de licenciement dans la convention collective Syntec ?

    ETAM : 1 mois avant 2 ans d'ancienneté, 2 mois au-delà ou dès l'embauche aux coefficients 400 à 500. Ingénieurs et cadres : 3 mois. Le préavis légal s'applique s'il est plus favorable au salarié.

    Comment est calculée l'indemnité de licenciement dans la convention collective Syntec ?

    Due dès 8 mois d'ancienneté ininterrompue. ETAM : 1/4 de mois par année de présence jusqu'à 10 ans d'ancienneté ; au-delà de 10 ans, 1/3 de mois pour chaque année de présence. Ingénieurs et cadres : 1/4 de mois par année avant 2 ans ; à partir de 2 ans, 1/3 de mois pour chaque année de présence. Pas de plafond. Chargés d'enquête : l'indemnité légale est due dès 8 mois d'ancienneté (L1234-9), et le plafond de 7 mois la rend supérieure à la conventionnelle après 23 ans et demi environ (à 30 ans : 9,17 mois contre 7). Le salarié perçoit la plus élevée de l'indemnité conventionnelle et de l'indemnité légale.

    Quels congés pour événements familiaux prévoit la convention collective Syntec ?

    Absences rémunérées, en jours ouvrés pour la plupart, non déductibles des congés. Règles issues de l'avenant n° 49 du 22 octobre 2025, en vigueur depuis le 1er mai 2026. Pour l'annonce d'un handicap, d'une pathologie chronique ou d'un cancer chez un enfant, les 5 jours conventionnels sont inférieurs au minimum légal de 10 jours ouvrables, qui s'applique depuis le 14 juin 2026 (L3142-4). Le minimum du Code du travail s'applique si la convention prévoit moins.

    Le salaire est-il maintenu en cas d'arrêt maladie dans la convention collective Syntec ?

    Après 1 an d'ancienneté, maintien de salaire dès le 1er jour d'absence, sans carence, dans la limite de 90 jours sur 12 mois consécutifs. Au-delà de 90 jours d'arrêt, la prévoyance de branche prend le relais à 80 % du salaire brut.

    La convention collective Syntec prévoit-elle une mutuelle obligatoire ?

    L'accord du 7 octobre 2015, plusieurs fois modifié, institue une couverture minimale de branche en complémentaire santé pour tous les salariés. Des organismes assureurs sont recommandés, sans obligation d'y adhérer. Salariés couverts : Tous les salariés des entreprises de la branche, avec extension aux enfants à charge (et au conjoint selon la structure de cotisation choisie par l'entreprise), sous réserve des cas de dispense. Part de l'employeur : Au moins 50 % de la cotisation de la couverture minimum obligatoire. Dans tous les cas, l'employeur doit proposer une complémentaire santé collective et en financer au moins la moitié (article L911-7 du Code de la sécurité sociale).

    Quelle prévoyance prévoit la convention collective Syntec ?

    L'accord du 27 mars 1997 institue un régime minimum obligatoire de prévoyance pour tous les salariés (ETAM, ingénieurs et cadres). Il couvre le décès, la rente éducation, l'incapacité de travail et l'invalidité, et depuis 2026 une assistance aux proches aidants. Salariés couverts : Tous les salariés (employés, techniciens, agents de maîtrise, ingénieurs et cadres), sans sélection médicale, à l'exclusion des enquêteurs vacataires et des bénéficiaires du régime de prévoyance prévu par l'accord du 16 décembre 1991. Garanties : décès, invalidité absolue et définitive, rente éducation, incapacité temporaire de travail, invalidité, assistance aux proches aidants. Pour les cadres, l'accord national interprofessionnel du 17 novembre 2017 impose en outre une cotisation patronale de 1,50 % de la tranche 1.

    Sources

    Texte en vigueur au 21 octobre 2026 : Convention collective nationale des bureaux d'études techniques, des cabinets d'ingénieurs-conseils et des sociétés de conseils du 15 décembre 1987, sur Légifrance. Les durées et montants de cette page sont des minimums conventionnels : votre contrat de travail ou un accord d'entreprise peut prévoir plus favorable. Ils ne constituent pas un conseil juridique.

    1. Article 3.4
    2. Article 3.4 (NOTA)
    3. Article 8 de l'avenant n° 2 du 27 octobre 2022
    4. Article 1er de l'avenant n° 2 du 29 septembre 2022
    5. Article 3, Annexe IV Enquêteurs (accord du 16 décembre 1991)
    6. Article 4.2
    7. Article 21, Annexe IV Enquêteurs (accord du 16 décembre 1991)
    8. Article 4.4
    9. Article 4.3
    10. Article 4.5
    11. Article 23, Annexe IV Enquêteurs (accord du 16 décembre 1991)
    12. Article 24, Annexe IV Enquêteurs (accord du 16 décembre 1991)
    13. Article 4.8
    14. Article 4.6
    15. Article 5.7
    16. Article 2 de l'avenant n° 49
    17. Article 2, Accord du 13 décembre 2022 relatif à l'interruption spontanée de grossesse
    18. Article 72, Annexe IV Enquêteurs (accord du 16 décembre 1991)
    19. Article 9.2
    20. Article 6, Accord du 27 mars 1997 relatif à la prévoyance
    21. Article 5.1
    22. Article 7.3
    23. Article 3, chapitre II, Accord du 22 juin 1999 relatif à la durée du travail
    24. Article 1.1
    25. Article 1.1.1, Accord du 7 octobre 2015 relatif à la complémentaire santé
    26. Article 1er, Avenant n° 8 du 14 février 2025
    27. Article 1.1.5, Accord du 7 octobre 2015 relatif à la complémentaire santé
    28. Article 1.2, Accord du 7 octobre 2015 relatif à la complémentaire santé
    29. Article 1.3, Accord du 7 octobre 2015 relatif à la complémentaire santé
    30. Article 1er, Accord du 27 mars 1997 relatif à la prévoyance
    31. Article 2, Accord du 27 mars 1997 relatif à la prévoyance
    32. Article 3, Accord du 27 mars 1997 relatif à la prévoyance
    33. Article 4, Accord du 27 mars 1997 relatif à la prévoyance
    34. Article 5, Accord du 27 mars 1997 relatif à la prévoyance
    35. Article 7, Accord du 27 mars 1997 relatif à la prévoyance
    36. Article 10, Accord du 27 mars 1997 relatif à la prévoyance
    37. Article 6, Avenant n° 8 du 16 décembre 2025 (prévoyance lourde)
    38. Annexe I, article 2
    39. Article 12, Accord du 27 mars 1997 relatif à la prévoyance
    40. Annexe I, article 1er

    Méthode : texte intégral de la convention issu de la base KALI de la DILA, contrôlé avec les règles publiées par le ministère du Travail pour les simulateurs de code.travail.gouv.fr, puis relu article par article. Code du travail : version en vigueur, base LEGI de la DILA. Une erreur ? Écrivez à contact@agentrh.ai.

    AgentRH applique votre convention collective et vos accords d'entreprise à chaque question RH, cite l'article et retient la disposition la plus favorable, directement dans Teams.

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