Convention collective Aide à domicile (BAD), IDCC 2941.
Entreprises et organismes privés à but non lucratif dont l'activité principale est l'aide, le soin, l'accompagnement ou les services aux personnes à domicile ou de proximité (associations d'aide à domicile, services de soins infirmiers à domicile, etc.), sauf exclusions listées. Cette fiche reprend les règles de la convention en vigueur au 21 octobre 2026 : période d'essai, préavis, indemnités, congés familiaux et maladie, avec pour chacune l'article de la convention et le minimum prévu par le Code du travail.
Chaque emploi relève d'une filière (intervention ou support), d'une catégorie (employé, technicien et agent de maîtrise, cadre), d'un degré (1 ou 2) et d'un échelon (1 à 3).
Période d'essai
CDI : employés 1 mois, techniciens et agents de maîtrise 2 mois, cadres 3 mois, renouvelable une fois.
Préavis de démission
Employés : 1 semaine, 1 mois, puis 2 mois après 2 ans. Agents de maîtrise et techniciens : 1 puis 2 mois. Cadres : 2 puis 4.
Préavis de licenciement
Employés : 1 semaine, 1 mois, puis 2 mois dès 2 ans. Agents de maîtrise et techniciens : 1 puis 2 mois. Cadres : 2 puis 4.
Heures pour recherche d'emploi
2 heures par jour travaillé ou 1 journée par semaine, payées en licenciement, non payées en démission ; prorata pour le temps partiel.
Indemnité de licenciement
Dès 8 mois : 1/4 de mois par année jusqu'à 10 ans, 1/3 de mois par année au-delà. Identique au barème légal.
Indemnité de départ à la retraite
Départ volontaire : 1/2 mois après 5 ans jusqu'à 3 mois après 30 ans. Mise à la retraite : indemnité légale de licenciement, plus favorable.
Congés pour événements familiaux
Mariage ou Pacs 5 jours ouvrés, naissance 3, décès d'un enfant 12 ou 14 ; annonce d'un handicap d'un enfant : 10 jours ouvrables légaux.
Maladie et maintien de salaire
Dès 6 mois : 90 % après 3 jours de carence, 60 jours (90 dès 20 ans). Dès 6 ans, le minimum légal à 2/3 prolonge l'indemnisation.
Mutuelle et prévoyance
Complémentaire santé de branche : oui. Prévoyance de branche : oui.
Simuler le préavis et l'indemnité de licenciement
Indiquez la catégorie et l'ancienneté du salarié : le simulateur applique la convention Aide à domicile (BAD), la compare au Code du travail et retient la règle la plus favorable. Les calculs restent dans votre navigateur.
Simulation indicative, selon le motif choisi (à défaut, licenciement pour motif personnel), hors faute grave ou lourde et hors inaptitude. Un accord d'entreprise ou le contrat de travail peut prévoir plus favorable. Elle ne constitue pas un conseil juridique.
Grille des salaires
Les salaires minima de la convention Aide à domicile (BAD) en vigueur en 2026, niveau par niveau, comparés au SMIC du 1er juin 2026, avec le texte applicable et son état d'extension.
En CDI : 1 mois pour les employés, 2 mois pour les techniciens et agents de maîtrise, 3 mois pour les cadres, renouvelable une fois. En CDD : durée légale.
Situation
Convention
Précisions
Employés
1 mois
renouvelable une fois
Techniciens et agents de maîtrise
2 mois
renouvelable une fois
Cadres
3 mois
renouvelable une fois
Embauche après un stage de fin d'études
durée du stage déduite
sans réduire l'essai de plus de moitié ; déduction intégrale si l'emploi correspond aux activités du stage (L1221-24)
CDD
durée légale
mêmes délais de prévenance que pour le CDI
Conditions : L'essai et la possibilité de le renouveler doivent figurer expressément dans le contrat de travail. Délais de prévenance identiques aux délais légaux (24 heures à 1 mois pour l'employeur, 24 ou 48 heures pour le salarié).
Durées fixées par l'avenant n° 49-2021, postérieur à la loi du 25 juin 2008 : plus courtes que les maxima légaux, elles restent valables. Le texte ne précise pas la durée du renouvellement ; renouvellement compris, l'essai ne peut dépasser 4, 6 ou 8 mois selon la catégorie (L1221-21).
Employés : 1 semaine avant 6 mois d'ancienneté, 1 mois de 6 mois à 2 ans, 2 mois au-delà. Techniciens et agents de maîtrise : 1 puis 2 mois. Cadres : 2 puis 4 mois.
Situation
Convention
Précisions
Employés, moins de 6 mois d'ancienneté
1 semaine
de date à date
Employés, de 6 mois à 2 ans
1 mois
de date à date
Employés, au-delà de 2 ans
2 mois
de date à date
Techniciens et agents de maîtrise, moins de 2 ans
1 mois
de date à date
Techniciens et agents de maîtrise, au-delà de 2 ans
2 mois
de date à date
Cadres, moins de 2 ans
2 mois
de date à date
Cadres, au-delà de 2 ans
4 mois
de date à date
Conditions : Salaire maintenu si l'employeur dispense le salarié d'exécuter le préavis. La partie qui ne respecte pas le préavis peut être condamnée à verser une indemnité égale à la rémunération du préavis non effectué.
Le texte ne vise pas l'ancienneté d'exactement 2 ans : pour les employés, la formule « entre 6 mois et 2 ans » conduit à 1 mois ; pour les autres catégories, le cas n'est pas tranché. Le simulateur du ministère du Travail (code.travail.gouv.fr) retient les mêmes durées.
Mêmes durées qu'en démission, hors faute grave ou lourde : de 1 semaine à 2 mois pour les employés, 1 ou 2 mois pour les techniciens et agents de maîtrise, 2 ou 4 mois pour les cadres.
À noter : Employé ou technicien et agent de maîtrise ayant exactement 2 ans d'ancienneté : le préavis de licenciement est de 2 mois au minimum (L1234-1), la convention ne tranchant pas clairement ce cas.
Situation
Convention
Précisions
Employés, moins de 6 mois d'ancienneté
1 semaine
de date à date
Employés, de 6 mois à 2 ans
1 mois
de date à date
Employés, au-delà de 2 ans
2 mois
de date à date ; à 2 ans exactement, 2 mois en application de la loi
Techniciens et agents de maîtrise, moins de 2 ans
1 mois
de date à date
Techniciens et agents de maîtrise, au-delà de 2 ans
2 mois
de date à date ; à 2 ans exactement, 2 mois en application de la loi
Cadres, moins de 2 ans
2 mois
de date à date
Cadres, au-delà de 2 ans
4 mois
de date à date
Conditions : Pas de préavis en cas de faute grave ou lourde. Salaire maintenu en cas de dispense à l'initiative de l'employeur. Pour les salariés handicapés licenciés pour motif économique, le titre IX rappelle le doublement légal du préavis.
À exactement 2 ans d'ancienneté, l'article L1234-1 impose 2 mois de préavis aux employés comme aux techniciens et agents de maîtrise. Le doublement du préavis pour les travailleurs handicapés (L5213-9, dans la limite de 3 mois) s'applique quel que soit le motif du licenciement, sauf si le préavis conventionnel atteint déjà 3 mois.
Pendant le préavis, 2 heures par jour travaillé ou 1 journée entière par semaine, payées en cas de licenciement (sauf faute grave ou lourde), non payées en cas de démission.
Situation
Convention
Précisions
Licenciement
2 heures par jour travaillé ou 1 journée par semaine
rémunérées, sauf faute grave ou lourde
Démission
2 heures par jour travaillé ou 1 journée par semaine
non rémunérées
Temps partiel
au prorata du temps de travail
au moins 1 heure par semaine ; temps de travail apprécié sur les 3 mois précédant la notification
Conditions : Accordées en totalité pour un temps plein (35 heures par semaine ou 151,67 heures par mois).
Dès 8 mois d'ancienneté ininterrompue, hors faute grave ou lourde : 1/4 de mois par année jusqu'à 10 ans, 1/3 de mois par année à partir de 10 ans. Barème identique au barème légal.
Situation
Convention
Précisions
Années jusqu'à 10 ans
1/4 de mois par année
tous salariés, dès 8 mois d'ancienneté ininterrompue
Années à partir de 10 ans
1/3 de mois par année
pour les seules années au-delà de 10 ans
Salaire de référence
1/12 des 12 derniers mois ou 1/3 des 3 derniers mois
formule la plus avantageuse ; primes annuelles ou exceptionnelles au prorata
Conditions : 8 mois d'ancienneté ininterrompus chez le même employeur. Non due en cas de faute grave ou lourde. Pas de plafond.
Barème aligné sur l'indemnité légale par l'avenant n° 49-2021. Pour l'ancienneté, les absences ne comptent pas, sauf les 30 premiers jours de maladie non professionnelle par année et les cas prévus par la loi (titre IV, article 17.2).
Exemples de calcul
Ancienneté
Tous salariés
Code du travail
5 ans
1,25 mois
1,25 mois
10 ans
2,5 mois
2,5 mois
20 ans
5,83 mois
5,83 mois
30 ans
9,17 mois
9,17 mois
Montants en mois de salaire de référence, pour un licenciement hors faute grave, hors majorations ou minorations liées à l'âge. En vert : montant conventionnel supérieur à l'indemnité légale. Pour un calcul en euros au minimum légal, utilisez le calculateur d'indemnité de licenciement.
Départ volontaire : de 1/2 mois après 5 ans à 3 mois après 30 ans. Mise à la retraite : dès 2 ans d'ancienneté, 1/5 de mois par année, plus 2/15 de mois par année au-delà de 10 ans.
À noter : En cas de mise à la retraite, l'indemnité légale de licenciement s'applique (L1237-7) : elle est plus élevée que le barème conventionnel à toute ancienneté et due dès 8 mois, au lieu de 2 ans.
Situation
Convention
Précisions
Départ volontaire, après 5 ans
1/2 mois
Départ volontaire, après 10 ans
1 mois
Départ volontaire, après 15 ans
1 mois et demi
Départ volontaire, après 20 ans
2 mois
Départ volontaire, après 25 ans
2 mois et demi
Départ volontaire, après 30 ans
3 mois
Mise à la retraite, moins de 10 ans
1/5 de mois par année
à partir de 2 ans d'ancienneté ininterrompus
Mise à la retraite, à partir de 10 ans
1/5 de mois par année + 2/15 de mois par année au-delà de 10 ans
au minimum, l'indemnité légale de licenciement, plus élevée
Salaire de référence
1/12 des 12 derniers mois ou 1/3 des 3 derniers mois
formule la plus avantageuse
Conditions : Départ et mise à la retraite dans les conditions légales. Préavis de départ volontaire : non fixé spécifiquement par la convention.
Le barème de mise à la retraite reprend l'ancienne formule légale ; il est inférieur à l'indemnité légale de licenciement à toute ancienneté (par exemple 5,33 mois contre 5,83 mois à 20 ans), qui est donc due (L1237-7). Le barème de départ volontaire est supérieur au minimum légal (D1237-1).
Congés rémunérés en jours ouvrés, sans condition d'ancienneté, incluant les jours légaux : 5 jours pour le mariage ou le Pacs, 3 pour une naissance, 12 ou 14 pour le décès d'un enfant, 1 à 5 pour les autres proches.
À noter : Annonce d'un handicap, d'une pathologie chronique ou d'un cancer chez un enfant : 10 jours ouvrables au minimum (L3142-4), au lieu de 5 jours ouvrés. Hors adhérents de l'USB-Domicile, décès d'une personne à charge de moins de 25 ans : 14 jours ouvrables, non 7 jours ouvrés.
Événement
Convention
Précisions
Code du travail
Mariage du salarié
5 jours ouvrés
4 jours
Conclusion d'un Pacs du salarié
5 jours ouvrés
4 jours
Mariage d'un enfant
2 jours ouvrés
1 jour
Naissance
3 jours ouvrés
3 jours
Adoption
3 jours ouvrés
3 jours
Annonce d'un handicap, d'une pathologie chronique ou d'un cancer chez un enfant
5 jours ouvrés
minimum légal : 10 jours ouvrables (L3142-4)
10 jours
Décès du conjoint
5 jours ouvrés
3 jours
Décès du partenaire de Pacs
5 jours ouvrés
3 jours
Décès du concubin
5 jours ouvrés
3 jours
Décès d'un enfant de moins de 25 ans
14 jours ouvrés
également si l'enfant, quel que soit son âge, était lui-même parent
14 jours
Décès d'un enfant de 25 ans ou plus
12 jours ouvrés
sauf enfant lui-même parent : 14 jours ouvrés
12 jours (14 si l'enfant était lui-même parent)
Décès d'une personne de moins de 25 ans à charge effective et permanente
14 jours ouvrés
hors adhérents de l'USB-Domicile : 7 jours ouvrés, relevés à 14 jours ouvrables par la loi (L3142-4)
14 jours
Décès du père ou de la mère
3 jours ouvrés
3 jours
Décès du beau-père ou de la belle-mère
3 jours ouvrés
« beau-parent » dans le texte
3 jours
Décès d'un frère ou d'une sœur
3 jours ouvrés
3 jours
Décès d'un petit-enfant
2 jours ouvrés
aucun, sauf personne à charge de moins de 25 ans : 14 jours
Décès d'un grand-parent ou d'un arrière-grand-parent
1 jour ouvré
aucun
Décès d'un demi-frère ou d'une demi-sœur
1 jour ouvré
le Code du travail vise les frères et sœurs sans distinguer : 3 jours ouvrables au minimum (L3142-4)
3 jours
Décès d'un beau-frère ou d'une belle-sœur
1 jour ouvré
aucun
Congé de deuil, décès d'un enfant de moins de 25 ans
selon la loi
8 jours (L3142-1-1), en plus du congé pour décès
8 jours
Congé de deuil, décès d'une personne à charge de moins de 25 ans
non prévu par la convention
8 jours prévus par la loi (L3142-1-1), en plus du congé pour décès
8 jours
Enfant malade de moins de 15 ans
3 jours ouvrés par an
rémunérés, par année civile ; 4 jours dès 3 enfants ; enfant handicapé : 2 jours de plus, jusqu'à 18 ans
3 jours par an non rémunérés, 5 dans certains cas (L1225-61)
Médaille du travail
1 jour ouvré
après 6 mois d'ancienneté
·
Déménagement
1 jour ouvré
après 1 an d'ancienneté, une fois tous les 3 ans
·
Conditions : Sur justificatif. Les jours conventionnels incluent les jours légaux. À prendre dans les délais légaux ou, à défaut, dans les deux semaines de l'événement.
Version de l'avenant n° 65/2024, non étendu, applicable depuis le 4 janvier 2025 aux adhérents d'une organisation membre de l'USB-Domicile, l'union des employeurs de la branche. Les autres employeurs appliquent la version étendue de l'avenant n° 62/2023, identique sauf : 7 jours ouvrés pour le décès d'une personne à charge de moins de 25 ans, congés à prendre dans les deux semaines de l'événement.
Colonne Code du travail : minimums en jours ouvrables des articles L3142-4 et L3142-1-1, et congé non rémunéré pour enfant malade de l'article L1225-61 ; « aucun » : pas de congé légal pour cet événement ; « · » : événement hors de ces articles. Si la convention prévoit moins que le minimum légal pour un événement, c'est le minimum légal qui s'applique. Jours ouvrés : du lundi au vendredi en général ; jours ouvrables : du lundi au samedi hors jours fériés chômés. Simulez le minimum légal avec le calculateur de congés pour événements familiaux.
Dès 6 mois d'ancienneté, maintien de salaire à 90 % du brut après 3 jours de carence, pendant 60 jours par période de 12 mois (90 jours dès 20 ans d'ancienneté). La prévoyance, financée par le salarié, prend ensuite le relais à 70 % du brut.
À noter : Dès 6 ans d'ancienneté, l'indemnisation légale (90 % puis 2/3 du salaire, D1226-1 et D1226-2) couvre plus de jours que les 60 ou 90 jours conventionnels : l'employeur doit l'indemnité légale, sans déduire la prévoyance financée par le seul salarié (D1226-5).
Situation
Convention
Précisions
Maintien de salaire, moins de 20 ans d'ancienneté
90 % du salaire brut pendant 60 jours
sur 12 mois consécutifs, indemnités journalières de la Sécurité sociale comprises
Maintien de salaire, 20 ans d'ancienneté et plus
90 % du salaire brut pendant 90 jours
sur 12 mois consécutifs
Carence, maladie ou accident de la vie courante
3 jours
Carence, accident du travail ou maladie professionnelle
aucune
Après le maintien de salaire (prévoyance, incapacité)
70 % du salaire brut
jusqu'au 1 095e jour d'arrêt ; dès le 31e jour pour les salariés de moins de 6 mois d'ancienneté
Conditions : Au moins 6 mois d'ancienneté, quel que soit l'horaire de travail. Le salarié ne peut percevoir plus de 100 % de son salaire net. Garantie incapacité financée par la cotisation salariale.
L'arrêté d'extension réserve l'application des règles légales d'indemnisation. Dès 6 ans d'ancienneté, l'indemnisation légale (90 % puis 2/3 du salaire, de 80 à 180 jours selon l'ancienneté) dure plus longtemps que le maintien conventionnel : l'employeur doit alors l'indemnité légale, sans pouvoir en déduire la prévoyance incapacité financée par le seul salarié (D1226-5).
Ce que prévoient les accords de la branche Aide à domicile (BAD) en vigueur au 20 octobre 2026. Les taux de cotisation, les niveaux de garanties et les organismes recommandés changent par avenant : consultez les textes cités.
Complémentaire santé (mutuelle)
Prévu par la branche
Le titre VII de la convention collective organise un régime obligatoire de complémentaire santé dès l'embauche, avec un niveau de base (« Base prime ») et deux formules d'amélioration (« Confort » et « Confort Plus »). L'employeur prend en charge 58 % de la cotisation du niveau de base.
Salariés couverts
Tous les salariés dès l'embauche, sauf cas de dispense d'affiliation
Part de l'employeur
58 % de la cotisation du niveau de base « Base prime » (salarié seul)
Affiliation obligatoire et formules d'améliorationL'affiliation au niveau de base est obligatoire dès l'embauche. L'entreprise peut retenir une formule améliorée à titre collectif obligatoire ; à défaut, le salarié peut y adhérer seul, à sa charge exclusive.
Répartition de la cotisationLa cotisation du niveau de base est répartie à 58 % pour l'employeur et 42 % pour le salarié. Si l'entreprise met en place un régime collectif amélioré, la part salariale ne peut pas dépasser celle du cas général.
Choix de l'organisme assureurChaque structure doit être affiliée auprès d'un organisme assureur de son choix, après consultation du CSE s'il existe. Un contrat d'entreprise existant peut être conservé s'il offre des garanties au moins équivalentes, acte par acte, avec une part salariale qui ne dépasse pas celle de la branche.
Le titre VII de la convention collective organise un régime de maintien de salaire et de prévoyance couvrant l'incapacité temporaire de travail, l'invalidité, le décès et la rente éducation. Les entreprises qui ne rejoignent pas la mutualisation de branche doivent créer leur propre fonds social.
Salariés couverts
Tous les salariés, sans condition d'ancienneté, pour l'incapacité temporaire, le décès et la rente éducation ; 6 mois d'ancienneté pour le maintien de salaire et l'invalidité
Garanties
maintien de salaire, incapacité temporaire de travail, invalidité, décès, perte totale et irréversible d'autonomie, rente éducation
Garanties et bénéficiairesLe régime couvre l'incapacité, l'invalidité, le décès (ou la perte totale et irréversible d'autonomie) et la rente éducation. L'incapacité temporaire, le décès et la rente éducation concernent tout salarié sans condition d'ancienneté ; le maintien de salaire et l'invalidité exigent 6 mois d'ancienneté.
Lien avec le maintien de salaire et financementLa garantie maintien de salaire est à la charge de l'employeur ; les indemnités d'incapacité prennent le relais à la fin de ce maintien. La cotisation invalidité est majoritairement financée par l'employeur, le salarié finançant seul l'incapacité temporaire.
Mutualisation et fonds socialLes clauses de désignation ont pris fin : des structures peuvent s'assurer auprès d'autres organismes, avec les mêmes obligations de suivi. Le régime doit financer un fonds social, et les entreprises hors mutualisation de branche doivent créer leur propre fonds.
Les heures travaillées le dimanche ou un jour férié donnent droit à une majoration de 45 % du taux horaire ou à un repos compensateur de 45 % du temps travaillé.
Des jours de congés supplémentaires sont accordés selon l'ancienneté dans l'entreprise : 1 jour ouvré après 5 ans, jusqu'à 7 jours ouvrés après 40 ans. Cette version, non étendue, s'applique depuis le 26 janvier 2026 aux adhérents de l'USB-Domicile ; les autres employeurs appliquent la version antérieure de l'article.
Codes APE dont une part importante des salariés relève de la convention Aide à domicile (BAD), d'après les données de la Dares au 31 décembre 2024. Le code APE n'est qu'un indice : la convention applicable dépend de l'activité principale réellement exercée.
Quelle est la durée de la période d'essai dans la convention collective Aide à domicile (BAD) ?+
En CDI : 1 mois pour les employés, 2 mois pour les techniciens et agents de maîtrise, 3 mois pour les cadres, renouvelable une fois. En CDD : durée légale.
Quel est le préavis de démission dans la convention collective Aide à domicile (BAD) ?+
Employés : 1 semaine avant 6 mois d'ancienneté, 1 mois de 6 mois à 2 ans, 2 mois au-delà. Techniciens et agents de maîtrise : 1 puis 2 mois. Cadres : 2 puis 4 mois.
Quel est le préavis de licenciement dans la convention collective Aide à domicile (BAD) ?+
Mêmes durées qu'en démission, hors faute grave ou lourde : de 1 semaine à 2 mois pour les employés, 1 ou 2 mois pour les techniciens et agents de maîtrise, 2 ou 4 mois pour les cadres. Employé ou technicien et agent de maîtrise ayant exactement 2 ans d'ancienneté : le préavis de licenciement est de 2 mois au minimum (L1234-1), la convention ne tranchant pas clairement ce cas. Le préavis légal s'applique s'il est plus favorable au salarié.
Comment est calculée l'indemnité de licenciement dans la convention collective Aide à domicile (BAD) ?+
Dès 8 mois d'ancienneté ininterrompue, hors faute grave ou lourde : 1/4 de mois par année jusqu'à 10 ans, 1/3 de mois par année à partir de 10 ans. Barème identique au barème légal. Le salarié perçoit la plus élevée de l'indemnité conventionnelle et de l'indemnité légale.
Quels congés pour événements familiaux prévoit la convention collective Aide à domicile (BAD) ?+
Congés rémunérés en jours ouvrés, sans condition d'ancienneté, incluant les jours légaux : 5 jours pour le mariage ou le Pacs, 3 pour une naissance, 12 ou 14 pour le décès d'un enfant, 1 à 5 pour les autres proches. Annonce d'un handicap, d'une pathologie chronique ou d'un cancer chez un enfant : 10 jours ouvrables au minimum (L3142-4), au lieu de 5 jours ouvrés. Hors adhérents de l'USB-Domicile, décès d'une personne à charge de moins de 25 ans : 14 jours ouvrables, non 7 jours ouvrés. Le minimum du Code du travail s'applique si la convention prévoit moins.
Le salaire est-il maintenu en cas d'arrêt maladie dans la convention collective Aide à domicile (BAD) ?+
Dès 6 mois d'ancienneté, maintien de salaire à 90 % du brut après 3 jours de carence, pendant 60 jours par période de 12 mois (90 jours dès 20 ans d'ancienneté). La prévoyance, financée par le salarié, prend ensuite le relais à 70 % du brut. Dès 6 ans d'ancienneté, l'indemnisation légale (90 % puis 2/3 du salaire, D1226-1 et D1226-2) couvre plus de jours que les 60 ou 90 jours conventionnels : l'employeur doit l'indemnité légale, sans déduire la prévoyance financée par le seul salarié (D1226-5).
La convention collective Aide à domicile (BAD) prévoit-elle une mutuelle obligatoire ?+
Le titre VII de la convention collective organise un régime obligatoire de complémentaire santé dès l'embauche, avec un niveau de base (« Base prime ») et deux formules d'amélioration (« Confort » et « Confort Plus »). L'employeur prend en charge 58 % de la cotisation du niveau de base. Salariés couverts : Tous les salariés dès l'embauche, sauf cas de dispense d'affiliation. Part de l'employeur : 58 % de la cotisation du niveau de base « Base prime » (salarié seul). Dans tous les cas, l'employeur doit proposer une complémentaire santé collective et en financer au moins la moitié (article L911-7 du Code de la sécurité sociale).
Quelle prévoyance prévoit la convention collective Aide à domicile (BAD) ?+
Le titre VII de la convention collective organise un régime de maintien de salaire et de prévoyance couvrant l'incapacité temporaire de travail, l'invalidité, le décès et la rente éducation. Les entreprises qui ne rejoignent pas la mutualisation de branche doivent créer leur propre fonds social. Salariés couverts : Tous les salariés, sans condition d'ancienneté, pour l'incapacité temporaire, le décès et la rente éducation ; 6 mois d'ancienneté pour le maintien de salaire et l'invalidité. Garanties : maintien de salaire, incapacité temporaire de travail, invalidité, décès, perte totale et irréversible d'autonomie, rente éducation. Pour les cadres, l'accord national interprofessionnel du 17 novembre 2017 impose en outre une cotisation patronale de 1,50 % de la tranche 1.
Méthode : texte intégral de la convention issu de la base KALI de la DILA, contrôlé avec les règles publiées par le ministère du Travail pour les simulateurs de code.travail.gouv.fr, puis relu article par article. Code du travail : version en vigueur, base LEGI de la DILA. Une erreur ? Écrivez à contact@agentrh.ai.
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