Convention collective CCN 51 (FEHAP), IDCC 0029.

Attention : la CCN 51 n'est pas étendue. Établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux privés à but non lucratif (hôpitaux, cliniques, Ehpad, établissements pour personnes handicapées, crèches, centres de soins, instituts de formation sanitaire et sociale…) et sièges des organismes qui les gèrent. Elle s'applique aux organismes adhérents de la FEHAP, signataire, et à ceux qui l'appliquent volontairement. Dans les établissements et services sociaux et médico-sociaux financés sur fonds publics, la convention et ses avenants ne prennent effet qu'après agrément ministériel (article L314-6 du Code de l'action sociale et des familles) ; cet agrément ne vaut pas extension. Médecins, pharmaciens et biologistes ne sont couverts que dans les établissements relevant du titre XX. Cette fiche reprend les règles de la convention en vigueur au 21 octobre 2026 : période d'essai, préavis, indemnités, congés familiaux et maladie, avec pour chacune l'article de la convention et le minimum prévu par le Code du travail.

L'essentiel

Chaque salarié est classé selon son métier, dans un regroupement de métiers et une filière, avec un coefficient de référence (annexe I) ; les cadres le sont aussi par échelon.

Période d'essai
2 mois pour les non-cadres, 4 mois pour les cadres, sans renouvellement prévu par la convention.
Préavis de démission
Non-cadres 1 mois, cadres 2 mois, directeurs, médecins et cadres de coefficient 715 ou plus : 3 mois après 2 ans.
Préavis de licenciement
Non-cadres 1 mois avant 2 ans, 2 mois ensuite. Cadres 4 mois. Directeurs, médecins, coefficient 715 et plus : 6 mois dès 2 ans.
Heures pour recherche d'emploi
Non-cadres : 2 heures par jour ou 1 journée par semaine ; cadres : 50 heures par mois. Payées en licenciement, non payées en démission.
Indemnité de licenciement
Indemnité légale : dès 8 mois, 1/4 de mois par année jusqu'à 10 ans, puis 1/3 ; due aussi aux médecins du titre XX, sauf faute grave.
Indemnité de départ à la retraite
Départ volontaire : de 1 mois (10 ans d'ancienneté) à 6 mois (30 ans). Mise à la retraite : indemnité légale.
Congés pour événements familiaux
Mariage 5 jours, naissance 3, décès du conjoint 5, d'un parent 3 ; loi : décès d'un enfant 12 à 14, Pacs 4, handicap 10.
Maladie et maintien de salaire
12 mois de travail effectif : salaire net 180 jours (non-cadres), 6 mois entiers puis 6 à mi-salaire (cadres) ; minimum légal dès 1 an d'ancienneté.
Mutuelle et prévoyance
Complémentaire santé de branche : oui. Prévoyance de branche : oui.

Simuler le préavis et l'indemnité de licenciement

Indiquez la catégorie et l'ancienneté du salarié : le simulateur applique la convention CCN 51 (FEHAP), la compare au Code du travail et retient la règle la plus favorable. Les calculs restent dans votre navigateur.

Activez JavaScript pour utiliser le simulateur.

Simulation indicative, selon le motif choisi (à défaut, licenciement pour motif personnel), hors faute grave ou lourde et hors inaptitude. Un accord d'entreprise ou le contrat de travail peut prévoir plus favorable. Elle ne constitue pas un conseil juridique.

    Grille des salaires

    Les salaires minima de la convention CCN 51 (FEHAP) en vigueur en 2026, niveau par niveau, comparés au SMIC du 1er juin 2026, avec le texte applicable et son état d'extension.

    Période d'essai

    Contrat à durée indéterminée : 2 mois pour les non-cadres, 4 mois pour les cadres. La convention ne prévoit pas de renouvellement.

    SituationConventionPrécisions
    Non-cadres2 moisy compris techniciens et agents de maîtrise non cadres
    Cadres4 mois
    Renouvellementnon prévu par la convention
    Embauche en CDI après un CDD sur un emploi identiqueessai réduit ou suppriméde la durée des services antérieurs dans l'établissement

    Conditions : Durée à mentionner dans le contrat de travail écrit. Rupture pendant l'essai dans les conditions légales, délais de prévenance compris (L1221-25). CDD et contrats spécifiques : règles légales.

    Ces durées résultent de l'avenant n° 2009-01 du 3 avril 2009, postérieur à la loi du 25 juin 2008 : la durée de 2 mois reste donc applicable aux techniciens et agents de maîtrise non cadres, bien qu'inférieure au maximum légal de 3 mois (L1221-22). La convention, non étendue, ne prévoit pas de renouvellement : l'essai ne peut pas être renouvelé (L1221-21).

    Sources : Article 04.06.1 · Article 04.06.2 · Article 04.03

    Préavis de démission

    1 mois pour les non-cadres, 2 mois pour les cadres, 3 mois pour les directeurs, gestionnaires, médecins, pharmaciens, biologistes et cadres de coefficient 715 ou plus ayant plus de 2 ans d'ancienneté.

    SituationConventionPrécisions
    Non-cadres1 mois
    Cadres2 moisy compris directeurs et cadres de coefficient 715 ou plus ayant 2 ans d'ancienneté au plus
    Directeurs généraux, directeurs, directeurs adjoints, gestionnaires, médecins, pharmaciens, biologistes, cadres de coefficient 715 ou plus3 moisplus de 2 ans d'ancienneté ininterrompue dans l'entreprise, comme cadre ou non-cadre

    Conditions : Le salarié qui n'exécute pas son préavis doit une indemnité égale au salaire du préavis restant à courir, sauf force majeure ou accord des parties. Pas de préavis pour la salariée en état de grossesse apparente, ni à l'issue d'un congé de maternité ou d'adoption dans les conditions légales.

    Sources : Article 15.02.2.1 · Article 15.02.2.3 · Article 15.01

    Préavis de licenciement

    Non-cadres : 1 mois avant 2 ans d'ancienneté, 2 mois ensuite. Cadres : 4 mois. Directeurs, gestionnaires, médecins, pharmaciens, biologistes et cadres de coefficient 715 ou plus : 6 mois à partir de 2 ans.

    SituationConventionPrécisions
    Non-cadres, moins de 2 ans d'ancienneté1 moisdès l'embauche, hors période d'essai
    Non-cadres, 2 ans ou plus2 mois
    Cadres4 moisquelle que soit l'ancienneté
    Directeurs généraux, directeurs, directeurs adjoints, gestionnaires, médecins, pharmaciens, biologistes, cadres de coefficient 715 ou plus6 moisà partir de 2 ans d'ancienneté ; 4 mois avant
    Travailleurs handicapésrenvoi à la loipréavis légal doublé, dans la limite de 3 mois (L5213-9)

    Conditions : Pas de préavis en cas de faute grave. Le salarié licencié qui trouve un emploi peut partir sous 24 heures, seul le temps écoulé étant payé. Inaptitude d'origine non professionnelle : pas d'indemnité compensatrice de préavis, mais le préavis compte pour l'indemnité de licenciement.

    Le texte fixe 1 mois pour les non-cadres « inférieure à 2 ans » sans seuil de 6 mois : le préavis est donc dû dès la fin de l'essai. Travailleurs handicapés : le préavis des non-cadres est doublé dans la limite de 3 mois (L5213-9), soit 2 mois de 6 mois à 2 ans d'ancienneté et 3 mois ensuite ; les cadres conservent leur préavis conventionnel de 4 ou 6 mois, déjà au moins égal à 3 mois.

    Sources : Article 15.02.2.1 · Article 15.02.2.3

    Heures pour recherche d'emploi

    Pendant le préavis : 2 heures par jour ou 1 journée par semaine pour les non-cadres, 50 heures par mois pour les cadres. Rémunérées en cas de licenciement, non rémunérées en cas de démission.

    SituationConventionPrécisions
    Non-cadres2 heures par jour ou 1 journée entière par semainelicenciement ou démission
    Cadres50 heures par moisen une ou plusieurs fois ; licenciement ou démission
    Licenciementrémunérées
    Démissionnon rémunérées

    Le texte ne précise pas qui choisit entre les 2 heures quotidiennes et la journée hebdomadaire.

    Source : Article 15.02.2.2

    Indemnité de licenciement

    La convention renvoie à l'indemnité légale : 1/4 de mois par année jusqu'à 10 ans, 1/3 au-delà, dès 8 mois d'ancienneté. Elle précise le salaire de référence et le calcul en cas d'alternance entre temps complet et temps partiel.

    À noter : Médecins, pharmaciens et biologistes du titre XX : l'exclusion prévue pour faute médicale reconnue par l'ordre ou faute administrative grave ne prive de l'indemnité légale qu'en cas de faute grave (L1234-9).

    SituationConventionPrécisions
    Tous salariésindemnité légale de licenciementrenvoi aux dispositions légales (L1234-9, R1234-2)
    Salaire de référence1/12 des 12 derniers mois ou 1/3 des 3 derniers moisformule la plus avantageuse ; primes annuelles proratisées
    Assistants familiaux, salaire de référencemoyenne des 3 derniers mois ou des 6 meilleurs mois consécutifsle plus favorable des deux, sans écarter le calcul légal sur 12 mois (R1234-4)
    Temps complet puis temps partiel (ou l'inverse)calcul au prorata des périodesdans le cadre du contrat en cours
    Médecins, pharmaciens et biologistes du titre XXindemnité légale, sauf faute gravele texte l'exclut aussi pour faute médicale reconnue par l'ordre ; l'indemnité légale reste due si la faute n'est pas grave

    Conditions : Conditions légales : au moins 8 mois d'ancienneté ininterrompue, sauf faute grave (L1234-9). Inaptitude d'origine professionnelle : indemnité spéciale égale au double de l'indemnité légale (L1226-14).

    Le texte en vigueur ne prévoit plus d'indemnité conventionnelle propre : seule l'indemnité légale est due, avec le salaire de référence le plus favorable. Pour les médecins, pharmaciens et biologistes du titre XX, l'exclusion pour « faute médicale reconnue » ou « faute administrative grave » ne prive de l'indemnité légale que s'il s'agit d'une faute grave.

    Exemples de calcul

    AnciennetéTous salariésCode du travail
    5 ans1,25 mois1,25 mois
    10 ans2,5 mois2,5 mois
    20 ans5,83 mois5,83 mois
    30 ans9,17 mois9,17 mois

    Montants en mois de salaire de référence, pour un licenciement hors faute grave, hors majorations ou minorations liées à l'âge. En vert : montant conventionnel supérieur à l'indemnité légale. Pour un calcul en euros au minimum légal, utilisez le calculateur d'indemnité de licenciement.

    Sources : Article 15.02.3 · Article 20.04 · Article A 6.12, Annexe VI : assistants familiaux

    Indemnité de départ à la retraite

    Départ volontaire : allocation de 1 à 6 mois de salaire brut à partir de 10 ans d'ancienneté. Mise à la retraite : allocation déterminée selon les règles légales, avec le salaire de référence et le prorata temps partiel fixés par la convention.

    SituationConventionPrécisions
    Départ volontaire, 10 à 14 ans d'ancienneté1 mois de salaire brut
    Départ volontaire, 15 à 19 ans2 mois
    Départ volontaire, 20 à 24 ans4 mois
    Départ volontaire, 25 à 29 ans5 mois
    Départ volontaire, 30 ans ou plus6 mois
    Départ volontaire, salaire de référence1/12 des 12 derniers mois ou 1/3 des 3 derniers moisle plus avantageux, hors prime décentralisée
    Mise à la retraiteindemnité légaleau moins l'indemnité légale de licenciement (L1237-7)
    Préavis de mise à la retraite3 mois (non-cadres), 4 mois (cadres), 6 mois (directeurs, médecins, cadres de coefficient 715 ou plus)6 mois si 2 ans d'ancienneté dans l'établissement, 4 mois sinon
    Préavis de départ volontairedurée du préavis de démission

    Conditions : Allocation de départ volontaire due à partir de 10 ans d'ancienneté, sauf dispositions légales plus favorables. Prorata en cas d'alternance temps complet et temps partiel. Une partie de l'allocation de départ volontaire peut être convertie en temps de repos de fin de carrière, pris dans les 2 ans précédant le départ, majoré de 10 %, sans descendre sous l'indemnité légale.

    Le barème de départ volontaire est supérieur au minimum légal à chaque palier (D1237-1). Pour la mise à la retraite, la loi impose au moins l'indemnité légale de licenciement (L1237-7). L'ancienneté retenue inclut les périodes assimilées par l'article 08.01.6.

    Sources : Article 15.03.2.2 · Article 15.03.1.2 · Article 15.03.1.1 · Article 15.03.2.1

    Congés pour événements familiaux

    Absences rémunérées comme temps de travail effectif, sur justificatif. Le texte compte en « jours » sans préciser ouvrables ou ouvrés. Plusieurs durées sont inférieures aux minima légaux actuels.

    À noter : Minima légaux applicables (L3142-4, L3142-1-1) : décès d'un enfant 12 jours ouvrables, 14 s'il avait moins de 25 ans ou était parent, plus 8 jours de deuil avant 25 ans ; Pacs du salarié 4 jours ; annonce d'un handicap, d'une pathologie chronique ou d'un cancer chez un enfant 10 jours.

    ÉvénementConventionPrécisionsCode du travail
    Mariage du salarié5 jours4 jours
    Conclusion d'un Pacs du salariénon prévu par la conventionminimum légal : 4 jours ouvrables (L3142-4)4 jours
    Mariage d'un enfant2 jours1 jour
    Mariage d'un frère ou d'une sœur1 jouraucun
    Naissance3 joursconsécutifs ou non, dans les 15 jours entourant la naissance3 jours
    Arrivée d'un enfant placé en vue de son adoption3 jours3 jours
    Décès d'un enfant5 joursenfant du salarié ou de son conjoint ; minimum légal 12 ou 14 jours ouvrables12 jours (14 avant 25 ans ou si l'enfant était lui-même parent)
    Décès d'une personne de moins de 25 ans à charge effective et permanentenon prévu par la conventionminimum légal : 14 jours ouvrables (L3142-4)14 jours
    Congé de deuil (enfant ou personne à charge de moins de 25 ans)non prévu par la conventionminimum légal : 8 jours (L3142-1-1), en plus du congé pour décès8 jours
    Décès du conjoint5 jours3 jours
    Décès du partenaire de Pacs5 jourspartenaire assimilé au conjoint, sur justificatif3 jours
    Décès du concubin5 joursassimilé au conjoint, sur déclaration sur l'honneur3 jours
    Décès du père ou de la mère3 jours3 jours
    Décès du beau-père ou de la belle-mère3 jours3 jours
    Décès d'un frère ou d'une sœur3 jours3 jours
    Décès d'un grand-parent2 joursascendant autre que le père ou la mèreaucun
    Décès d'un petit-enfant2 joursdescendant autre que l'enfantaucun, sauf personne à charge de moins de 25 ans : 14 jours
    Décès d'un gendre ou d'une belle-fille2 joursaucun
    Annonce d'un handicap, d'une pathologie chronique ou d'un cancer chez un enfant2 joursle texte vise le seul handicap ; minimum légal 10 jours ouvrables10 jours
    Cérémonie à plus de 300 km1 jour supplémentaire2 jours au-delà de 600 km ; « pourront être accordés »·
    Maladie d'un enfant de moins de 13 ans4 jours par enfant et par année civile, rémunéréssur justificatif médical ; 20 ans pour un enfant handicapé ; si l'autre parent n'en bénéficie pas en même temps3 jours par an non rémunérés, 5 dans certains cas (L1225-61)

    Conditions : Pas de condition d'ancienneté. Congés pris au moment de l'événement ou, avec l'accord de l'employeur, dans la quinzaine. Ils ne s'imputent pas sur les congés payés et sont rémunérés comme du temps de travail effectif.

    Minima légaux en jours ouvrables (L3142-4, L3142-1-1) : décès d'un enfant 12 jours, 14 s'il avait moins de 25 ans ou était lui-même parent, plus 8 jours de congé de deuil s'il avait moins de 25 ans ; Pacs du salarié 4 jours ; annonce d'un handicap, d'une pathologie chronique ou d'un cancer chez un enfant 10 jours. Ces minima s'appliquent à la place des durées conventionnelles inférieures.

    Colonne Code du travail : minimums en jours ouvrables des articles L3142-4 et L3142-1-1, et congé non rémunéré pour enfant malade de l'article L1225-61 ; « aucun » : pas de congé légal pour cet événement ; « · » : événement hors de ces articles. Si la convention prévoit moins que le minimum légal pour un événement, c'est le minimum légal qui s'applique. Jours ouvrés : du lundi au vendredi en général ; jours ouvrables : du lundi au samedi hors jours fériés chômés. Simulez le minimum légal avec le calculateur de congés pour événements familiaux.

    Sources : Article 11.03 · Article 11.02

    Maladie et maintien de salaire

    Après 12 mois de travail effectif dans l'établissement, maintien du salaire net, en complément de la Sécurité sociale. Non-cadres : jusqu'à 180 jours d'absence sur 12 mois consécutifs. Cadres : salaire net entier 6 mois, puis demi-salaire 6 mois.

    À noter : La loi garantit l'indemnisation dès 1 an d'ancienneté dans l'entreprise (L1226-1) : sans 12 mois de travail effectif dans l'établissement, le salarié qui a cette ancienneté perçoit au moins 90 % puis 2/3 de sa rémunération brute, à partir du 8e jour.

    SituationConventionPrécisions
    Condition d'ouverture12 mois de travail effectifcontinus ou non dans l'établissement ; arrêt indemnisé par la Sécurité sociale
    Point de départ, cas généralà partir du versement des indemnités journalières de la Sécurité socialeles 3 premiers jours d'absence ne sont pas indemnisés par l'employeur
    Point de départ, hospitalisation ou affection de longue duréedès le 1er jour d'arrêt
    Non-cadressalaire net entierjusqu'à 180 jours d'absence pour maladie sur 12 mois consécutifs, hors prime décentralisée
    Cadressalaire net entier 6 mois, puis demi-salaire 6 moisdans la limite de 12 mois consécutifs d'absence
    Affection de longue duréesalaire net entiertant que la Sécurité sociale verse ses indemnités journalières
    Reprise des droits après épuisement6 mois de services effectifs12 mois pour les cadres

    Conditions : Prévenir l'employeur au plus vite et lui adresser le certificat médical sous 2 jours, sauf force majeure. Contre-visite médicale possible. Complément calculé sous déduction des indemnités journalières de la Sécurité sociale.

    La convention exige 12 mois de « travail effectif » dans l'établissement, alors que la loi retient 1 an d'ancienneté dans l'entreprise (L1226-1) : le salarié qui a cette ancienneté sans remplir la condition conventionnelle a droit au maintien légal (90 % puis 2/3 de la rémunération brute, à partir du 8e jour d'arrêt).

    Sources : Article 13.01.2.1 · Article 13.01.2.2 · Article 13.01.2.3 · Article 13.01.2.4 · Article 13.01.1

    Mutuelle et prévoyance

    Ce que prévoient les accords de la branche CCN 51 (FEHAP) en vigueur au 20 octobre 2026. Les taux de cotisation, les niveaux de garanties et les organismes recommandés changent par avenant : consultez les textes cités.

    Complémentaire santé (mutuelle)

    Prévu par la branche

    L'avenant n° 2015-01 du 27 janvier 2015 (titre XIII bis de la convention) institue un régime de complémentaire santé mutualisé au niveau professionnel, avec des organismes assureurs référencés. Tous les salariés bénéficient obligatoirement de la « base obligatoire ». La convention n'est pas étendue : elle s'impose aux établissements adhérents de l'organisation signataire.

    Salariés couverts
    Tous les salariés, dès le premier jour de l'embauche, sous réserve des cas de dispense.
    Part de l'employeur
    50 % de la cotisation du régime de base obligatoire.
    • Base obligatoire dès l'embaucheLes salariés bénéficient obligatoirement de la couverture « base obligatoire » dès le premier jour de l'embauche, sauf dispense. La condition d'ancienneté a été supprimée par l'additif n° 6 de 2024. Ces textes ne sont pas étendus : ils ne s'imposent qu'aux structures adhérentes de l'organisation signataire.
    • Cotisation partagée par moitiéLa cotisation du régime de base obligatoire est répartie à 50 % pour l'employeur et 50 % pour le salarié. Les niveaux supérieurs sont à la charge du salarié, sauf dispositif plus favorable dans la structure.
    • Mutualisation, organismes référencés et fonds socialLe régime mutualise les risques au niveau professionnel et s'appuie sur des organismes assureurs référencés, que les structures peuvent rejoindre. Ces organismes ont créé un fonds social dédié aux salariés.

    Sources : Article 2.1, Avenant n° 2015-01 du 27 janvier 2015 (frais de santé) · Article 1er, Additif n° 6 du 12 mars 2024 à l'avenant n° 2015-01 · Article 13.1, Avenant n° 2015-01 du 27 janvier 2015 (frais de santé) · Objet, Avenant n° 2015-01 du 27 janvier 2015 (frais de santé) · Article 14, Avenant n° 2015-01 du 27 janvier 2015 (frais de santé) · Article 15, Avenant n° 2015-01 du 27 janvier 2015 (frais de santé)

    Prévoyance

    Prévu par la branche

    La convention elle-même (titres XIII et XIV) prévoit des prestations servies par la caisse de prévoyance à laquelle l'employeur adhère : rente complémentaire d'invalidité, capital décès, et prestations en cas d'accident du travail ou de maladie professionnelle. L'invalidité et le décès sont financés pour moitié par l'employeur. La convention n'est pas étendue.

    Salariés couverts
    Salariés de la convention ; la rente d'invalidité suppose au moins 12 mois de services effectifs dans l'établissement.
    Part de l'employeur
    Invalidité et décès : pour moitié par l'employeur et pour moitié par les salariés. Accidents du travail et maladies professionnelles : en totalité par l'employeur. Cadres : une cotisation entièrement à la charge de l'employeur, affectée en priorité au décès.
    Garanties
    invalidité, décès, incapacité temporaire de travail (accident du travail, maladie professionnelle), incapacité permanente (accident du travail, maladie professionnelle)
    • Rente d'invalidité et capital décèsLes salariés ayant au moins 12 mois de services et une rente invalidité de la sécurité sociale perçoivent une rente complémentaire de la caisse de prévoyance choisie par l'employeur après avis des représentants du personnel. Un capital est versé en cas de décès ou d'invalidité de 3e catégorie. La charge de l'invalidité et du décès est supportée pour moitié par l'employeur et pour moitié par les salariés.
    • Accidents du travail et maladies professionnellesEn cas d'accident du travail ou de maladie professionnelle, la caisse de prévoyance verse des indemnités complémentaires, une rente complémentaire d'incapacité et, en cas de décès, un capital. Cette charge est supportée intégralement par l'employeur. Ces dispositions, non étendues, ne s'imposent qu'aux établissements adhérents de l'organisation signataire.
    • CadresPour les bénéficiaires de l'ANI du 17 novembre 2017, l'employeur verse une cotisation à sa charge exclusive, affectée en priorité au décès.

    Sources : Article 13.03, CCN du 31 octobre 1951 · Article 13.04, CCN du 31 octobre 1951 · Article 13.05 (rédaction de l'avenant n° 2014-01) · Article 1er, Avenant n° 2022-03 du 21 juin 2022 · Article 14.01.1, CCN du 31 octobre 1951 · Article 14.03, CCN du 31 octobre 1951 · Article 14.04, CCN du 31 octobre 1951 · Article 14.05, CCN du 31 octobre 1951

    À retenir aussi

    Codes APE les plus fréquents

    Codes APE dont une part importante des salariés relève de la convention CCN 51 (FEHAP), d'après les données de la Dares au 31 décembre 2024. Le code APE n'est qu'un indice : la convention applicable dépend de l'activité principale réellement exercée.

    Rechercher un autre code APE

    Questions fréquentes

    Quelle est la durée de la période d'essai dans la convention collective CCN 51 (FEHAP) ?

    Contrat à durée indéterminée : 2 mois pour les non-cadres, 4 mois pour les cadres. La convention ne prévoit pas de renouvellement.

    Quel est le préavis de démission dans la convention collective CCN 51 (FEHAP) ?

    1 mois pour les non-cadres, 2 mois pour les cadres, 3 mois pour les directeurs, gestionnaires, médecins, pharmaciens, biologistes et cadres de coefficient 715 ou plus ayant plus de 2 ans d'ancienneté.

    Quel est le préavis de licenciement dans la convention collective CCN 51 (FEHAP) ?

    Non-cadres : 1 mois avant 2 ans d'ancienneté, 2 mois ensuite. Cadres : 4 mois. Directeurs, gestionnaires, médecins, pharmaciens, biologistes et cadres de coefficient 715 ou plus : 6 mois à partir de 2 ans. Le préavis légal s'applique s'il est plus favorable au salarié.

    Comment est calculée l'indemnité de licenciement dans la convention collective CCN 51 (FEHAP) ?

    La convention renvoie à l'indemnité légale : 1/4 de mois par année jusqu'à 10 ans, 1/3 au-delà, dès 8 mois d'ancienneté. Elle précise le salaire de référence et le calcul en cas d'alternance entre temps complet et temps partiel. Médecins, pharmaciens et biologistes du titre XX : l'exclusion prévue pour faute médicale reconnue par l'ordre ou faute administrative grave ne prive de l'indemnité légale qu'en cas de faute grave (L1234-9). Le salarié perçoit la plus élevée de l'indemnité conventionnelle et de l'indemnité légale.

    Quels congés pour événements familiaux prévoit la convention collective CCN 51 (FEHAP) ?

    Absences rémunérées comme temps de travail effectif, sur justificatif. Le texte compte en « jours » sans préciser ouvrables ou ouvrés. Plusieurs durées sont inférieures aux minima légaux actuels. Mariage du salarié : 5 jours. Conclusion d'un Pacs du salarié : non prévu par la convention. Mariage d'un enfant : 2 jours. Mariage d'un frère ou d'une sœur : 1 jour. Naissance : 3 jours. Arrivée d'un enfant placé en vue de son adoption : 3 jours. Minima légaux applicables (L3142-4, L3142-1-1) : décès d'un enfant 12 jours ouvrables, 14 s'il avait moins de 25 ans ou était parent, plus 8 jours de deuil avant 25 ans ; Pacs du salarié 4 jours ; annonce d'un handicap, d'une pathologie chronique ou d'un cancer chez un enfant 10 jours. Le minimum du Code du travail s'applique si la convention prévoit moins.

    Le salaire est-il maintenu en cas d'arrêt maladie dans la convention collective CCN 51 (FEHAP) ?

    Après 12 mois de travail effectif dans l'établissement, maintien du salaire net, en complément de la Sécurité sociale. Non-cadres : jusqu'à 180 jours d'absence sur 12 mois consécutifs. Cadres : salaire net entier 6 mois, puis demi-salaire 6 mois. La loi garantit l'indemnisation dès 1 an d'ancienneté dans l'entreprise (L1226-1) : sans 12 mois de travail effectif dans l'établissement, le salarié qui a cette ancienneté perçoit au moins 90 % puis 2/3 de sa rémunération brute, à partir du 8e jour.

    La convention collective CCN 51 (FEHAP) prévoit-elle une mutuelle obligatoire ?

    L'avenant n° 2015-01 du 27 janvier 2015 (titre XIII bis de la convention) institue un régime de complémentaire santé mutualisé au niveau professionnel, avec des organismes assureurs référencés. Tous les salariés bénéficient obligatoirement de la « base obligatoire ». La convention n'est pas étendue : elle s'impose aux établissements adhérents de l'organisation signataire. Salariés couverts : Tous les salariés, dès le premier jour de l'embauche, sous réserve des cas de dispense. Part de l'employeur : 50 % de la cotisation du régime de base obligatoire. Dans tous les cas, l'employeur doit proposer une complémentaire santé collective et en financer au moins la moitié (article L911-7 du Code de la sécurité sociale).

    Quelle prévoyance prévoit la convention collective CCN 51 (FEHAP) ?

    La convention elle-même (titres XIII et XIV) prévoit des prestations servies par la caisse de prévoyance à laquelle l'employeur adhère : rente complémentaire d'invalidité, capital décès, et prestations en cas d'accident du travail ou de maladie professionnelle. L'invalidité et le décès sont financés pour moitié par l'employeur. La convention n'est pas étendue. Salariés couverts : Salariés de la convention ; la rente d'invalidité suppose au moins 12 mois de services effectifs dans l'établissement. Garanties : invalidité, décès, incapacité temporaire de travail (accident du travail, maladie professionnelle), incapacité permanente (accident du travail, maladie professionnelle). Pour les cadres, l'accord national interprofessionnel du 17 novembre 2017 impose en outre une cotisation patronale de 1,50 % de la tranche 1.

    Sources

    Texte en vigueur au 21 octobre 2026 : Convention collective nationale des établissements privés d'hospitalisation, de soins, de cure et de garde à but non lucratif du 31 octobre 1951, sur Légifrance. Les durées et montants de cette page sont des minimums conventionnels : votre contrat de travail ou un accord d'entreprise peut prévoir plus favorable. Ils ne constituent pas un conseil juridique.

    1. Article 04.06.1
    2. Article 04.06.2
    3. Article 04.03
    4. Article 15.02.2.1
    5. Article 15.02.2.3
    6. Article 15.01
    7. Article 15.02.2.2
    8. Article 15.02.3
    9. Article 20.04
    10. Article A 6.12, Annexe VI : assistants familiaux
    11. Article 15.03.2.2
    12. Article 15.03.1.2
    13. Article 15.03.1.1
    14. Article 15.03.2.1
    15. Article 11.03
    16. Article 11.02
    17. Article 13.01.2.1
    18. Article 13.01.2.2
    19. Article 13.01.2.3
    20. Article 13.01.2.4
    21. Article 13.01.1
    22. Article 09.05.1
    23. Article 09.05.2
    24. Article 08.03.2.1
    25. Article 09.02.1
    26. Article 01.02.2
    27. Article 01.04.2
    28. Article 01.02.3.2
    29. Article 20.01
    30. Article 2.1, Avenant n° 2015-01 du 27 janvier 2015 (frais de santé)
    31. Article 1er, Additif n° 6 du 12 mars 2024 à l'avenant n° 2015-01
    32. Article 13.1, Avenant n° 2015-01 du 27 janvier 2015 (frais de santé)
    33. Objet, Avenant n° 2015-01 du 27 janvier 2015 (frais de santé)
    34. Article 14, Avenant n° 2015-01 du 27 janvier 2015 (frais de santé)
    35. Article 15, Avenant n° 2015-01 du 27 janvier 2015 (frais de santé)
    36. Article 13.03, CCN du 31 octobre 1951
    37. Article 13.04, CCN du 31 octobre 1951
    38. Article 13.05 (rédaction de l'avenant n° 2014-01)
    39. Article 1er, Avenant n° 2022-03 du 21 juin 2022
    40. Article 14.01.1, CCN du 31 octobre 1951
    41. Article 14.03, CCN du 31 octobre 1951
    42. Article 14.04, CCN du 31 octobre 1951
    43. Article 14.05, CCN du 31 octobre 1951

    Méthode : texte intégral de la convention issu de la base KALI de la DILA, relu article par article et contrôlé sur Légifrance (le ministère du Travail ne publie pas de règles de calcul pour cette convention). Code du travail : version en vigueur, base LEGI de la DILA. Une erreur ? Écrivez à contact@agentrh.ai.

    AgentRH applique votre convention collective et vos accords d'entreprise à chaque question RH, cite l'article et retient la disposition la plus favorable, directement dans Teams.

    Autres conventions collectives