Convention collective Services à la personne, IDCC 3127.

Entreprises à but lucratif, hors associations, dont l'activité principale est la prestation de services à la personne au domicile ou sur le lieu de vie du bénéficiaire (ménage, garde d'enfants, aide aux personnes âgées ou handicapées, soutien scolaire, etc.), ainsi que les crèches et micro-crèches d'entreprise. Cette fiche reprend les règles de la convention en vigueur au 21 octobre 2026 : période d'essai, préavis, indemnités, congés familiaux et maladie, avec pour chacune l'article de la convention et le minimum prévu par le Code du travail.

L'essentiel

Les emplois sont classés par référence à des emplois repères, répartis en trois filières et en niveaux, selon cinq critères classants (connaissance, technicité, autonomie, résolution de problèmes, relationnel).

Période d'essai
Employés et ouvriers 2 mois, agents de maîtrise 3 mois, cadres 4 mois, renouvelable une fois pour 2 mois au plus.
Préavis de démission
1 mois de 6 mois à moins de 2 ans d'ancienneté, 2 mois dès 2 ans, toutes catégories.
Préavis de licenciement
1 mois de 6 mois à moins de 2 ans d'ancienneté, 2 mois dès 2 ans, toutes catégories.
Heures pour recherche d'emploi
Licenciement : 4 heures par semaine pendant le préavis, jusqu'à l'obtention d'un emploi. Démission : rien de prévu.
Indemnité de licenciement
Indemnité légale, plus favorable : dès 8 mois, 1/4 de mois par année jusqu'à 10 ans, 1/3 au-delà.
Indemnité de départ à la retraite
Départ volontaire : 0,5 mois dès 10 ans, 1 dès 15, 1,5 dès 20, 2 dès 30 (minimum légal). Mise à la retraite : indemnité légale de licenciement.
Congés pour événements familiaux
Mariage 5 jours, Pacs 4, naissance 3, décès d'un enfant 12 ou 14, du conjoint ou d'un parent 3 (minima légaux).
Maladie et maintien de salaire
Entreprises adhérentes d'une organisation signataire : 100 % du net dès le 7e jour, après 6 mois dans la branche. Autres : régime légal.
Mutuelle et prévoyance
Complémentaire santé de branche : non. Prévoyance de branche : oui.

Simuler le préavis et l'indemnité de licenciement

Indiquez la catégorie et l'ancienneté du salarié : le simulateur applique la convention Services à la personne, la compare au Code du travail et retient la règle la plus favorable. Les calculs restent dans votre navigateur.

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Simulation indicative, selon le motif choisi (à défaut, licenciement pour motif personnel), hors faute grave ou lourde et hors inaptitude. Un accord d'entreprise ou le contrat de travail peut prévoir plus favorable. Elle ne constitue pas un conseil juridique.

    Grille des salaires

    Les salaires minima de la convention Services à la personne en vigueur en 2026, niveau par niveau, comparés au SMIC du 1er juin 2026, avec le texte applicable et son état d'extension.

    Période d'essai

    En CDI : 2 mois pour les employés et ouvriers, 3 mois pour les agents de maîtrise, 4 mois pour les cadres, renouvelable une fois pour 2 mois au plus avec l'accord du salarié.

    SituationConventionPrécisions
    Employés et ouvriers2 moisrenouvelable pour 2 mois, soit 4 mois au total
    Agents de maîtrise3 moisrenouvelable pour 2 mois, soit 5 mois au total
    Cadres4 moisrenouvelable pour 2 mois, soit 6 mois au total
    Rupture par l'employeur après renouvellementindemnité de 10 %de la rémunération brute due au titre de la durée du renouvellement
    CDD de 6 mois au plus1 jour par semainedans la limite de 2 semaines
    CDD de plus de 6 mois1 mois maximum

    Conditions : Durée calendaire, à compter du premier jour de travail effectif ; toute suspension du contrat prolonge l'essai d'autant. Renouvellement prévu au contrat, après échange avec le salarié et avec son accord. Délais de prévenance identiques aux délais légaux.

    Durées fixées en 2012, conformes aux maxima légaux renouvellement compris (4, 6 et 8 mois). Le stage de fin d'études intégré au cursus est déduit de l'essai, sans le réduire de plus de moitié.

    Source : Partie 2, chapitre Ier, section 2 (période d'essai)

    Préavis de démission

    1 mois de 6 mois à moins de 2 ans d'ancienneté, 2 mois à partir de 2 ans, toutes catégories. Rien n'est prévu avant 6 mois d'ancienneté.

    SituationConventionPrécisions
    Moins de 6 mois d'ancienneténon prévu par la conventionusages de la profession ou contrat
    De 6 mois à moins de 2 ans1 moistoutes catégories
    2 ans et plus2 moistoutes catégories

    Conditions : Sous réserve des dispositions du contrat de travail.

    Mêmes durées pour les cadres que pour les employés. Le simulateur du ministère du Travail (code.travail.gouv.fr) retient les mêmes valeurs.

    Source : Partie 2, chapitre IV, section 1, article 2

    Préavis de licenciement

    Hors faute grave ou lourde : 1 mois de 6 mois à moins de 2 ans d'ancienneté, 2 mois à partir de 2 ans, toutes catégories.

    SituationConventionPrécisions
    Moins de 6 mois d'ancienneténon prévu par la conventionusages de la profession ou contrat
    De 6 mois à moins de 2 ans1 moistoutes catégories
    2 ans et plus2 moistoutes catégories

    Conditions : Pas de préavis en cas de faute grave ou lourde. Salaire maintenu en cas de dispense par l'employeur. Si le salarié licencié justifie d'une lettre d'engagement d'un nouvel employeur, le préavis prend fin au plus tard 4 jours calendaires après, délai réductible d'un commun accord.

    Durées identiques au minimum légal (L1234-1). Pour les travailleurs handicapés, le préavis légal est doublé, dans la limite de 3 mois (L5213-9).

    Source : Partie 2, chapitre IV, section 1, article 1.1

    Heures pour recherche d'emploi

    En cas de licenciement, 4 heures par semaine pendant le préavis, jusqu'à ce que le salarié ait trouvé un emploi. Rien n'est prévu en cas de démission.

    SituationConventionPrécisions
    Licenciement4 heures par semaineprises en une journée au choix du salarié ou selon d'autres modalités convenues ; le texte ne dit pas si elles sont payées
    Démissionnon prévu par la convention

    Conditions : Jusqu'à ce que le salarié licencié ait trouvé un nouvel emploi.

    Le texte ne précise ni si ces heures sont rémunérées, ni si elles sont réduites pour un salarié à temps partiel. Il ne prévoit rien non plus pour la rupture de la période d'essai ou la rupture conventionnelle. Le simulateur du ministère du Travail (code.travail.gouv.fr) retient 4 heures par semaine en cas de licenciement, sans autre précision.

    Source : Partie 2, chapitre IV, section 1, article 1.1

    Indemnité de licenciement

    Dès 1 an d'ancienneté, hors faute grave ou lourde : 1/5 de mois par année, plus 2/15 de mois par année au-delà de 10 ans. Ce barème est inférieur à l'indemnité légale, qui s'applique.

    À noter : L'indemnité légale de licenciement s'applique (L1234-9, R1234-2) : due dès 8 mois au lieu de 1 an, elle est plus élevée que le barème conventionnel à toute ancienneté (1/4 de mois par année jusqu'à 10 ans, 1/3 au-delà).

    SituationConventionPrécisions
    Années jusqu'à 10 ans1/5 de mois par annéedès 1 an d'ancienneté
    Années au-delà de 10 ans1/5 + 2/15 de mois par annéesoit 1/3 de mois pour chacune de ces années
    Salaire de référence1/12 des 12 derniers mois ou 1/3 des 3 derniers moisformule la plus avantageuse ; primes annuelles ou exceptionnelles au prorata

    Conditions : Au moins 1 an d'ancienneté. Non due en cas de faute grave ou lourde.

    Barème calqué sur l'ancienne formule légale. L'indemnité légale (1/4 de mois par année jusqu'à 10 ans, 1/3 au-delà, dès 8 mois) est plus élevée à toute ancienneté : 1,25 mois contre 1 mois à 5 ans, 9,17 mois contre 8,67 mois à 30 ans.

    Exemples de calcul

    AnciennetéTous salariésCode du travail
    5 ans1 mois1,25 mois
    10 ans2 mois2,5 mois
    20 ans5,33 mois5,83 mois
    30 ans8,67 mois9,17 mois

    Montants en mois de salaire de référence, pour un licenciement hors faute grave, hors majorations ou minorations liées à l'âge. En vert : montant conventionnel supérieur à l'indemnité légale. Pour un calcul en euros au minimum légal, utilisez le calculateur d'indemnité de licenciement.

    Source : Partie 2, chapitre IV, section 1, article 1.2

    Indemnité de départ à la retraite

    Départ volontaire : rien avant 10 ans, puis 0,5 mois de 10 à 15 ans, 1 mois de 15 à 20 ans, 1,5 mois de 20 à 30 ans, 2 mois au-delà. Mise à la retraite : renvoi à la loi.

    À noter : Aux anciennetés charnières, le minimum légal (D1237-1) s'applique : 1 mois dès 15 ans, 1,5 mois dès 20 ans, 2 mois dès 30 ans, quand le texte réserve 2 mois à plus de 30 ans. Mise à la retraite : indemnité légale de licenciement au minimum (L1237-7).

    SituationConventionPrécisions
    Départ volontaire, moins de 10 ansnéant
    Départ volontaire, de 10 à 15 ans0,5 mois
    Départ volontaire, de 15 à 20 ans1 moisla borne de 15 ans figure aussi dans le palier précédent
    Départ volontaire, de 20 à 30 ans1,5 moisla borne de 20 ans figure aussi dans le palier précédent
    Départ volontaire, plus de 30 ans2 moisà 30 ans exactement, le texte donne 1,5 mois ; la loi, 2 mois
    Mise à la retraiteselon la loiau moins l'indemnité légale de licenciement (L1237-7)
    Salaire de référence1/12 des 12 derniers mois ou 1/3 des 3 derniers moisformule la plus avantageuse

    Conditions : Le salarié informe l'employeur par écrit et respecte le préavis de licenciement (1 ou 2 mois selon l'ancienneté).

    Barème de départ volontaire calqué sur le minimum légal (D1237-1), mais les paliers se chevauchent à 15 et 20 ans et le palier de 2 mois vise « plus de 30 ans ». Aux anciennetés charnières, le minimum légal s'applique : 1 mois dès 15 ans, 1,5 mois dès 20 ans, 2 mois dès 30 ans. La mise à la retraite renvoie à la loi.

    Sources : Partie 2, chapitre IV, section 1, article 4 · Partie 2, chapitre IV, section 1, article 3

    Congés pour événements familiaux

    Autorisations d'absence rémunérées en jours ouvrables : mariage 5 jours, naissance ou adoption 3, décès du conjoint 3, d'un enfant 2, d'un parent, frère ou sœur 1. Plusieurs durées sont inférieures aux minima légaux.

    À noter : Minima légaux (L3142-4, L3142-1-1) : décès d'un enfant 12 ou 14 jours, du père, de la mère, d'un beau-parent, d'un frère ou d'une sœur 3 jours, Pacs 4 jours, décès du concubin 3, handicap d'un enfant 10, deuil 8.

    ÉvénementConventionPrécisionsCode du travail
    Mariage du salarié5 jours ouvrables4 jours
    Conclusion d'un Pacs du salariénon prévu par la conventionminimum légal : 4 jours4 jours
    Mariage d'un enfant1 jour ouvrable1 jour
    Naissance3 jours ouvrablesminimum légal : 3 jours, à partir de la naissance ou du premier jour ouvrable suivant, au choix du salarié3 jours
    Adoption3 jours ouvrables3 jours
    Décès d'un enfant2 jours ouvrablesminimum légal : 12 jours, 14 si moins de 25 ans ou enfant lui-même parent12 jours (14 avant 25 ans ou si l'enfant était lui-même parent)
    Décès d'un beau-fils ou d'une belle-fille2 jours ouvrablesenfant du conjoint ou du partenaire de Pacs ; minimum légal de 14 jours s'il avait moins de 25 ans et était à la charge effective et permanente du salariéaucun, sauf personne à charge de moins de 25 ans : 14 jours
    Décès du conjoint3 jours ouvrables3 jours
    Décès du partenaire de Pacs3 jours ouvrables3 jours
    Décès du concubinnon prévu par la conventionminimum légal : 3 jours3 jours
    Décès du père ou de la mère1 jour ouvrableminimum légal : 3 jours3 jours
    Décès du beau-père ou de la belle-mère1 jour ouvrableminimum légal : 3 jours3 jours
    Décès d'un frère ou d'une sœur1 jour ouvrableminimum légal : 3 jours3 jours
    Annonce d'un handicap, d'une pathologie chronique ou d'un cancer chez un enfantnon prévu par la conventionminimum légal : 10 jours ouvrables10 jours
    Congé de deuil (enfant ou personne à charge de moins de 25 ans)non prévu par la conventionminimum légal : 8 jours (L3142-1-1)8 jours

    Conditions : Sur justification, au moment de l'événement ou, en accord avec l'employeur, dans la semaine qui précède ou qui suit. Sans réduction de salaire. 1 jour supplémentaire non rémunéré possible si le déplacement dépasse 600 km aller-retour. Pour d'autres événements familiaux justifiés, le salarié peut imposer des congés non rémunérés.

    Texte de 2012 jamais révisé sur ce point. Les minima de l'article L3142-4 (version du 14 juin 2026) s'appliquent dès qu'ils sont plus favorables : décès d'un enfant, d'un parent, d'un beau-parent, d'un frère ou d'une sœur, Pacs, décès du concubin, annonce d'un handicap chez un enfant.

    Colonne Code du travail : minimums en jours ouvrables des articles L3142-4 et L3142-1-1, et congé non rémunéré pour enfant malade de l'article L1225-61 ; « aucun » : pas de congé légal pour cet événement ; « · » : événement hors de ces articles. Si la convention prévoit moins que le minimum légal pour un événement, c'est le minimum légal qui s'applique. Jours ouvrés : du lundi au vendredi en général ; jours ouvrables : du lundi au samedi hors jours fériés chômés. Simulez le minimum légal avec le calculateur de congés pour événements familiaux.

    Source : Partie 2, chapitre II, section 2, III (congés exceptionnels)

    Maladie et maintien de salaire

    Garantie de branche « mensualisation », non étendue : après 6 mois d'ancienneté dans la branche sur les 18 derniers mois, indemnisation à 100 % du salaire net après 6 jours de franchise.

    À noter : Partie non étendue : dans les entreprises non adhérentes d'une organisation signataire, seul le régime légal s'applique (L1226-1, D1226-1 à D1226-3) : dès 1 an d'ancienneté, 90 % puis 2/3 du brut à partir du 8e jour d'arrêt.

    SituationConventionPrécisions
    Maladie ou accident non professionnel100 % du salaire netaprès 6 jours calendaires de franchise, indemnités de la Sécurité sociale comprises
    Accident du travail ou maladie professionnelle100 % du salaire netsans délai de carence
    Durée maximalejusqu'au 1 095e jour d'arrêtou fin des indemnités journalières, invalidité, retraite
    Entreprises non adhérentes d'une organisation signataireminimum légalrégime légal : dès 1 an d'ancienneté, 90 % puis 2/3 du brut, à partir du 8e jour d'arrêt

    Conditions : 6 mois d'ancienneté, consécutifs ou non, dans la branche au cours des 18 derniers mois. Aussi ouvert aux salariés sans droit aux indemnités de la Sécurité sociale faute d'heures ou de cotisations suffisantes.

    La partie VI n'est pas étendue : elle ne lie que les entreprises adhérentes d'une organisation patronale signataire. Même pour elles, le minimum légal (L1226-1, D1226-1 à D1226-3) reste dû s'il est plus favorable sur une période. L'accord étendu du 6 février 2025 sur la prévoyance des non-cadres couvre décès et invalidité, pas l'arrêt de travail.

    Sources : Partie VI, article 6.1, Avenant n° 1 du 25 avril 2013 relatif à la protection sociale · Préambule de l'avenant n° 1

    Mutuelle et prévoyance

    Ce que prévoient les accords de la branche Services à la personne en vigueur au 20 octobre 2026. Les taux de cotisation, les niveaux de garanties et les organismes recommandés changent par avenant : consultez les textes cités.

    Complémentaire santé (mutuelle)

    Rien au niveau de la branche

    Aucun accord national de branche en vigueur n'organise une complémentaire santé pour les entreprises de services à la personne. Les régimes éventuels relèvent de chaque entreprise.

    Prévoyance

    Prévu par la branche

    L'accord du 6 février 2025 institue un régime de prévoyance pour les salariés non-cadres de la branche : capital décès avec invalidité absolue et définitive et double effet, frais d'obsèques, rente éducation et invalidité. Des organismes sont recommandés, mais l'entreprise peut s'assurer ailleurs à garanties au moins égales. À défaut de répartition plus favorable, la cotisation est prise en charge à 50 % par l'employeur et à 50 % par le salarié.

    Salariés couverts
    Salariés non-cadres ne relevant pas des articles 2.1 et 2.2 de l'ANI du 17 novembre 2017, quelle que soit la nature de leur contrat de travail. Leur adhésion est obligatoire.
    Part de l'employeur
    50 % de la cotisation, sauf accord ou décision de l'employeur prévoyant une répartition plus favorable.
    Garanties
    décès, invalidité absolue et définitive, double effet, frais d'obsèques, rente éducation, invalidité
    • Salariés couverts et caractère obligatoireLes entreprises doivent couvrir leurs salariés non-cadres, quel que soit leur contrat, au moins au niveau des garanties minimales de l'accord. L'adhésion de ces salariés est obligatoire.
    • Garanties et organismes recommandésLe régime couvre le capital décès (avec invalidité absolue et définitive et double effet), les frais d'obsèques, la rente éducation et l'invalidité. Des organismes sont recommandés, mais l'entreprise peut choisir un autre assureur à garanties au moins égales.
    • Financement et degré élevé de solidaritéÀ défaut de répartition plus favorable, la cotisation est prise en charge à 50 % par l'employeur et à 50 % par le salarié. Un fonds de degré élevé de solidarité est financé par une part des cotisations versées aux organismes recommandés. Les entreprises assurées ailleurs doivent consacrer une part de leurs cotisations à des actions similaires.

    Sources : Article 3, Accord du 6 février 2025 relatif au régime de prévoyance · Article 2, Accord du 6 février 2025 relatif au régime de prévoyance · Préambule, Accord du 6 février 2025 relatif au régime de prévoyance · Article 6.2, Accord du 6 février 2025 relatif au régime de prévoyance · Article 6.3, Accord du 6 février 2025 relatif au régime de prévoyance · Article 4, Accord du 6 février 2025 relatif au régime de prévoyance · Article 8.2, Accord du 6 février 2025 relatif au régime de prévoyance · Article 10, Accord du 6 février 2025 relatif au régime de prévoyance

    À retenir aussi

    Codes APE les plus fréquents

    Codes APE dont une part importante des salariés relève de la convention Services à la personne, d'après les données de la Dares au 31 décembre 2024. Le code APE n'est qu'un indice : la convention applicable dépend de l'activité principale réellement exercée.

    Rechercher un autre code APE

    Questions fréquentes

    Quelle est la durée de la période d'essai dans la convention collective Services à la personne ?

    En CDI : 2 mois pour les employés et ouvriers, 3 mois pour les agents de maîtrise, 4 mois pour les cadres, renouvelable une fois pour 2 mois au plus avec l'accord du salarié.

    Quel est le préavis de démission dans la convention collective Services à la personne ?

    1 mois de 6 mois à moins de 2 ans d'ancienneté, 2 mois à partir de 2 ans, toutes catégories. Rien n'est prévu avant 6 mois d'ancienneté.

    Quel est le préavis de licenciement dans la convention collective Services à la personne ?

    Hors faute grave ou lourde : 1 mois de 6 mois à moins de 2 ans d'ancienneté, 2 mois à partir de 2 ans, toutes catégories. Le préavis légal s'applique s'il est plus favorable au salarié.

    Comment est calculée l'indemnité de licenciement dans la convention collective Services à la personne ?

    Dès 1 an d'ancienneté, hors faute grave ou lourde : 1/5 de mois par année, plus 2/15 de mois par année au-delà de 10 ans. Ce barème est inférieur à l'indemnité légale, qui s'applique. L'indemnité légale de licenciement s'applique (L1234-9, R1234-2) : due dès 8 mois au lieu de 1 an, elle est plus élevée que le barème conventionnel à toute ancienneté (1/4 de mois par année jusqu'à 10 ans, 1/3 au-delà). Le salarié perçoit la plus élevée de l'indemnité conventionnelle et de l'indemnité légale.

    Quels congés pour événements familiaux prévoit la convention collective Services à la personne ?

    Autorisations d'absence rémunérées en jours ouvrables : mariage 5 jours, naissance ou adoption 3, décès du conjoint 3, d'un enfant 2, d'un parent, frère ou sœur 1. Plusieurs durées sont inférieures aux minima légaux. Minima légaux (L3142-4, L3142-1-1) : décès d'un enfant 12 ou 14 jours, du père, de la mère, d'un beau-parent, d'un frère ou d'une sœur 3 jours, Pacs 4 jours, décès du concubin 3, handicap d'un enfant 10, deuil 8. Le minimum du Code du travail s'applique si la convention prévoit moins.

    Le salaire est-il maintenu en cas d'arrêt maladie dans la convention collective Services à la personne ?

    Garantie de branche « mensualisation », non étendue : après 6 mois d'ancienneté dans la branche sur les 18 derniers mois, indemnisation à 100 % du salaire net après 6 jours de franchise. Partie non étendue : dans les entreprises non adhérentes d'une organisation signataire, seul le régime légal s'applique (L1226-1, D1226-1 à D1226-3) : dès 1 an d'ancienneté, 90 % puis 2/3 du brut à partir du 8e jour d'arrêt.

    La convention collective Services à la personne prévoit-elle une mutuelle obligatoire ?

    Aucun accord national de branche en vigueur n'organise une complémentaire santé pour les entreprises de services à la personne. Les régimes éventuels relèvent de chaque entreprise. Dans tous les cas, l'employeur doit proposer une complémentaire santé collective et en financer au moins la moitié (article L911-7 du Code de la sécurité sociale).

    Quelle prévoyance prévoit la convention collective Services à la personne ?

    L'accord du 6 février 2025 institue un régime de prévoyance pour les salariés non-cadres de la branche : capital décès avec invalidité absolue et définitive et double effet, frais d'obsèques, rente éducation et invalidité. Des organismes sont recommandés, mais l'entreprise peut s'assurer ailleurs à garanties au moins égales. À défaut de répartition plus favorable, la cotisation est prise en charge à 50 % par l'employeur et à 50 % par le salarié. Salariés couverts : Salariés non-cadres ne relevant pas des articles 2.1 et 2.2 de l'ANI du 17 novembre 2017, quelle que soit la nature de leur contrat de travail. Leur adhésion est obligatoire. Garanties : décès, invalidité absolue et définitive, double effet, frais d'obsèques, rente éducation, invalidité. Pour les cadres, l'accord national interprofessionnel du 17 novembre 2017 impose en outre une cotisation patronale de 1,50 % de la tranche 1.

    Sources

    Texte en vigueur au 21 octobre 2026 : Convention collective nationale des entreprises de services à la personne du 20 septembre 2012, sur Légifrance. Les durées et montants de cette page sont des minimums conventionnels : votre contrat de travail ou un accord d'entreprise peut prévoir plus favorable. Ils ne constituent pas un conseil juridique.

    1. Partie 2, chapitre Ier, section 2 (période d'essai)
    2. Partie 2, chapitre IV, section 1, article 2
    3. Partie 2, chapitre IV, section 1, article 1.1
    4. Partie 2, chapitre IV, section 1, article 1.2
    5. Partie 2, chapitre IV, section 1, article 4
    6. Partie 2, chapitre IV, section 1, article 3
    7. Partie 2, chapitre II, section 2, III (congés exceptionnels)
    8. Partie VI, article 6.1, Avenant n° 1 du 25 avril 2013 relatif à la protection sociale
    9. Préambule de l'avenant n° 1
    10. Partie 5, article 7
    11. Partie 2, chapitre II, section 2, III
    12. Article 1er, Accord professionnel du 12 octobre 2007 relatif au champ d'application
    13. Article 3, Accord du 6 février 2025 relatif au régime de prévoyance
    14. Article 2, Accord du 6 février 2025 relatif au régime de prévoyance
    15. Préambule, Accord du 6 février 2025 relatif au régime de prévoyance
    16. Article 6.2, Accord du 6 février 2025 relatif au régime de prévoyance
    17. Article 6.3, Accord du 6 février 2025 relatif au régime de prévoyance
    18. Article 4, Accord du 6 février 2025 relatif au régime de prévoyance
    19. Article 8.2, Accord du 6 février 2025 relatif au régime de prévoyance
    20. Article 10, Accord du 6 février 2025 relatif au régime de prévoyance

    Méthode : texte intégral de la convention issu de la base KALI de la DILA, contrôlé avec les règles publiées par le ministère du Travail pour les simulateurs de code.travail.gouv.fr, puis relu article par article. Code du travail : version en vigueur, base LEGI de la DILA. Une erreur ? Écrivez à contact@agentrh.ai.

    AgentRH applique votre convention collective et vos accords d'entreprise à chaque question RH, cite l'article et retient la disposition la plus favorable, directement dans Teams.

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