Convention collective Restauration collective, IDCC 1266.

Employeurs et salariés de la restauration collective en France métropolitaine (codes NAF 55.5A et 55.5C à l'époque du texte) qui préparent et fournissent des repas dans des collectivités publiques ou privées : entreprises et administrations, enseignement, hôpitaux, personnes âgées, social et médico-social. L'avitaillement ferroviaire, maritime et aérien est exclu. Cette fiche reprend les règles de la convention en vigueur au 21 octobre 2026 : période d'essai, préavis, indemnités, congés familiaux et maladie, avec pour chacune l'article de la convention et le minimum prévu par le Code du travail.

L'essentiel

Grille en 9 niveaux issue de l'avenant n° 47 : niveaux I à V pour les employés, VI à VIII pour les agents de maîtrise, IX pour les cadres, avec 30 emplois repères.

Période d'essai
Employés 2 mois non renouvelables, maîtrise 3 mois renouvelables 1 mois, cadres 4 mois renouvelables 2 mois (4 mois pour les cadres supérieurs).
Préavis de démission
Employés : 8 jours avant 6 mois, puis 1 mois. Maîtrise : 1 mois, 2 mois après 2 ans. Cadres : 3 mois.
Préavis de licenciement
Employés : 8 jours, 1 mois, puis 2 mois après 2 ans. Maîtrise : 1 mois, 2 mois après 2 ans. Cadres : 3 mois.
Heures pour recherche d'emploi
En cas de licenciement, 2 heures d'absence payées par journée de travail pendant le préavis ; rien en cas de démission.
Indemnité de licenciement
Employés et maîtrise : indemnité légale applicable, plus élevée que le barème (1/5 puis 2/15). Cadres : barème propre, supérieur au légal après 17 ans.
Indemnité de départ à la retraite
Départ volontaire dès 60 ans : 0,5 mois après 5 ans, jusqu'à 2,5 mois (non-cadres) ou 3 mois (cadres) après 25 ans, par paliers.
Congés pour événements familiaux
Mariage 5 jours ouvrés, naissance 3, décès du conjoint 3. Décès d'un enfant, d'un parent, frère ou sœur, Pacs, handicap : minima légaux, plus élevés.
Maladie et maintien de salaire
Dès 1 an, à partir du 8e jour : 90 % du brut, puis 60 à 70 % jusqu'au 183e jour, indemnités journalières comprises.
Mutuelle et prévoyance
Complémentaire santé de branche : non. Prévoyance de branche : oui.

Simuler le préavis et l'indemnité de licenciement

Indiquez la catégorie et l'ancienneté du salarié : le simulateur applique la convention Restauration collective, la compare au Code du travail et retient la règle la plus favorable. Les calculs restent dans votre navigateur.

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Simulation indicative, selon le motif choisi (à défaut, licenciement pour motif personnel), hors faute grave ou lourde et hors inaptitude. Un accord d'entreprise ou le contrat de travail peut prévoir plus favorable. Elle ne constitue pas un conseil juridique.

    Grille des salaires

    Les salaires minima de la convention Restauration collective en vigueur en 2026, niveau par niveau, comparés au SMIC du 1er juin 2026, avec le texte applicable et son état d'extension.

    Période d'essai

    Durées maximales : 2 mois pour les employés, 3 mois pour les agents de maîtrise, 4 mois pour les cadres et cadres supérieurs. Renouvellement possible, sauf pour les employés.

    SituationConventionPrécisions
    Employés2 moispas de renouvellement prévu
    Agents de maîtrise3 moisrenouvelable 1 mois
    Cadres4 moisrenouvelable 2 mois
    Cadres supérieurs (au sens de l'avenant n° 25 sur le temps de travail)4 moisrenouvelable 4 mois

    Conditions : Renouvellement une seule fois, s'il est prévu expressément au contrat, par accord écrit signé des deux parties avant la fin de la période initiale. Le contrat peut prévoir des durées plus courtes. La durée d'un CDD sur le même emploi immédiatement suivi d'un CDI est déduite de la période d'essai.

    Un stage de fin d'études suivi d'une embauche en CDI sur le même poste est pris en compte, sans réduire la période d'essai de plus de moitié.

    Sources : Article 12.1 · Article 12 · Article 12.2

    Préavis de démission

    Employés : 8 jours à 1 mois. Agents de maîtrise : 1 à 2 mois. Cadres : 3 mois.

    SituationConventionPrécisions
    Employés, moins de 6 mois d'ancienneté8 jours
    Employés, de 6 mois à 2 ans1 mois
    Employés, plus de 2 ans1 mois
    Agents de maîtrise, moins de 6 mois1 mois
    Agents de maîtrise, de 6 mois à 2 ans1 mois
    Agents de maîtrise, plus de 2 ans2 mois
    Cadres3 moissauf disposition particulière du contrat

    Conditions : Préavis dû à l'issue de la période d'essai, sauf faute grave ou force majeure.

    Source : Article 13

    Préavis de licenciement

    Employés : 8 jours à 2 mois. Agents de maîtrise : 1 à 2 mois. Cadres : 3 mois. Aucun préavis en cas de faute grave ou de force majeure.

    SituationConventionPrécisions
    Employés, moins de 6 mois d'ancienneté8 jours
    Employés, de 6 mois à 2 ans1 mois
    Employés, plus de 2 ans2 mois
    Agents de maîtrise, jusqu'à 2 ans1 mois
    Agents de maîtrise, plus de 2 ans2 mois
    Cadres3 moissauf disposition particulière du contrat

    Conditions : Pas de préavis en cas de faute grave ou de force majeure.

    Source : Article 13

    Heures pour recherche d'emploi

    En cas de licenciement, 2 heures d'absence par journée de travail pendant le préavis, sans perte de salaire. Rien n'est prévu en cas de démission.

    SituationConventionPrécisions
    Licenciement2 heures par journée de travailsans perte de salaire
    Démissionnon prévu

    Conditions : Heures fixées d'un commun accord ; l'employeur et le salarié peuvent convenir de les regrouper avant la fin du préavis.

    Le texte ne prévoit pas de proratisation pour les salariés à temps partiel.

    Source : Article 13

    Indemnité de licenciement

    Due dès 1 an d'ancienneté, hors faute grave ou lourde, aux salariés licenciés avant 65 ans (60 ans dans certains cas). Non-cadres : 1/5 de mois par année, plus 2/15 au-delà de 10 ans. Cadres : barème propre, majoré au-delà de 5 ans et comparé au barème non-cadres.

    À noter : Ce barème est inférieur à l'indemnité légale, due dès 8 mois (1/4 puis 1/3 de mois par année, L1234-9, R1234-2), quel que soit l'âge : toujours pour les employés et agents de maîtrise, jusqu'à 17 ans d'ancienneté pour les cadres. La légale s'applique alors.

    SituationConventionPrécisions
    Employés et agents de maîtrise, moins de 10 ans1/5 de mois par année d'ancienneté
    Employés et agents de maîtrise, à partir de 10 ans1/5 de mois par année + 2/15 de mois par année au-delà de 10 ans
    Cadres, de 1 à 5 ans1/5 de mois par année
    Cadres, au-delà de 5 ans et jusqu'à 10 ans1/5 de mois par année + 1/15 de mois par année entre 5 et 10 ans
    Cadres, au-delà de 10 ans et jusqu'à 15 anss'ajoutent 2/15 de mois par année entre 10 et 15 ans
    Cadres, au-delà de 15 anss'ajoutent 3/15 de mois par année au-dessus de 15 ansle texte retient le plus favorable avec le barème non-cadres ; le barème cadres est toujours au moins égal
    Condition d'âgesalariés licenciés avant 65 ansavant 60 ans si inaptitude reconnue par la sécurité sociale ou bénéfice de l'article L. 351-8 du code de la sécurité sociale ; non appliquée par le simulateur
    Salaire de référence1/12 des 12 derniers mois ou 1/3 des 3 derniers mois, selon la formule la plus avantageuseprime annuelle ou exceptionnelle des 3 derniers mois prise au prorata

    Conditions : Au moins 1 an d'ancienneté. Exclue en cas de faute grave ou lourde. Non cumulable avec une autre indemnité de même nature. Condition d'âge : le texte réserve l'indemnité aux salariés licenciés avant 65 ans, ou avant 60 ans en cas d'inaptitude reconnue par la sécurité sociale ou de bénéfice de l'article L. 351-8 du code de la sécurité sociale. Cette condition figure dans la version étendue en vigueur de l'article 14, sans réserve ni exclusion d'extension ; le simulateur du ministère du Travail ne l'applique pas.

    Le « barème légal rappelé ci-dessus » visé pour les cadres est la formule des non-cadres (1/5 puis 2/15), qui reprend l'ancien barème légal, et non le barème légal actuel. Pas de plafond. En cas de reprise de marché relevant de l'avenant n° 3, l'ancienneté acquise dans la branche est transférée au nouvel employeur (avenant n° 43, article 3.1).

    Exemples de calcul

    AnciennetéEmployés et agents de maîtriseCadresCode du travail
    5 ans1 mois1 mois1,25 mois
    10 ans2 mois2,33 mois2,5 mois
    20 ans5,33 mois6 mois5,83 mois
    30 ans8,67 mois10 mois9,17 mois

    Montants en mois de salaire de référence, pour un licenciement hors faute grave, hors majorations ou minorations liées à l'âge. En vert : montant conventionnel supérieur à l'indemnité légale. Pour un calcul en euros au minimum légal, utilisez le calculateur d'indemnité de licenciement.

    Sources : Article 14 · Article 3.1, Avenant n° 43 du 20 juillet 2007

    Indemnité de départ à la retraite

    Départ volontaire dès 60 ans révolus : de 0,5 mois après 5 ans d'ancienneté à 2,5 mois (employés, agents de maîtrise) ou 3 mois (cadres) après 25 ans. Mise à la retraite : indemnité légale de licenciement, ou indemnité de départ si elle est plus avantageuse.

    SituationConventionPrécisions
    Employés et agents de maîtrise, 5 ans0,5 mois
    Employés et agents de maîtrise, 10 ans1 mois
    Employés et agents de maîtrise, 15 ans1,5 mois
    Employés et agents de maîtrise, 20 ans2 mois
    Employés et agents de maîtrise, 25 ans2,5 mois
    Cadres, 5 ans0,5 mois
    Cadres, 10 ans1 mois
    Cadres, 15 ans2 mois
    Cadres, 20 ans2,5 mois
    Cadres, 25 ans3 mois
    Mise à la retraiteindemnité légale de licenciement, ou indemnité de départ à la retraite si plus avantageusepas d'indemnité conventionnelle de licenciement (article 14)

    Conditions : Départ volontaire dès 60 ans révolus, avec un préavis égal à celui de la démission (clause étendue sous réserve de l'article L. 1237-10 du code du travail). Montant fixe par palier : celui du dernier palier atteint (5, 10, 15, 20 ou 25 ans), sans prorata entre deux paliers ; rien avant 5 ans. Mise à la retraite : procédure et préavis du licenciement.

    L'article 35 ne définit pas le salaire de référence et ne renvoie pas à celui de l'article 14 ; le simulateur du ministère ne propose aucun calcul conventionnel. Le texte ne vise que les départs à partir de 60 ans révolus. L'alinéa faisant de 65 ans un motif de mise à la retraite est exclu de l'extension. En cas de mise à la retraite, l'indemnité de l'article 14 n'est pas due.

    Sources : Article 35 A · Article 35 C a · Article 35 C b · Article 35 B · Article 35

    Congés pour événements familiaux

    Congés rémunérés sans condition d'ancienneté, en jours ouvrés : notamment 5 jours pour le mariage du salarié, 3 jours pour une naissance ou le décès du conjoint ou d'un enfant.

    À noter : Plusieurs durées sont inférieures aux minima légaux, qui s'appliquent (L3142-4) : décès d'un enfant 12 ou 14 jours ouvrables ; du partenaire de Pacs, du concubin, d'un parent, beau-parent, frère ou sœur 3 jours ; Pacs 4 jours ; handicap d'un enfant 10 jours.

    ÉvénementConventionPrécisionsCode du travail
    Mariage du salarié5 jours ouvrés4 jours
    Naissance ou adoption d'un enfant3 jours ouvrés3 jours
    Mariage d'un enfant1 jour ouvré1 jour
    Décès du conjoint3 jours ouvrés3 jours
    Décès du partenaire de Pacs ou du concubinnon prévuLe minimum légal s'applique.3 jours
    Décès d'un enfant3 jours ouvrésPlus 8 jours de congé de deuil si l'enfant avait moins de 25 ans (L3142-1-1).12 jours (14 avant 25 ans ou si l'enfant était lui-même parent)
    Décès du père ou de la mère2 jours ouvrés3 jours
    Décès d'un beau-parent2 jours ouvrés3 jours
    Décès d'un grand-parent2 jours ouvrésaucun
    Décès d'un frère ou d'une sœur1 jour ouvré3 jours
    Décès d'un beau-frère ou d'une belle-sœur1 jour ouvréaucun
    Présélection militaire3 jours ouvrés·
    Déménagement du fait de l'employeurun jour ouvré·

    Conditions : Sur justificatif, sans condition d'ancienneté ni perte de salaire, au moment de l'événement. Une absence non rémunérée peut s'y ajouter si l'événement a lieu à plus de 300 kilomètres du lieu de travail.

    Le texte ne prévoit rien pour le Pacs, le décès du partenaire de Pacs ou du concubin, ni l'annonce du handicap d'un enfant : les minima légaux s'appliquent.

    Colonne Code du travail : minimums en jours ouvrables des articles L3142-4 et L3142-1-1, et congé non rémunéré pour enfant malade de l'article L1225-61 ; « aucun » : pas de congé légal pour cet événement ; « · » : événement hors de ces articles. Si la convention prévoit moins que le minimum légal pour un événement, c'est le minimum légal qui s'applique. Jours ouvrés : du lundi au vendredi en général ; jours ouvrables : du lundi au samedi hors jours fériés chômés. Simulez le minimum légal avec le calculateur de congés pour événements familiaux.

    Source : Article 19

    Maladie et maintien de salaire

    Dès 1 an d'ancienneté, indemnisation à partir du 8e jour d'arrêt, prestations de sécurité sociale comprises : 90 % du salaire brut, puis 60 à 70 % selon l'ancienneté, jusqu'au 183e jour. Pour les non-cadres (hors assimilés cadres), la prévoyance de branche (avenant n° 69, étendu) prend le relais à partir du 184e jour.

    À noter : Dès 6 ans d'ancienneté, la loi garantit plus longtemps 90 % du brut : 40 jours, jusqu'au 47e jour, puis 50 jours dès 11 ans et 10 jours de plus tous les 5 ans, jusqu'à 90 (D1226-1, D1226-2). Ces jours à 90 % s'appliquent.

    SituationConventionPrécisions
    De 1 an à 2 ans d'ancienneté90 % du 8e au 37e jour, 66 % du 38e au 67e jour, 60 % du 68e au 183e jouren % du salaire brut
    De 2 ans à 3 ans90 % du 8e au 37e jour, 70 % du 38e au 183e jouren % du salaire brut
    Après 3 ans90 % du 8e au 40e jour, 70 % du 41e au 183e jouren % du salaire brut ; dès 6 ans d'ancienneté, la loi garantit 90 % plus longtemps (voir l'encadré)
    Relais prévoyance (non-cadres, hors agents de maîtrise de niveau VIII assimilés cadres, 1 an d'ancienneté)60 % du salaire brut à partir du 184e jourjusqu'à épuisement des prestations de sécurité sociale ; avenant n° 69 étendu, en vigueur depuis le 1er janvier 2026

    Conditions : 1 an d'ancienneté au 1er jour de l'absence, maladie constatée par certificat médical. Montants incluant les indemnités de sécurité sociale, dans la limite du salaire qu'aurait perçu le salarié. Durées appréciées sur 12 mois.

    L'avenant n° 69 s'applique à toute la branche depuis le 1er janvier 2026 ; sa garantie incapacité est financée par le salarié. Il exclut les cadres et les agents de maîtrise de niveau VIII, qui relèvent du régime de prévoyance des cadres. Accidents du travail et maladies professionnelles : barème distinct (article 26), dès le 1er jour après 7 mois d'ancienneté. Garantie d'emploi : 2 à 8 mois selon l'ancienneté (article 25 A). Le régime légal s'applique s'il est plus favorable (L1226-1, D1226-1, D1226-2) : 30 jours à 90 % puis 30 jours aux 2/3 de 1 à 6 ans d'ancienneté, chaque période étant allongée de 10 jours tous les 5 ans au-delà, jusqu'à 90 jours. Dès 6 ans, ses jours à 90 % dépassent ceux de la convention (40 jours dès 6 ans, 50 dès 11 ans). De 1 à 2 ans, le taux de 66 % est un peu inférieur aux 2/3 légaux (66,67 %), qui s'appliquent.

    Sources : Article 25 B · Article 25 C · Article 4.3, Avenant n° 69 du 25 juin 2025 relatif au régime de prévoyance · Article 3, Avenant n° 69 du 25 juin 2025 relatif au régime de prévoyance · Article 27 bis · Article 14, Avenant n° 69 du 25 juin 2025 relatif au régime de prévoyance · Article 4, Avenant n° 69 du 25 juin 2025 relatif au régime de prévoyance · Article 7.1, Avenant n° 69 du 25 juin 2025 relatif au régime de prévoyance

    Mutuelle et prévoyance

    Ce que prévoient les accords de la branche Restauration collective en vigueur au 20 octobre 2026. Les taux de cotisation, les niveaux de garanties et les organismes recommandés changent par avenant : consultez les textes cités.

    Complémentaire santé (mutuelle)

    Rien au niveau de la branche

    La convention collective de la restauration de collectivités ne prévoit pas de régime de complémentaire santé de branche : aucun accord national sur ce sujet n'a été trouvé.

    Prévoyance

    Prévu par la branche

    L'avenant n° 69 de 2025 met en place un régime de branche de prévoyance complémentaire par recommandation pour les salariés non cadres, avec un socle de garanties minimales et des prestations de haut degré de solidarité. Le financement global est réparti à parts égales entre l'employeur et le salarié.

    Salariés couverts
    Salariés non cadres (hors articles 2.1 et 2.2 de l'ANI du 17 novembre 2017), sans condition d'ancienneté, sauf un an d'ancienneté pour le risque incapacité.
    Part de l'employeur
    50 % du financement global du régime (parts égales), la garantie incapacité étant financée par le salarié.
    Garanties
    décès, frais d'obsèques, rente éducation, incapacité temporaire de travail, invalidité
    • Régime par recommandation, liberté de choix de l'assureurLe régime, d'application impérative, est mis en place par recommandation d'organismes assureurs. Les entreprises souscrivent auprès d'un organisme recommandé ou de l'organisme de leur choix, et toutes financent des prestations de haut degré de solidarité. Il remplace l'avenant n° 45 du 22 juin 2009 et les dispositions conventionnelles de même objet.
    • Salariés non cadres couvertsLe régime couvre à titre obligatoire les salariés non cadres, sans condition d'ancienneté, sauf un an d'ancienneté pour l'incapacité. Il prend le relais du maintien de salaire conventionnel à partir du 184e jour d'arrêt.
    • Garanties et financementLes garanties couvrent le décès (capital, frais d'obsèques, rente éducation au choix), l'arrêt de travail et l'invalidité. Le financement global est partagé à parts égales, l'incapacité étant financée par le salarié.

    Sources : Article 2, Avenant n° 69 du 25 juin 2025 (prévoyance) · Article 3, Avenant n° 69 du 25 juin 2025 (prévoyance) · Article 4, Avenant n° 69 du 25 juin 2025 (prévoyance) · Article 7, Avenant n° 69 du 25 juin 2025 (prévoyance)

    À retenir aussi

    Codes APE les plus fréquents

    Codes APE dont une part importante des salariés relève de la convention Restauration collective, d'après les données de la Dares au 31 décembre 2024. Le code APE n'est qu'un indice : la convention applicable dépend de l'activité principale réellement exercée.

    Rechercher un autre code APE

    Questions fréquentes

    Quelle est la durée de la période d'essai dans la convention collective Restauration collective ?

    Durées maximales : 2 mois pour les employés, 3 mois pour les agents de maîtrise, 4 mois pour les cadres et cadres supérieurs. Renouvellement possible, sauf pour les employés.

    Quel est le préavis de démission dans la convention collective Restauration collective ?

    Employés : 8 jours à 1 mois. Agents de maîtrise : 1 à 2 mois. Cadres : 3 mois.

    Quel est le préavis de licenciement dans la convention collective Restauration collective ?

    Employés : 8 jours à 2 mois. Agents de maîtrise : 1 à 2 mois. Cadres : 3 mois. Aucun préavis en cas de faute grave ou de force majeure. Le préavis légal s'applique s'il est plus favorable au salarié.

    Comment est calculée l'indemnité de licenciement dans la convention collective Restauration collective ?

    Due dès 1 an d'ancienneté, hors faute grave ou lourde, aux salariés licenciés avant 65 ans (60 ans dans certains cas). Non-cadres : 1/5 de mois par année, plus 2/15 au-delà de 10 ans. Cadres : barème propre, majoré au-delà de 5 ans et comparé au barème non-cadres. Ce barème est inférieur à l'indemnité légale, due dès 8 mois (1/4 puis 1/3 de mois par année, L1234-9, R1234-2), quel que soit l'âge : toujours pour les employés et agents de maîtrise, jusqu'à 17 ans d'ancienneté pour les cadres. La légale s'applique alors. Le salarié perçoit la plus élevée de l'indemnité conventionnelle et de l'indemnité légale.

    Quels congés pour événements familiaux prévoit la convention collective Restauration collective ?

    Congés rémunérés sans condition d'ancienneté, en jours ouvrés : notamment 5 jours pour le mariage du salarié, 3 jours pour une naissance ou le décès du conjoint ou d'un enfant. Plusieurs durées sont inférieures aux minima légaux, qui s'appliquent (L3142-4) : décès d'un enfant 12 ou 14 jours ouvrables ; du partenaire de Pacs, du concubin, d'un parent, beau-parent, frère ou sœur 3 jours ; Pacs 4 jours ; handicap d'un enfant 10 jours. Le minimum du Code du travail s'applique si la convention prévoit moins.

    Le salaire est-il maintenu en cas d'arrêt maladie dans la convention collective Restauration collective ?

    Dès 1 an d'ancienneté, indemnisation à partir du 8e jour d'arrêt, prestations de sécurité sociale comprises : 90 % du salaire brut, puis 60 à 70 % selon l'ancienneté, jusqu'au 183e jour. Pour les non-cadres (hors assimilés cadres), la prévoyance de branche (avenant n° 69, étendu) prend le relais à partir du 184e jour. Dès 6 ans d'ancienneté, la loi garantit plus longtemps 90 % du brut : 40 jours, jusqu'au 47e jour, puis 50 jours dès 11 ans et 10 jours de plus tous les 5 ans, jusqu'à 90 (D1226-1, D1226-2). Ces jours à 90 % s'appliquent.

    La convention collective Restauration collective prévoit-elle une mutuelle obligatoire ?

    La convention collective de la restauration de collectivités ne prévoit pas de régime de complémentaire santé de branche : aucun accord national sur ce sujet n'a été trouvé. Dans tous les cas, l'employeur doit proposer une complémentaire santé collective et en financer au moins la moitié (article L911-7 du Code de la sécurité sociale).

    Quelle prévoyance prévoit la convention collective Restauration collective ?

    L'avenant n° 69 de 2025 met en place un régime de branche de prévoyance complémentaire par recommandation pour les salariés non cadres, avec un socle de garanties minimales et des prestations de haut degré de solidarité. Le financement global est réparti à parts égales entre l'employeur et le salarié. Salariés couverts : Salariés non cadres (hors articles 2.1 et 2.2 de l'ANI du 17 novembre 2017), sans condition d'ancienneté, sauf un an d'ancienneté pour le risque incapacité. Garanties : décès, frais d'obsèques, rente éducation, incapacité temporaire de travail, invalidité. Pour les cadres, l'accord national interprofessionnel du 17 novembre 2017 impose en outre une cotisation patronale de 1,50 % de la tranche 1.

    Sources

    Texte en vigueur au 21 octobre 2026 : Convention collective nationale du personnel des entreprises de restauration de collectivités du 20 juin 1983, sur Légifrance. Les durées et montants de cette page sont des minimums conventionnels : votre contrat de travail ou un accord d'entreprise peut prévoir plus favorable. Ils ne constituent pas un conseil juridique.

    1. Article 12.1
    2. Article 12
    3. Article 12.2
    4. Article 13
    5. Article 14
    6. Article 3.1, Avenant n° 43 du 20 juillet 2007
    7. Article 35 A
    8. Article 35 C a
    9. Article 35 C b
    10. Article 35 B
    11. Article 35
    12. Article 19
    13. Article 25 B
    14. Article 25 C
    15. Article 4.3, Avenant n° 69 du 25 juin 2025 relatif au régime de prévoyance
    16. Article 3, Avenant n° 69 du 25 juin 2025 relatif au régime de prévoyance
    17. Article 27 bis
    18. Article 14, Avenant n° 69 du 25 juin 2025 relatif au régime de prévoyance
    19. Article 4, Avenant n° 69 du 25 juin 2025 relatif au régime de prévoyance
    20. Article 7.1, Avenant n° 69 du 25 juin 2025 relatif au régime de prévoyance
    21. Article 16.3.1
    22. Article 16.3.2
    23. Article 3, Avenant n° 3 du 26 février 1986 relatif au changement de prestataires
    24. Article 11
    25. Article 1er
    26. Article 2, Avenant n° 69 du 25 juin 2025 (prévoyance)

    Méthode : texte intégral de la convention issu de la base KALI de la DILA, contrôlé avec les règles publiées par le ministère du Travail pour les simulateurs de code.travail.gouv.fr, puis relu article par article. Code du travail : version en vigueur, base LEGI de la DILA. Une erreur ? Écrivez à contact@agentrh.ai.

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