Convention collective Commerce de détail alimentaire, IDCC 1505.
Depuis le 1er janvier 2022 : commerces d'alimentation générale, supérettes et supermarchés de moins de 11 salariés, et commerces de produits biologiques à dominante alimentaire quel que soit l'effectif. Les commerces alimentaires spécialisés (primeurs, crémiers, épiceries fines, cavistes) relèvent désormais d'une autre convention. Cette fiche reprend les règles de la convention en vigueur au 21 octobre 2026 : période d'essai, préavis, indemnités, congés familiaux et maladie, avec pour chacune l'article de la convention et le minimum prévu par le Code du travail.
Onze niveaux de classification : employés E1 à E7, agents de maîtrise AM1 et AM2, cadres C1 et C2.
Période d'essai
1 mois (employés), 2 mois (agents de maîtrise et techniciens), 3 mois (cadres), sans renouvellement prévu.
Préavis de démission
1 mois (employés E1 à E7), 2 mois (agents de maîtrise), 3 mois (cadres), quelle que soit l'ancienneté.
Préavis de licenciement
Employés : 1 mois avant 2 ans d'ancienneté, 2 mois dès 2 ans. Agents de maîtrise : 2 mois. Cadres : 3 mois.
Heures pour recherche d'emploi
Licenciement : 2 heures par jour pendant le préavis, cumulables d'un commun accord. Démission : rien de prévu.
Indemnité de licenciement
Dès 8 mois : 1/4 de mois par année jusqu'à 10 ans, 1/3 de mois par année au-delà (barème identique à la loi).
Indemnité de départ à la retraite
Départ volontaire : dès 2 ans, 1/10 de mois par année, plafond 3 mois. Mise à la retraite : au moins l'indemnité légale de licenciement.
Congés pour événements familiaux
Mariage ou Pacs 4 jours ouvrés, naissance 3, décès d'un parent 3 ; décès d'un enfant 12 ou 14 jours ouvrables, handicap d'un enfant 10 (loi).
Maladie et maintien de salaire
Dès 1 an : 30 jours à 90 % puis 30 à 66,66 %, jusqu'à 90 et 90 jours dès 25 ans.
Mutuelle et prévoyance
Complémentaire santé de branche : oui. Prévoyance de branche : oui.
Simuler le préavis et l'indemnité de licenciement
Indiquez la catégorie et l'ancienneté du salarié : le simulateur applique la convention Commerce de détail alimentaire, la compare au Code du travail et retient la règle la plus favorable. Les calculs restent dans votre navigateur.
Simulation indicative, selon le motif choisi (à défaut, licenciement pour motif personnel), hors faute grave ou lourde et hors inaptitude. Un accord d'entreprise ou le contrat de travail peut prévoir plus favorable. Elle ne constitue pas un conseil juridique.
Grille des salaires
Les salaires minima de la convention Commerce de détail alimentaire en vigueur en 2026, niveau par niveau, comparés au SMIC du 1er juin 2026, avec le texte applicable et son état d'extension.
1 mois pour les employés, 2 mois pour les agents de maîtrise et techniciens, 3 mois pour les cadres. La convention ne prévoit pas de renouvellement.
Situation
Convention
Précisions
Ouvriers et employés (E1 à E7)
1 mois
sans renouvellement
Agents de maîtrise et techniciens (AM1 et AM2)
2 mois
sans renouvellement
Cadres (C1 et C2)
3 mois
sans renouvellement
Absence pendant l'essai
prolongation d'autant
maladie du salarié ou fermeture saisonnière : l'essai est prolongé de la durée de l'absence
Conditions : Durée décomptée de date à date, pour une présence effective. Délais de prévenance : ceux du Code du travail (L1221-25 et L1221-26), auxquels la convention renvoie.
Durées fixées par l'avenant n° 138 du 12 janvier 2021, donc postérieures à la loi du 25 juin 2008 : plus courtes que les maxima légaux, elles s'appliquent (L1221-22). Faute de clause de branche le prévoyant, l'essai ne peut pas être renouvelé (L1221-21).
Préavis de démission identique quelle que soit l'ancienneté : 1 mois pour les employés, 2 mois pour les agents de maîtrise, 3 mois pour les cadres.
Situation
Convention
Précisions
Employés (E1 à E7)
1 mois
quelle que soit l'ancienneté
Agents de maîtrise (AM1 et AM2)
2 mois
quelle que soit l'ancienneté
Cadres (C1 et C2)
3 mois
quelle que soit l'ancienneté
Conditions : Le préavis court à compter de la présentation de la lettre de rupture. Départ immédiat possible par accord amiable, sur demande écrite du salarié, sans indemnité compensatrice.
Dans le tableau de l'article 20, la démission et le licenciement jusqu'à 2 ans d'ancienneté partagent la même colonne de durées ; la seconde colonne vise le licenciement au-delà de 2 ans. Lecture identique à celle du simulateur du ministère du Travail (code.travail.gouv.fr).
Employés : 1 mois jusqu'à 2 ans d'ancienneté, 2 mois au-delà. Agents de maîtrise : 2 mois. Cadres : 3 mois.
À noter : Un employé ayant exactement 2 ans d'ancienneté a droit à 2 mois de préavis (L1234-1), alors que le tableau conventionnel le classe dans la colonne « jusqu'à 2 ans » (1 mois).
Situation
Convention
Précisions
Employés (E1 à E7), jusqu'à 2 ans d'ancienneté
1 mois
Employés (E1 à E7), au-delà de 2 ans d'ancienneté
2 mois
Agents de maîtrise (AM1 et AM2)
2 mois
quelle que soit l'ancienneté
Cadres (C1 et C2)
3 mois
quelle que soit l'ancienneté
Conditions : Hors faute grave ou lourde. L'employeur qui dispense le salarié de préavis le notifie par écrit et verse une indemnité compensatrice. Le salarié qui a trouvé un emploi peut partir avant la fin du préavis avec l'accord de l'employeur, sans être payé pour la période non travaillée.
Les durées de démission et de licenciement jusqu'à 2 ans figurent dans la même colonne du tableau de l'article 20. Pour un employé ayant exactement 2 ans d'ancienneté, le Code du travail impose 2 mois (L1234-1). Travailleur handicapé : préavis légal doublé dans la limite de 3 mois (L5213-9), sans effet pour les cadres déjà à 3 mois.
En cas de licenciement, 2 heures par jour pendant le préavis pour chercher un emploi, prises un jour au choix de l'employeur, le suivant au choix du salarié. Rien n'est prévu en cas de démission.
Situation
Convention
Précisions
Licenciement
2 heures par jour
alternativement au choix de l'employeur et du salarié, cumulables d'un commun accord ; le droit cesse quand le salarié a trouvé un emploi
Démission
non prévu par la convention
Rupture de la période d'essai
non prévu par la convention
Conditions : Le texte ne précise pas si ces heures sont rémunérées.
Disposition placée dans l'article consacré au licenciement. Le simulateur du ministère du Travail (code.travail.gouv.fr) retient aussi 2 heures par jour travaillé en licenciement et rien en démission. Le maintien de la rémunération n'est pas précisé par le texte.
Dès 8 mois d'ancienneté ininterrompue, hors faute grave ou lourde : 1/4 de mois par année jusqu'à 10 ans, puis 1/3 de mois par année au-delà de 10 ans. Barème identique au barème légal.
Situation
Convention
Précisions
Années jusqu'à 10 ans
1/4 de mois par année
tous salariés, dès 8 mois d'ancienneté ininterrompue
Années au-delà de 10 ans
1/3 de mois par année
pour les seules années au-delà de 10 ans
Salaire de référence
1/12 des 12 derniers mois ou 1/3 des 3 derniers mois
formule la plus avantageuse ; primes annuelles ou exceptionnelles proratisées sur 3 mois
Conditions : 8 mois d'ancienneté ininterrompue chez le même employeur. Non due en cas de faute grave ou lourde. Pas de plafond ni de majoration d'âge. Les congés de maternité, d'adoption et parental comptent dans l'ancienneté.
Le texte renvoie expressément à l'article L1234-9 du Code du travail : l'indemnité conventionnelle reproduit le barème légal. Le calcul au prorata des années incomplètes n'est pas précisé par la convention ; il résulte de l'article R1234-1. Calcul concordant avec le simulateur du ministère du Travail, qui retient aussi l'article 42.5 pour l'ancienneté.
Exemples de calcul
Ancienneté
Tous salariés
Code du travail
5 ans
1,25 mois
1,25 mois
10 ans
2,5 mois
2,5 mois
20 ans
5,83 mois
5,83 mois
30 ans
9,17 mois
9,17 mois
Montants en mois de salaire de référence, pour un licenciement hors faute grave, hors majorations ou minorations liées à l'âge. En vert : montant conventionnel supérieur à l'indemnité légale. Pour un calcul en euros au minimum légal, utilisez le calculateur d'indemnité de licenciement.
Départ volontaire : après 2 ans d'ancienneté, 1/10 de mois par année de présence, plafonné à 3 mois. Mise à la retraite, possible à partir de 70 ans : au moins l'indemnité légale de licenciement.
Situation
Convention
Précisions
Départ volontaire, moins de 2 ans d'ancienneté
pas d'indemnité conventionnelle
Départ volontaire, 2 ans d'ancienneté ou plus
1/10 de mois par année de présence
toutes les années, plafond de 3 mois de salaire (atteint à 30 ans)
Mise à la retraite
au moins l'indemnité légale de licenciement
possible à partir de 70 ans
Salaire de référence
1/12 des 12 derniers mois ou 1/3 des 3 derniers mois
formule la plus avantageuse
Préavis de départ volontaire, employés (E1 à E7)
1 mois
Préavis de départ volontaire, agents de maîtrise et cadres
1 mois de 6 mois à 2 ans d'ancienneté, 2 mois dès 2 ans
durées du Code du travail (L1234-1) : les 2 et 3 mois du texte sont exclus de l'extension
Préavis de mise à la retraite
2 mois (employés et agents de maîtrise), 3 mois (cadres)
Conditions : Indemnité de départ volontaire prise en charge par le régime de prévoyance de la branche pour un départ à la retraite à taux plein (accord du 19 mai 2021, article 8).
Le barème de départ volontaire reste au moins égal au minimum légal (D1237-1) à 10, 15, 20 et 30 ans. Préavis de départ des agents de maîtrise et cadres non étendu : s'appliquent les durées de l'article L1234-1 (1 mois de 6 mois à 2 ans, 2 mois dès 2 ans), par renvoi de l'article L1237-10.
Congés exceptionnels en jours ouvrés, sans retenue de salaire, sans condition d'ancienneté sauf pour le mariage d'un descendant. Plusieurs durées sont inférieures aux minima légaux actuels.
À noter : Loi (L3142-4, L3142-1-1) : décès d'un enfant, 12 jours ouvrables, 14 s'il avait moins de 25 ans ou était parent (ou personne à charge de moins de 25 ans), plus 8 jours de deuil sous 25 ans. Handicap, pathologie chronique ou cancer d'un enfant : 10 jours.
Événement
Convention
Précisions
Code du travail
Mariage du salarié
4 jours ouvrés
4 jours
Conclusion d'un Pacs du salarié
4 jours ouvrés
4 jours
Mariage d'un enfant
1 jour ouvré
2 jours ouvrés après 6 mois d'ancienneté (vise les descendants)
1 jour
Mariage d'un enfant du conjoint, du concubin ou du partenaire de Pacs
1 jour ouvré
1 jour
Mariage d'un frère ou d'une sœur
1 jour ouvré
aucun
Naissance
3 jours ouvrés
non cumulables avec le congé de maternité pour le même enfant
3 jours
Arrivée d'un enfant placé en vue de son adoption
3 jours ouvrés
non cumulables avec le congé de maternité pour le même enfant
3 jours
Décès d'un enfant de 25 ans ou plus
5 jours ouvrés
minimum légal : 12 jours ouvrables
12 jours (14 si l'enfant était lui-même parent)
Décès d'un enfant de moins de 25 ans
7 jours ouvrés
minimum légal : 14 jours ouvrables ; plus congé de deuil de 8 jours
14 jours
Décès d'un enfant lui-même parent
7 jours ouvrés
quel que soit son âge ; minimum légal : 14 jours ouvrables
14 jours
Décès d'une personne de moins de 25 ans à charge effective et permanente
7 jours ouvrés
minimum légal : 14 jours ouvrables ; plus congé de deuil de 8 jours
14 jours
Congé de deuil (enfant ou personne à charge de moins de 25 ans)
8 jours
à prendre dans l'année suivant le décès ; prévenir l'employeur 24 heures avant chaque absence
8 jours
Décès du conjoint
3 jours ouvrés
3 jours
Décès du partenaire de Pacs
3 jours ouvrés
3 jours
Décès du concubin
3 jours ouvrés
3 jours
Décès du père ou de la mère
3 jours ouvrés
3 jours
Décès du beau-père ou de la belle-mère
3 jours ouvrés
3 jours
Décès d'un frère ou d'une sœur
3 jours ouvrés
y compris demi-frère ou demi-sœur
3 jours
Décès d'un beau-frère ou d'une belle-sœur
1 jour ouvré
aucun
Décès d'un beau-fils ou d'une belle-fille
1 jour ouvré
aucun, sauf personne à charge de moins de 25 ans : 14 jours
Décès d'un petit-enfant
1 jour ouvré
aucun, sauf personne à charge de moins de 25 ans : 14 jours
Décès d'un grand-parent
1 jour ouvré
également pour un grand-parent du conjoint, du partenaire de Pacs ou du concubin
aucun
Annonce d'un handicap chez un enfant
2 jours ouvrés
minimum légal : 10 jours ouvrables
10 jours
Annonce d'une pathologie chronique ou d'un cancer chez un enfant
non prévu par la convention
10 jours
Journée défense et citoyenneté
1 jour ouvré
·
Conditions : Sur justification. Absences sans retenue de salaire, assimilées à du travail effectif pour les congés payés, à prendre au moment de l'événement.
Décès d'un enfant (5 ou 7 jours ouvrés) et annonce d'un handicap (2 jours ouvrés) : durées inférieures aux minima légaux de l'article L3142-4 (12 ou 14 jours ouvrables, 10 jours ouvrables), qui s'appliquent. Pour un enfant ou une personne à charge de moins de 25 ans, le congé de deuil de 8 jours (L3142-1-1) s'ajoute au congé pour décès.
Colonne Code du travail : minimums en jours ouvrables des articles L3142-4 et L3142-1-1, et congé non rémunéré pour enfant malade de l'article L1225-61 ; « aucun » : pas de congé légal pour cet événement ; « · » : événement hors de ces articles. Si la convention prévoit moins que le minimum légal pour un événement, c'est le minimum légal qui s'applique. Jours ouvrés : du lundi au vendredi en général ; jours ouvrables : du lundi au samedi hors jours fériés chômés. Simulez le minimum légal avec le calculateur de congés pour événements familiaux.
Après 1 an d'ancienneté, complément aux indemnités journalières de la Sécurité sociale : 90 % puis 66,66 % de la rémunération, durées croissant avec l'ancienneté, carence réduite à partir de 5 ans. Relais par la prévoyance de branche à 66,66 %.
Situation
Convention
Précisions
1 an d'ancienneté
30 jours à 90 % puis 30 jours à 66,66 %
à partir du 8e jour d'arrêt
3 ans d'ancienneté
40 jours à 90 % puis 30 jours à 66,66 %
à partir du 8e jour
5 ans d'ancienneté
50 jours à 90 % puis 40 jours à 66,66 %
à partir du 6e jour
10 ans d'ancienneté
60 jours à 90 % puis 50 jours à 66,66 %
à partir du 3e jour
15 ans d'ancienneté
70 jours à 90 % puis 60 jours à 66,66 %
à partir du 3e jour
20 ans d'ancienneté
80 jours à 90 % puis 70 jours à 66,66 %
à partir du 3e jour
25 ans d'ancienneté
90 jours à 90 % puis 90 jours à 66,66 %
à partir du 3e jour
Hospitalisation
dès le 1er jour
pas de carence
Au-delà des durées conventionnelles (prévoyance)
66,66 % du salaire de référence
jusqu'à l'invalidité ou au 1 095e jour d'arrêt ; moins d'1 an d'ancienneté : à partir du 181e jour d'arrêt continu
Conditions : Justifier l'arrêt dans les 2 jours ouvrables, être pris en charge par la Sécurité sociale, être soigné en France ou dans l'Espace économique européen. Indemnisation sous déduction des indemnités journalières de la Sécurité sociale et de la prévoyance, sans dépasser le salaire net. Rémunération de référence : moyenne des 3 derniers mois bruts. Durées appréciées sur 12 mois.
Les durées conventionnelles sont au moins égales aux durées légales (D1226-1 et D1226-2) à toutes les anciennetés. Accident du travail ou de trajet : barème propre (article 40.2), dès le 1er jour et sans condition d'ancienneté. Le maintien de salaire est financé par une cotisation « mensualisation » du régime de prévoyance de branche.
Ce que prévoient les accords de la branche Commerce de détail alimentaire en vigueur au 20 octobre 2026. Les taux de cotisation, les niveaux de garanties et les organismes recommandés changent par avenant : consultez les textes cités.
Complémentaire santé (mutuelle)
Prévu par la branche
L'accord du 19 mai 2021 institue un régime de branche de remboursement complémentaire de frais de santé, obligatoire pour l'ensemble des salariés, avec une base obligatoire et trois options. L'employeur finance au moins 50 % de la cotisation.
Salariés couverts
Ensemble des salariés, sans condition d'ancienneté (dispenses légales possibles).
Part de l'employeur
Au minimum 50 % de la cotisation.
Régime obligatoire pour tous les salariésTous les salariés sont couverts à titre obligatoire, sans condition d'ancienneté. Les entreprises doivent aussi proposer trois options, à la charge du salarié lorsqu'elles sont souscrites à titre facultatif, et une extension facultative aux ayants droit financée par le salarié.
Financement employeur et régime d'entrepriseLa contribution de l'employeur est d'au moins 50 % de la cotisation. Un régime d'entreprise antérieur doit être conforme au régime de branche, prestation par prestation.
Fonds de solidaritéUn fonds de solidarité, composé d'un fonds de prévention et d'un fonds de secours, finance des actions de prévention et des aides exceptionnelles aux salariés en difficulté.
L'accord du 19 mai 2021 institue un régime de prévoyance complémentaire de branche pour les cadres et les non-cadres. Il couvre notamment le décès, l'invalidité absolue et définitive, la rente éducation, la rente handicap, l'incapacité de travail et l'invalidité, en relais de l'indemnisation conventionnelle de la maladie.
Salariés couverts
Salariés cadres (article 2.1 de l'ANI du 17 novembre 2017) et salariés non-cadres.
Garanties
décès, invalidité absolue et définitive, capital double effet, décès accidentel (cadres), rente éducation, rente handicap, incapacité temporaire de travail, invalidité
Régime pour cadres et non-cadresLe régime de branche s'applique aux cadres et aux non-cadres. Aucun accord d'entreprise ne peut diminuer les droits qu'il prévoit.
Nature des garantiesLe régime prévoit un capital décès, versé par anticipation en cas d'invalidité absolue et définitive, une garantie double effet, un doublement du capital en cas de décès accidentel d'un cadre, une rente éducation, une rente handicap, des indemnités journalières complémentaires et une rente invalidité.
Lien avec le maintien de salaireL'employeur verse les indemnisations conventionnelles de maladie prévues à l'article 40 de la convention et il est subrogé dans les droits du salarié pour les prestations versées par l'organisme assureur. Les indemnités complémentaires d'incapacité prennent le relais au-delà de ces périodes.
Un employé classé E1 passe automatiquement au niveau E2 après 6 mois d'ancienneté au poste dans l'entreprise. Les autres changements de niveau ne sont pas automatiques, sauf obtention de certains CQP de la branche.
En plus du 1er mai, l'entreprise choisit en début d'année 5 jours fériés chômés et payés. Un jour férié travaillé donne droit, au choix du salarié, à un repos équivalent ou au paiement de la journée.
Repos hebdomadaire d'au moins une journée et demie. Les salariés qui travaillent habituellement le dimanche ont droit à un repos de 48 heures consécutives incluant le dimanche au moins 6 ou 8 fois par an selon leur fréquence de travail dominical.
Codes APE dont une part importante des salariés relève de la convention Commerce de détail alimentaire, d'après les données de la Dares au 31 décembre 2024. Le code APE n'est qu'un indice : la convention applicable dépend de l'activité principale réellement exercée.
Quelle est la durée de la période d'essai dans la convention collective Commerce de détail alimentaire ?+
1 mois pour les employés, 2 mois pour les agents de maîtrise et techniciens, 3 mois pour les cadres. La convention ne prévoit pas de renouvellement.
Quel est le préavis de démission dans la convention collective Commerce de détail alimentaire ?+
Préavis de démission identique quelle que soit l'ancienneté : 1 mois pour les employés, 2 mois pour les agents de maîtrise, 3 mois pour les cadres.
Quel est le préavis de licenciement dans la convention collective Commerce de détail alimentaire ?+
Employés : 1 mois jusqu'à 2 ans d'ancienneté, 2 mois au-delà. Agents de maîtrise : 2 mois. Cadres : 3 mois. Un employé ayant exactement 2 ans d'ancienneté a droit à 2 mois de préavis (L1234-1), alors que le tableau conventionnel le classe dans la colonne « jusqu'à 2 ans » (1 mois). Le préavis légal s'applique s'il est plus favorable au salarié.
Comment est calculée l'indemnité de licenciement dans la convention collective Commerce de détail alimentaire ?+
Dès 8 mois d'ancienneté ininterrompue, hors faute grave ou lourde : 1/4 de mois par année jusqu'à 10 ans, puis 1/3 de mois par année au-delà de 10 ans. Barème identique au barème légal. Le salarié perçoit la plus élevée de l'indemnité conventionnelle et de l'indemnité légale.
Quels congés pour événements familiaux prévoit la convention collective Commerce de détail alimentaire ?+
Congés exceptionnels en jours ouvrés, sans retenue de salaire, sans condition d'ancienneté sauf pour le mariage d'un descendant. Plusieurs durées sont inférieures aux minima légaux actuels. Mariage du salarié : 4 jours ouvrés. Conclusion d'un Pacs du salarié : 4 jours ouvrés. Mariage d'un enfant : 1 jour ouvré. Mariage d'un enfant du conjoint, du concubin ou du partenaire de Pacs : 1 jour ouvré. Mariage d'un frère ou d'une sœur : 1 jour ouvré. Naissance : 3 jours ouvrés. Loi (L3142-4, L3142-1-1) : décès d'un enfant, 12 jours ouvrables, 14 s'il avait moins de 25 ans ou était parent (ou personne à charge de moins de 25 ans), plus 8 jours de deuil sous 25 ans. Handicap, pathologie chronique ou cancer d'un enfant : 10 jours. Le minimum du Code du travail s'applique si la convention prévoit moins.
Le salaire est-il maintenu en cas d'arrêt maladie dans la convention collective Commerce de détail alimentaire ?+
Après 1 an d'ancienneté, complément aux indemnités journalières de la Sécurité sociale : 90 % puis 66,66 % de la rémunération, durées croissant avec l'ancienneté, carence réduite à partir de 5 ans. Relais par la prévoyance de branche à 66,66 %.
La convention collective Commerce de détail alimentaire prévoit-elle une mutuelle obligatoire ?+
L'accord du 19 mai 2021 institue un régime de branche de remboursement complémentaire de frais de santé, obligatoire pour l'ensemble des salariés, avec une base obligatoire et trois options. L'employeur finance au moins 50 % de la cotisation. Salariés couverts : Ensemble des salariés, sans condition d'ancienneté (dispenses légales possibles). Part de l'employeur : Au minimum 50 % de la cotisation. Dans tous les cas, l'employeur doit proposer une complémentaire santé collective et en financer au moins la moitié (article L911-7 du Code de la sécurité sociale).
Quelle prévoyance prévoit la convention collective Commerce de détail alimentaire ?+
L'accord du 19 mai 2021 institue un régime de prévoyance complémentaire de branche pour les cadres et les non-cadres. Il couvre notamment le décès, l'invalidité absolue et définitive, la rente éducation, la rente handicap, l'incapacité de travail et l'invalidité, en relais de l'indemnisation conventionnelle de la maladie. Salariés couverts : Salariés cadres (article 2.1 de l'ANI du 17 novembre 2017) et salariés non-cadres. Garanties : décès, invalidité absolue et définitive, capital double effet, décès accidentel (cadres), rente éducation, rente handicap, incapacité temporaire de travail, invalidité. Pour les cadres, l'accord national interprofessionnel du 17 novembre 2017 impose en outre une cotisation patronale de 1,50 % de la tranche 1.
Méthode : texte intégral de la convention issu de la base KALI de la DILA, contrôlé avec les règles publiées par le ministère du Travail pour les simulateurs de code.travail.gouv.fr, puis relu article par article. Code du travail : version en vigueur, base LEGI de la DILA. Une erreur ? Écrivez à contact@agentrh.ai.
AgentRH applique votre convention collective et vos accords d'entreprise à chaque question RH, cite l'article et retient la disposition la plus favorable, directement dans Teams.