Convention collective Aide à domicile (BAD), IDCC 2941.

Entreprises et organismes privés à but non lucratif dont l'activité principale est l'aide, le soin, l'accompagnement ou les services aux personnes à domicile ou de proximité (associations d'aide à domicile, services de soins infirmiers à domicile, etc.), sauf exclusions listées. Cette fiche reprend les règles de la convention en vigueur au 21 octobre 2026 : période d'essai, préavis, indemnités, congés familiaux et maladie, avec pour chacune l'article de la convention et le minimum prévu par le Code du travail.

L'essentiel

Chaque emploi relève d'une filière (intervention ou support), d'une catégorie (employé, technicien et agent de maîtrise, cadre), d'un degré (1 ou 2) et d'un échelon (1 à 3).

Période d'essai
CDI : employés 1 mois, techniciens et agents de maîtrise 2 mois, cadres 3 mois, renouvelable une fois.
Préavis de démission
Employés : 1 semaine, 1 mois, puis 2 mois après 2 ans. Agents de maîtrise et techniciens : 1 puis 2 mois. Cadres : 2 puis 4.
Préavis de licenciement
Employés : 1 semaine, 1 mois, puis 2 mois dès 2 ans. Agents de maîtrise et techniciens : 1 puis 2 mois. Cadres : 2 puis 4.
Heures pour recherche d'emploi
2 heures par jour travaillé ou 1 journée par semaine, payées en licenciement, non payées en démission ; prorata pour le temps partiel.
Indemnité de licenciement
Dès 8 mois : 1/4 de mois par année jusqu'à 10 ans, 1/3 de mois par année au-delà. Identique au barème légal.
Indemnité de départ à la retraite
Départ volontaire : 1/2 mois après 5 ans jusqu'à 3 mois après 30 ans. Mise à la retraite : indemnité légale de licenciement, plus favorable.
Congés pour événements familiaux
Mariage ou Pacs 5 jours ouvrés, naissance 3, décès d'un enfant 12 ou 14 ; annonce d'un handicap d'un enfant : 10 jours ouvrables légaux.
Maladie et maintien de salaire
Dès 6 mois : 90 % après 3 jours de carence, 60 jours (90 dès 20 ans). Dès 6 ans, le minimum légal à 2/3 prolonge l'indemnisation.
Mutuelle et prévoyance
Complémentaire santé de branche : oui. Prévoyance de branche : oui.

Simuler le préavis et l'indemnité de licenciement

Indiquez la catégorie et l'ancienneté du salarié : le simulateur applique la convention Aide à domicile (BAD), la compare au Code du travail et retient la règle la plus favorable. Les calculs restent dans votre navigateur.

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Simulation indicative, selon le motif choisi (à défaut, licenciement pour motif personnel), hors faute grave ou lourde et hors inaptitude. Un accord d'entreprise ou le contrat de travail peut prévoir plus favorable. Elle ne constitue pas un conseil juridique.

    Grille des salaires

    Les salaires minima de la convention Aide à domicile (BAD) en vigueur en 2026, niveau par niveau, comparés au SMIC du 1er juin 2026, avec le texte applicable et son état d'extension.

    Période d'essai

    En CDI : 1 mois pour les employés, 2 mois pour les techniciens et agents de maîtrise, 3 mois pour les cadres, renouvelable une fois. En CDD : durée légale.

    SituationConventionPrécisions
    Employés1 moisrenouvelable une fois
    Techniciens et agents de maîtrise2 moisrenouvelable une fois
    Cadres3 moisrenouvelable une fois
    Embauche après un stage de fin d'étudesdurée du stage déduitesans réduire l'essai de plus de moitié ; déduction intégrale si l'emploi correspond aux activités du stage (L1221-24)
    CDDdurée légalemêmes délais de prévenance que pour le CDI

    Conditions : L'essai et la possibilité de le renouveler doivent figurer expressément dans le contrat de travail. Délais de prévenance identiques aux délais légaux (24 heures à 1 mois pour l'employeur, 24 ou 48 heures pour le salarié).

    Durées fixées par l'avenant n° 49-2021, postérieur à la loi du 25 juin 2008 : plus courtes que les maxima légaux, elles restent valables. Le texte ne précise pas la durée du renouvellement ; renouvellement compris, l'essai ne peut dépasser 4, 6 ou 8 mois selon la catégorie (L1221-21).

    Sources : Titre IV, article 16 · Article 1er de l'avenant n° 49-2021

    Préavis de démission

    Employés : 1 semaine avant 6 mois d'ancienneté, 1 mois de 6 mois à 2 ans, 2 mois au-delà. Techniciens et agents de maîtrise : 1 puis 2 mois. Cadres : 2 puis 4 mois.

    SituationConventionPrécisions
    Employés, moins de 6 mois d'ancienneté1 semainede date à date
    Employés, de 6 mois à 2 ans1 moisde date à date
    Employés, au-delà de 2 ans2 moisde date à date
    Techniciens et agents de maîtrise, moins de 2 ans1 moisde date à date
    Techniciens et agents de maîtrise, au-delà de 2 ans2 moisde date à date
    Cadres, moins de 2 ans2 moisde date à date
    Cadres, au-delà de 2 ans4 moisde date à date

    Conditions : Salaire maintenu si l'employeur dispense le salarié d'exécuter le préavis. La partie qui ne respecte pas le préavis peut être condamnée à verser une indemnité égale à la rémunération du préavis non effectué.

    Le texte ne vise pas l'ancienneté d'exactement 2 ans : pour les employés, la formule « entre 6 mois et 2 ans » conduit à 1 mois ; pour les autres catégories, le cas n'est pas tranché. Le simulateur du ministère du Travail (code.travail.gouv.fr) retient les mêmes durées.

    Source : Titre IV, article 27

    Préavis de licenciement

    Mêmes durées qu'en démission, hors faute grave ou lourde : de 1 semaine à 2 mois pour les employés, 1 ou 2 mois pour les techniciens et agents de maîtrise, 2 ou 4 mois pour les cadres.

    À noter : Employé ou technicien et agent de maîtrise ayant exactement 2 ans d'ancienneté : le préavis de licenciement est de 2 mois au minimum (L1234-1), la convention ne tranchant pas clairement ce cas.

    SituationConventionPrécisions
    Employés, moins de 6 mois d'ancienneté1 semainede date à date
    Employés, de 6 mois à 2 ans1 moisde date à date
    Employés, au-delà de 2 ans2 moisde date à date ; à 2 ans exactement, 2 mois en application de la loi
    Techniciens et agents de maîtrise, moins de 2 ans1 moisde date à date
    Techniciens et agents de maîtrise, au-delà de 2 ans2 moisde date à date ; à 2 ans exactement, 2 mois en application de la loi
    Cadres, moins de 2 ans2 moisde date à date
    Cadres, au-delà de 2 ans4 moisde date à date

    Conditions : Pas de préavis en cas de faute grave ou lourde. Salaire maintenu en cas de dispense à l'initiative de l'employeur. Pour les salariés handicapés licenciés pour motif économique, le titre IX rappelle le doublement légal du préavis.

    À exactement 2 ans d'ancienneté, l'article L1234-1 impose 2 mois de préavis aux employés comme aux techniciens et agents de maîtrise. Le doublement du préavis pour les travailleurs handicapés (L5213-9, dans la limite de 3 mois) s'applique quel que soit le motif du licenciement, sauf si le préavis conventionnel atteint déjà 3 mois.

    Sources : Titre IV, article 26 · Titre IX, article 5

    Heures pour recherche d'emploi

    Pendant le préavis, 2 heures par jour travaillé ou 1 journée entière par semaine, payées en cas de licenciement (sauf faute grave ou lourde), non payées en cas de démission.

    SituationConventionPrécisions
    Licenciement2 heures par jour travaillé ou 1 journée par semainerémunérées, sauf faute grave ou lourde
    Démission2 heures par jour travaillé ou 1 journée par semainenon rémunérées
    Temps partielau prorata du temps de travailau moins 1 heure par semaine ; temps de travail apprécié sur les 3 mois précédant la notification

    Conditions : Accordées en totalité pour un temps plein (35 heures par semaine ou 151,67 heures par mois).

    Sources : Titre IV, article 26 · Titre IV, article 27

    Indemnité de licenciement

    Dès 8 mois d'ancienneté ininterrompue, hors faute grave ou lourde : 1/4 de mois par année jusqu'à 10 ans, 1/3 de mois par année à partir de 10 ans. Barème identique au barème légal.

    SituationConventionPrécisions
    Années jusqu'à 10 ans1/4 de mois par annéetous salariés, dès 8 mois d'ancienneté ininterrompue
    Années à partir de 10 ans1/3 de mois par annéepour les seules années au-delà de 10 ans
    Salaire de référence1/12 des 12 derniers mois ou 1/3 des 3 derniers moisformule la plus avantageuse ; primes annuelles ou exceptionnelles au prorata

    Conditions : 8 mois d'ancienneté ininterrompus chez le même employeur. Non due en cas de faute grave ou lourde. Pas de plafond.

    Barème aligné sur l'indemnité légale par l'avenant n° 49-2021. Pour l'ancienneté, les absences ne comptent pas, sauf les 30 premiers jours de maladie non professionnelle par année et les cas prévus par la loi (titre IV, article 17.2).

    Exemples de calcul

    AnciennetéTous salariésCode du travail
    5 ans1,25 mois1,25 mois
    10 ans2,5 mois2,5 mois
    20 ans5,83 mois5,83 mois
    30 ans9,17 mois9,17 mois

    Montants en mois de salaire de référence, pour un licenciement hors faute grave, hors majorations ou minorations liées à l'âge. En vert : montant conventionnel supérieur à l'indemnité légale. Pour un calcul en euros au minimum légal, utilisez le calculateur d'indemnité de licenciement.

    Source : Titre IV, article 26

    Indemnité de départ à la retraite

    Départ volontaire : de 1/2 mois après 5 ans à 3 mois après 30 ans. Mise à la retraite : dès 2 ans d'ancienneté, 1/5 de mois par année, plus 2/15 de mois par année au-delà de 10 ans.

    À noter : En cas de mise à la retraite, l'indemnité légale de licenciement s'applique (L1237-7) : elle est plus élevée que le barème conventionnel à toute ancienneté et due dès 8 mois, au lieu de 2 ans.

    SituationConventionPrécisions
    Départ volontaire, après 5 ans1/2 mois
    Départ volontaire, après 10 ans1 mois
    Départ volontaire, après 15 ans1 mois et demi
    Départ volontaire, après 20 ans2 mois
    Départ volontaire, après 25 ans2 mois et demi
    Départ volontaire, après 30 ans3 mois
    Mise à la retraite, moins de 10 ans1/5 de mois par annéeà partir de 2 ans d'ancienneté ininterrompus
    Mise à la retraite, à partir de 10 ans1/5 de mois par année + 2/15 de mois par année au-delà de 10 ansau minimum, l'indemnité légale de licenciement, plus élevée
    Salaire de référence1/12 des 12 derniers mois ou 1/3 des 3 derniers moisformule la plus avantageuse

    Conditions : Départ et mise à la retraite dans les conditions légales. Préavis de départ volontaire : non fixé spécifiquement par la convention.

    Le barème de mise à la retraite reprend l'ancienne formule légale ; il est inférieur à l'indemnité légale de licenciement à toute ancienneté (par exemple 5,33 mois contre 5,83 mois à 20 ans), qui est donc due (L1237-7). Le barème de départ volontaire est supérieur au minimum légal (D1237-1).

    Source : Titre IV, article 29

    Congés pour événements familiaux

    Congés rémunérés en jours ouvrés, sans condition d'ancienneté, incluant les jours légaux : 5 jours pour le mariage ou le Pacs, 3 pour une naissance, 12 ou 14 pour le décès d'un enfant, 1 à 5 pour les autres proches.

    À noter : Annonce d'un handicap, d'une pathologie chronique ou d'un cancer chez un enfant : 10 jours ouvrables au minimum (L3142-4), au lieu de 5 jours ouvrés. Hors adhérents de l'USB-Domicile, décès d'une personne à charge de moins de 25 ans : 14 jours ouvrables, non 7 jours ouvrés.

    ÉvénementConventionPrécisionsCode du travail
    Mariage du salarié5 jours ouvrés4 jours
    Conclusion d'un Pacs du salarié5 jours ouvrés4 jours
    Mariage d'un enfant2 jours ouvrés1 jour
    Naissance3 jours ouvrés3 jours
    Adoption3 jours ouvrés3 jours
    Annonce d'un handicap, d'une pathologie chronique ou d'un cancer chez un enfant5 jours ouvrésminimum légal : 10 jours ouvrables (L3142-4)10 jours
    Décès du conjoint5 jours ouvrés3 jours
    Décès du partenaire de Pacs5 jours ouvrés3 jours
    Décès du concubin5 jours ouvrés3 jours
    Décès d'un enfant de moins de 25 ans14 jours ouvréségalement si l'enfant, quel que soit son âge, était lui-même parent14 jours
    Décès d'un enfant de 25 ans ou plus12 jours ouvréssauf enfant lui-même parent : 14 jours ouvrés12 jours (14 si l'enfant était lui-même parent)
    Décès d'une personne de moins de 25 ans à charge effective et permanente14 jours ouvréshors adhérents de l'USB-Domicile : 7 jours ouvrés, relevés à 14 jours ouvrables par la loi (L3142-4)14 jours
    Décès du père ou de la mère3 jours ouvrés3 jours
    Décès du beau-père ou de la belle-mère3 jours ouvrés« beau-parent » dans le texte3 jours
    Décès d'un frère ou d'une sœur3 jours ouvrés3 jours
    Décès d'un petit-enfant2 jours ouvrésaucun, sauf personne à charge de moins de 25 ans : 14 jours
    Décès d'un grand-parent ou d'un arrière-grand-parent1 jour ouvréaucun
    Décès d'un demi-frère ou d'une demi-sœur1 jour ouvréle Code du travail vise les frères et sœurs sans distinguer : 3 jours ouvrables au minimum (L3142-4)3 jours
    Décès d'un beau-frère ou d'une belle-sœur1 jour ouvréaucun
    Congé de deuil, décès d'un enfant de moins de 25 ansselon la loi8 jours (L3142-1-1), en plus du congé pour décès8 jours
    Congé de deuil, décès d'une personne à charge de moins de 25 ansnon prévu par la convention8 jours prévus par la loi (L3142-1-1), en plus du congé pour décès8 jours
    Enfant malade de moins de 15 ans3 jours ouvrés par anrémunérés, par année civile ; 4 jours dès 3 enfants ; enfant handicapé : 2 jours de plus, jusqu'à 18 ans3 jours par an non rémunérés, 5 dans certains cas (L1225-61)
    Médaille du travail1 jour ouvréaprès 6 mois d'ancienneté·
    Déménagement1 jour ouvréaprès 1 an d'ancienneté, une fois tous les 3 ans·

    Conditions : Sur justificatif. Les jours conventionnels incluent les jours légaux. À prendre dans les délais légaux ou, à défaut, dans les deux semaines de l'événement.

    Version de l'avenant n° 65/2024, non étendu, applicable depuis le 4 janvier 2025 aux adhérents d'une organisation membre de l'USB-Domicile, l'union des employeurs de la branche. Les autres employeurs appliquent la version étendue de l'avenant n° 62/2023, identique sauf : 7 jours ouvrés pour le décès d'une personne à charge de moins de 25 ans, congés à prendre dans les deux semaines de l'événement.

    Colonne Code du travail : minimums en jours ouvrables des articles L3142-4 et L3142-1-1, et congé non rémunéré pour enfant malade de l'article L1225-61 ; « aucun » : pas de congé légal pour cet événement ; « · » : événement hors de ces articles. Si la convention prévoit moins que le minimum légal pour un événement, c'est le minimum légal qui s'applique. Jours ouvrés : du lundi au vendredi en général ; jours ouvrables : du lundi au samedi hors jours fériés chômés. Simulez le minimum légal avec le calculateur de congés pour événements familiaux.

    Sources : Titre IV, article 24.5 · Titre IV, article 24.6 · Article 1er de l'avenant n° 62/2023 · Article C.4 de l'avenant n° 65/2024

    Maladie et maintien de salaire

    Dès 6 mois d'ancienneté, maintien de salaire à 90 % du brut après 3 jours de carence, pendant 60 jours par période de 12 mois (90 jours dès 20 ans d'ancienneté). La prévoyance, financée par le salarié, prend ensuite le relais à 70 % du brut.

    À noter : Dès 6 ans d'ancienneté, l'indemnisation légale (90 % puis 2/3 du salaire, D1226-1 et D1226-2) couvre plus de jours que les 60 ou 90 jours conventionnels : l'employeur doit l'indemnité légale, sans déduire la prévoyance financée par le seul salarié (D1226-5).

    SituationConventionPrécisions
    Maintien de salaire, moins de 20 ans d'ancienneté90 % du salaire brut pendant 60 jourssur 12 mois consécutifs, indemnités journalières de la Sécurité sociale comprises
    Maintien de salaire, 20 ans d'ancienneté et plus90 % du salaire brut pendant 90 jourssur 12 mois consécutifs
    Carence, maladie ou accident de la vie courante3 jours
    Carence, accident du travail ou maladie professionnelleaucune
    Après le maintien de salaire (prévoyance, incapacité)70 % du salaire brutjusqu'au 1 095e jour d'arrêt ; dès le 31e jour pour les salariés de moins de 6 mois d'ancienneté

    Conditions : Au moins 6 mois d'ancienneté, quel que soit l'horaire de travail. Le salarié ne peut percevoir plus de 100 % de son salaire net. Garantie incapacité financée par la cotisation salariale.

    L'arrêté d'extension réserve l'application des règles légales d'indemnisation. Dès 6 ans d'ancienneté, l'indemnisation légale (90 % puis 2/3 du salaire, de 80 à 180 jours selon l'ancienneté) dure plus longtemps que le maintien conventionnel : l'employeur doit alors l'indemnité légale, sans pouvoir en déduire la prévoyance incapacité financée par le seul salarié (D1226-5).

    Sources : Titre VII, article 1.1, Avenant n° 2 du 12 juillet 2011 (titre VII, garanties sociales) · Titre VII, article 1.3, Avenant n° 18-2014 du 29 octobre 2014 (régime de prévoyance) · Titre VII, article 1.4, Avenant n° 55-2022 du 24 octobre 2022 (régime de prévoyance) · Titre VII, article 1.6, Avenant n° 18-2014 du 29 octobre 2014 (régime de prévoyance) · Titre VII, article 1.6 (note d'extension), Avenant n° 18-2014 du 29 octobre 2014 (régime de prévoyance) · Titre VII, article 2.5, Avenant n° 18-2014 du 29 octobre 2014 (régime de prévoyance) · Titre VII, article 2.3, Avenant n° 2 du 12 juillet 2011 (titre VII, garanties sociales) · Titre VII, article 2.4, Avenant n° 2 du 12 juillet 2011 (titre VII, garanties sociales) · Titre VII, article 2.6, Avenant n° 2 du 12 juillet 2011 (titre VII, garanties sociales)

    Mutuelle et prévoyance

    Ce que prévoient les accords de la branche Aide à domicile (BAD) en vigueur au 20 octobre 2026. Les taux de cotisation, les niveaux de garanties et les organismes recommandés changent par avenant : consultez les textes cités.

    Complémentaire santé (mutuelle)

    Prévu par la branche

    Le titre VII de la convention collective organise un régime obligatoire de complémentaire santé dès l'embauche, avec un niveau de base (« Base prime ») et deux formules d'amélioration (« Confort » et « Confort Plus »). L'employeur prend en charge 58 % de la cotisation du niveau de base.

    Salariés couverts
    Tous les salariés dès l'embauche, sauf cas de dispense d'affiliation
    Part de l'employeur
    58 % de la cotisation du niveau de base « Base prime » (salarié seul)
    • Affiliation obligatoire et formules d'améliorationL'affiliation au niveau de base est obligatoire dès l'embauche. L'entreprise peut retenir une formule améliorée à titre collectif obligatoire ; à défaut, le salarié peut y adhérer seul, à sa charge exclusive.
    • Répartition de la cotisationLa cotisation du niveau de base est répartie à 58 % pour l'employeur et 42 % pour le salarié. Si l'entreprise met en place un régime collectif amélioré, la part salariale ne peut pas dépasser celle du cas général.
    • Choix de l'organisme assureurChaque structure doit être affiliée auprès d'un organisme assureur de son choix, après consultation du CSE s'il existe. Un contrat d'entreprise existant peut être conservé s'il offre des garanties au moins équivalentes, acte par acte, avec une part salariale qui ne dépasse pas celle de la branche.

    Sources : Article 17.1 (titre VII), Avenant n° 60/2023 du 7 juillet 2023 (complémentaire santé) · Article 18 (titre VII), Avenant n° 64/2024 du 27 septembre 2024 (complémentaire santé) · Article 18.2 (titre VII), Avenant n° 64/2024 du 27 septembre 2024 (complémentaire santé) · Article 28.1 (titre VII), Avenant n° 64/2024 du 27 septembre 2024 (complémentaire santé) · Article 28.2 (titre VII), Avenant n° 64/2024 du 27 septembre 2024 (complémentaire santé)

    Prévoyance

    Prévu par la branche

    Le titre VII de la convention collective organise un régime de maintien de salaire et de prévoyance couvrant l'incapacité temporaire de travail, l'invalidité, le décès et la rente éducation. Les entreprises qui ne rejoignent pas la mutualisation de branche doivent créer leur propre fonds social.

    Salariés couverts
    Tous les salariés, sans condition d'ancienneté, pour l'incapacité temporaire, le décès et la rente éducation ; 6 mois d'ancienneté pour le maintien de salaire et l'invalidité
    Garanties
    maintien de salaire, incapacité temporaire de travail, invalidité, décès, perte totale et irréversible d'autonomie, rente éducation
    • Garanties et bénéficiairesLe régime couvre l'incapacité, l'invalidité, le décès (ou la perte totale et irréversible d'autonomie) et la rente éducation. L'incapacité temporaire, le décès et la rente éducation concernent tout salarié sans condition d'ancienneté ; le maintien de salaire et l'invalidité exigent 6 mois d'ancienneté.
    • Lien avec le maintien de salaire et financementLa garantie maintien de salaire est à la charge de l'employeur ; les indemnités d'incapacité prennent le relais à la fin de ce maintien. La cotisation invalidité est majoritairement financée par l'employeur, le salarié finançant seul l'incapacité temporaire.
    • Mutualisation et fonds socialLes clauses de désignation ont pris fin : des structures peuvent s'assurer auprès d'autres organismes, avec les mêmes obligations de suivi. Le régime doit financer un fonds social, et les entreprises hors mutualisation de branche doivent créer leur propre fonds.

    Sources : Préambule, Avenant n° 2 du 12 juillet 2011 (titre VII) · Article 5 (titre VII), Avenant n° 2 du 12 juillet 2011 (titre VII) · Article 6 (titre VII), Avenant n° 2 du 12 juillet 2011 (titre VII) · Article 2.1 (titre VII), Avenant n° 2 du 12 juillet 2011 (titre VII) · Article 5.1 (titre VII), Avenant n° 2 du 12 juillet 2011 (titre VII) · Article 6.1 (titre VII), Avenant n° 2 du 12 juillet 2011 (titre VII) · Article 3.1 (titre VII), Avenant n° 18-2014 du 29 octobre 2014 (prévoyance) · Article 1.1 (titre VII), Avenant n° 2 du 12 juillet 2011 (titre VII) · Article 1er (titre VII), Avenant n° 18-2014 du 29 octobre 2014 (prévoyance) · Article 2.3 (titre VII), Avenant n° 2 du 12 juillet 2011 (titre VII) · Article 11.1 (titre VII), Avenant n° 46-2021 du 21 janvier 2021 (prévoyance) · Préambule, Avenant n° 45-2020 du 24 septembre 2020 (prévoyance) · Article 12.1 (titre VII), Avenant n° 45-2020 du 24 septembre 2020 (prévoyance) · Article 14.1 (titre VII), Avenant n° 45-2020 du 24 septembre 2020 (prévoyance) · Article 14.2 (titre VII), Avenant n° 45-2020 du 24 septembre 2020 (prévoyance)

    À retenir aussi

    Codes APE les plus fréquents

    Codes APE dont une part importante des salariés relève de la convention Aide à domicile (BAD), d'après les données de la Dares au 31 décembre 2024. Le code APE n'est qu'un indice : la convention applicable dépend de l'activité principale réellement exercée.

    Rechercher un autre code APE

    Questions fréquentes

    Quelle est la durée de la période d'essai dans la convention collective Aide à domicile (BAD) ?

    En CDI : 1 mois pour les employés, 2 mois pour les techniciens et agents de maîtrise, 3 mois pour les cadres, renouvelable une fois. En CDD : durée légale.

    Quel est le préavis de démission dans la convention collective Aide à domicile (BAD) ?

    Employés : 1 semaine avant 6 mois d'ancienneté, 1 mois de 6 mois à 2 ans, 2 mois au-delà. Techniciens et agents de maîtrise : 1 puis 2 mois. Cadres : 2 puis 4 mois.

    Quel est le préavis de licenciement dans la convention collective Aide à domicile (BAD) ?

    Mêmes durées qu'en démission, hors faute grave ou lourde : de 1 semaine à 2 mois pour les employés, 1 ou 2 mois pour les techniciens et agents de maîtrise, 2 ou 4 mois pour les cadres. Employé ou technicien et agent de maîtrise ayant exactement 2 ans d'ancienneté : le préavis de licenciement est de 2 mois au minimum (L1234-1), la convention ne tranchant pas clairement ce cas. Le préavis légal s'applique s'il est plus favorable au salarié.

    Comment est calculée l'indemnité de licenciement dans la convention collective Aide à domicile (BAD) ?

    Dès 8 mois d'ancienneté ininterrompue, hors faute grave ou lourde : 1/4 de mois par année jusqu'à 10 ans, 1/3 de mois par année à partir de 10 ans. Barème identique au barème légal. Le salarié perçoit la plus élevée de l'indemnité conventionnelle et de l'indemnité légale.

    Quels congés pour événements familiaux prévoit la convention collective Aide à domicile (BAD) ?

    Congés rémunérés en jours ouvrés, sans condition d'ancienneté, incluant les jours légaux : 5 jours pour le mariage ou le Pacs, 3 pour une naissance, 12 ou 14 pour le décès d'un enfant, 1 à 5 pour les autres proches. Annonce d'un handicap, d'une pathologie chronique ou d'un cancer chez un enfant : 10 jours ouvrables au minimum (L3142-4), au lieu de 5 jours ouvrés. Hors adhérents de l'USB-Domicile, décès d'une personne à charge de moins de 25 ans : 14 jours ouvrables, non 7 jours ouvrés. Le minimum du Code du travail s'applique si la convention prévoit moins.

    Le salaire est-il maintenu en cas d'arrêt maladie dans la convention collective Aide à domicile (BAD) ?

    Dès 6 mois d'ancienneté, maintien de salaire à 90 % du brut après 3 jours de carence, pendant 60 jours par période de 12 mois (90 jours dès 20 ans d'ancienneté). La prévoyance, financée par le salarié, prend ensuite le relais à 70 % du brut. Dès 6 ans d'ancienneté, l'indemnisation légale (90 % puis 2/3 du salaire, D1226-1 et D1226-2) couvre plus de jours que les 60 ou 90 jours conventionnels : l'employeur doit l'indemnité légale, sans déduire la prévoyance financée par le seul salarié (D1226-5).

    La convention collective Aide à domicile (BAD) prévoit-elle une mutuelle obligatoire ?

    Le titre VII de la convention collective organise un régime obligatoire de complémentaire santé dès l'embauche, avec un niveau de base (« Base prime ») et deux formules d'amélioration (« Confort » et « Confort Plus »). L'employeur prend en charge 58 % de la cotisation du niveau de base. Salariés couverts : Tous les salariés dès l'embauche, sauf cas de dispense d'affiliation. Part de l'employeur : 58 % de la cotisation du niveau de base « Base prime » (salarié seul). Dans tous les cas, l'employeur doit proposer une complémentaire santé collective et en financer au moins la moitié (article L911-7 du Code de la sécurité sociale).

    Quelle prévoyance prévoit la convention collective Aide à domicile (BAD) ?

    Le titre VII de la convention collective organise un régime de maintien de salaire et de prévoyance couvrant l'incapacité temporaire de travail, l'invalidité, le décès et la rente éducation. Les entreprises qui ne rejoignent pas la mutualisation de branche doivent créer leur propre fonds social. Salariés couverts : Tous les salariés, sans condition d'ancienneté, pour l'incapacité temporaire, le décès et la rente éducation ; 6 mois d'ancienneté pour le maintien de salaire et l'invalidité. Garanties : maintien de salaire, incapacité temporaire de travail, invalidité, décès, perte totale et irréversible d'autonomie, rente éducation. Pour les cadres, l'accord national interprofessionnel du 17 novembre 2017 impose en outre une cotisation patronale de 1,50 % de la tranche 1.

    Sources

    Texte en vigueur au 21 octobre 2026 : Convention collective nationale de la branche de l'aide, de l'accompagnement, des soins et des services à domicile du 21 mai 2010, sur Légifrance. Les durées et montants de cette page sont des minimums conventionnels : votre contrat de travail ou un accord d'entreprise peut prévoir plus favorable. Ils ne constituent pas un conseil juridique.

    1. Titre IV, article 16
    2. Article 1er de l'avenant n° 49-2021
    3. Titre IV, article 27
    4. Titre IV, article 26
    5. Titre IX, article 5
    6. Titre IV, article 29
    7. Titre IV, article 24.5
    8. Titre IV, article 24.6
    9. Article 1er de l'avenant n° 62/2023
    10. Article C.4 de l'avenant n° 65/2024
    11. Titre VII, article 1.1, Avenant n° 2 du 12 juillet 2011 (titre VII, garanties sociales)
    12. Titre VII, article 1.3, Avenant n° 18-2014 du 29 octobre 2014 (régime de prévoyance)
    13. Titre VII, article 1.4, Avenant n° 55-2022 du 24 octobre 2022 (régime de prévoyance)
    14. Titre VII, article 1.6, Avenant n° 18-2014 du 29 octobre 2014 (régime de prévoyance)
    15. Titre VII, article 1.6 (note d'extension), Avenant n° 18-2014 du 29 octobre 2014 (régime de prévoyance)
    16. Titre VII, article 2.5, Avenant n° 18-2014 du 29 octobre 2014 (régime de prévoyance)
    17. Titre VII, article 2.3, Avenant n° 2 du 12 juillet 2011 (titre VII, garanties sociales)
    18. Titre VII, article 2.4, Avenant n° 2 du 12 juillet 2011 (titre VII, garanties sociales)
    19. Titre VII, article 2.6, Avenant n° 2 du 12 juillet 2011 (titre VII, garanties sociales)
    20. Titre III, article 19
    21. Titre III, article 19.2
    22. Titre IV, article 24.4
    23. Titre Ier, article 1er
    24. Article 17.1 (titre VII), Avenant n° 60/2023 du 7 juillet 2023 (complémentaire santé)
    25. Article 18 (titre VII), Avenant n° 64/2024 du 27 septembre 2024 (complémentaire santé)
    26. Article 18.2 (titre VII), Avenant n° 64/2024 du 27 septembre 2024 (complémentaire santé)
    27. Article 28.1 (titre VII), Avenant n° 64/2024 du 27 septembre 2024 (complémentaire santé)
    28. Article 28.2 (titre VII), Avenant n° 64/2024 du 27 septembre 2024 (complémentaire santé)
    29. Article 11.1 (titre VII), Avenant n° 46-2021 du 21 janvier 2021 (prévoyance)
    30. Préambule, Avenant n° 45-2020 du 24 septembre 2020 (prévoyance)
    31. Article 12.1 (titre VII), Avenant n° 45-2020 du 24 septembre 2020 (prévoyance)
    32. Article 14.1 (titre VII), Avenant n° 45-2020 du 24 septembre 2020 (prévoyance)
    33. Article 14.2 (titre VII), Avenant n° 45-2020 du 24 septembre 2020 (prévoyance)

    Méthode : texte intégral de la convention issu de la base KALI de la DILA, contrôlé avec les règles publiées par le ministère du Travail pour les simulateurs de code.travail.gouv.fr, puis relu article par article. Code du travail : version en vigueur, base LEGI de la DILA. Une erreur ? Écrivez à contact@agentrh.ai.

    AgentRH applique votre convention collective et vos accords d'entreprise à chaque question RH, cite l'article et retient la disposition la plus favorable, directement dans Teams.

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