Convention collective Bâtiment ouvriers (plus de 10 salariés), IDCC 1597.
Entreprises du bâtiment occupant plus de 10 salariés (non visées par le décret du 1er mars 1962), en France métropolitaine hors outre-mer, pour leurs ouvriers : maçonnerie, gros œuvre, couverture, plomberie, chauffage, électricité, menuiserie, serrurerie, peinture, plâtrerie, finitions, etc. Cette fiche reprend les règles de la convention en vigueur au 21 octobre 2026 : période d'essai, préavis, indemnités, congés familiaux et maladie, avec pour chacune l'article de la convention et le minimum prévu par le Code du travail.
Les ouvriers sont classés sur 4 niveaux et 7 positions, du niveau I position 1 (coefficient 150) au niveau IV position 2 (coefficient 270).
Période d'essai
Essai de 2 mois au plus s'il est prévu au contrat, non renouvelable ; la limite conventionnelle de 3 semaines ne s'applique plus.
Préavis de démission
2 jours jusqu'à 3 mois d'ancienneté, 2 semaines au-delà.
Préavis de licenciement
2 jours jusqu'à 3 mois, 2 semaines jusqu'à 6 mois, 1 mois jusqu'à 2 ans, puis 2 mois ; travailleur handicapé : 2 ou 3 mois.
Heures pour recherche d'emploi
4, 12 ou 25 heures selon un préavis de 2 jours, 2 semaines ou au moins 1 mois ; payées en cas de licenciement seulement.
Indemnité de licenciement
L'indemnité légale, plus élevée, s'applique : dès 8 mois d'ancienneté, 1/4 de mois par an jusqu'à 10 ans, 1/3 au-delà.
Indemnité de départ à la retraite
Départ volontaire : indemnité versée par la caisse de prévoyance des ouvriers du BTP à la liquidation de la retraite. Mise à la retraite non prévue.
Congés pour événements familiaux
Mariage ou Pacs 4 jours, naissance 3, décès du conjoint ou d'un parent 3, d'un enfant 12 à 14 ; frère, sœur, beaux-parents 3.
Maladie et maintien de salaire
Carence 3 jours, 100 % pendant 45 jours puis 75 % jusqu'au 90e jour ; dès 11 ans d'ancienneté, le minimum légal peut être supérieur.
Mutuelle et prévoyance
Complémentaire santé de branche : à vérifier. Prévoyance de branche : oui.
Simuler le préavis et l'indemnité de licenciement
Indiquez la catégorie et l'ancienneté du salarié : le simulateur applique la convention Bâtiment ouvriers (plus de 10 salariés), la compare au Code du travail et retient la règle la plus favorable. Les calculs restent dans votre navigateur.
Simulation indicative, selon le motif choisi (à défaut, licenciement pour motif personnel), hors faute grave ou lourde et hors inaptitude. Un accord d'entreprise ou le contrat de travail peut prévoir plus favorable. Elle ne constitue pas un conseil juridique.
Grille des salaires
Les salaires minima de la convention Bâtiment ouvriers (plus de 10 salariés) en vigueur en 2026, niveau par niveau, comparés au SMIC du 1er juin 2026, avec le texte applicable et son état d'extension.
La convention fixe la période d'essai selon les usages locaux de la profession, sans pouvoir excéder 3 semaines. Pendant l'essai, chaque partie peut rompre à tout moment sans préavis. Aucun renouvellement n'est prévu.
À noter : La limite de 3 semaines, fixée avant la loi du 25 juin 2008, ne s'applique plus depuis le 1er juillet 2009 : si le contrat le prévoit, l'essai peut durer jusqu'à 2 mois (L1221-19), sans renouvellement possible (L1221-21). Délais de prévenance légaux impératifs (L1221-25, L1221-26).
Situation
Convention
Précisions
Ouvriers
3 semaines maximum
durée fixée selon les usages locaux de la profession et indiquée dans la lettre d'engagement
Renouvellement
non prévu
Rupture pendant l'essai
sans préavis selon la convention
délais de prévenance légaux applicables (L1221-25 et L1221-26)
Conditions : L'embauche n'est définitive qu'à l'expiration de l'essai. Le temps de travail pendant l'essai est payé au taux de la lettre d'engagement, au moins égal au salaire minimum de l'emploi.
Clause de 1990, antérieure à la loi du 25 juin 2008 : la limite de 3 semaines ne s'applique plus depuis le 1er juillet 2009. Si le contrat prévoit un essai, sa durée est bornée par le maximum légal de 2 mois pour les ouvriers. Faute d'accord de branche étendu le prévoyant, l'essai n'est pas renouvelable.
En cas de démission après la période d'essai, le préavis est de 2 jours jusqu'à 3 mois d'ancienneté dans l'entreprise, puis de 2 semaines.
Situation
Convention
Précisions
Ouvriers, jusqu'à 3 mois d'ancienneté
2 jours
à compter de la fin de la période d'essai
Ouvriers, plus de 3 mois d'ancienneté
2 semaines
Conditions : La partie qui n'observe pas le préavis doit à l'autre une indemnité égale au salaire de la durée restant à courir. Pas de préavis en cas de faute grave.
En cas de licenciement hors faute grave, le préavis va de 2 jours à 2 mois selon l'ancienneté dans l'entreprise.
À noter : Travailleur handicapé : le préavis légal est doublé dans la limite de 3 mois (L5213-9), soit 2 mois de 6 mois à 2 ans d'ancienneté et 3 mois dès 2 ans, au lieu de 1 et 2 mois.
Situation
Convention
Précisions
Ouvriers, jusqu'à 3 mois d'ancienneté
2 jours
à compter de la fin de la période d'essai
Ouvriers, de 3 à 6 mois d'ancienneté
2 semaines
Ouvriers, de 6 mois à 2 ans d'ancienneté
1 mois
Ouvriers, plus de 2 ans d'ancienneté
2 mois
Conditions : Pas de préavis en cas de faute grave. La partie qui n'observe pas le préavis doit une indemnité égale au salaire de la durée restant à courir.
À exactement 2 ans d'ancienneté, l'article L1234-1 du code du travail impose 2 mois de préavis.
Pendant le préavis, l'ouvrier licencié ou démissionnaire peut, à sa demande, s'absenter pour chercher un emploi : 4, 12 ou 25 heures selon la durée du préavis. Ces heures ne sont payées qu'en cas de licenciement.
Situation
Convention
Précisions
Préavis de 2 jours
4 heures
Préavis de 2 semaines
12 heures
Préavis de 1 mois ou plus
25 heures
Licenciement
heures payées
au taux horaire effectif ; aucune indemnité si les heures ne sont pas prises
Démission
heures non payées
Conditions : Sur demande de l'ouvrier. Heures prises groupées, en principe à la fin du préavis. Durées réduites au prorata pour les ouvriers à temps partiel.
Rien n'est prévu pour la rupture de la période d'essai.
Due dès 2 ans d'ancienneté, hors faute grave. De 2 à 5 ans : 1/10 de mois par année. Après 5 ans : 3/20 de mois par année depuis la 1re année, plus 1/20 de mois par année au-delà de 15 ans. Majoration de 10 % après 55 ans.
À noter : Le barème conventionnel, même majoré de 10 %, est inférieur à l'indemnité légale à toute ancienneté : celle-ci est due dès 8 mois (L1234-9), 1/4 de mois par an jusqu'à 10 ans puis 1/3 (R1234-2), même si l'ouvrier peut partir à taux plein.
Situation
Convention
Précisions
Ouvriers, de 2 à 5 ans d'ancienneté
1/10 de mois par année
appliqué à toute l'ancienneté
Ouvriers, plus de 5 ans d'ancienneté
3/20 de mois par année
appliqué à toute l'ancienneté, depuis la 1re année
Années au-delà de 15 ans
+ 1/20 de mois par année
s'ajoute aux 3/20 pour chaque année au-delà de la 15e
Ouvrier de plus de 55 ans
+ 10 %
âge apprécié à la date d'expiration du préavis, effectué ou non
Ouvrier pouvant percevoir une retraite à taux plein
indemnité conventionnelle non due
l'indemnité légale reste due
Salaire de référence
moyenne des 3 derniers mois ou 1/12 des 12 derniers mois
formule la plus avantageuse ; frais et gratifications aléatoires exclus, primes annuelles pour 1/12
Conditions : Au moins 2 ans d'ancienneté dans l'entreprise. Non due en cas de faute grave, ni à l'ouvrier qui remplit les conditions d'une retraite à taux plein. Calcul : au-delà de 5 ans, le taux de 3/20 s'applique à toute l'ancienneté, et la majoration de 1/20 aux seules années au-delà de 15 ans. Ancienneté : périodes d'emploi successives, y compris maladie, accident, maternité, congés payés et absences exceptionnelles, hors contrats rompus à l'initiative de l'ouvrier. En cas de licenciements successifs, les indemnités déjà versées sont déduites.
Le barème conventionnel reste inférieur à l'indemnité légale à toute ancienneté, même avec la majoration de 10 % après 55 ans (à 20 ans : 3,25 mois contre 5,83 mois). L'employeur verse donc en pratique l'indemnité légale, due dès 8 mois d'ancienneté, y compris à l'ouvrier pouvant prendre une retraite à taux plein.
Exemples de calcul
Ancienneté
Ouvriers
Code du travail
5 ans
0,5 mois
1,25 mois
10 ans
1,5 mois
2,5 mois
20 ans
3,25 mois
5,83 mois
30 ans
5,25 mois
9,17 mois
Montants en mois de salaire de référence, pour un licenciement hors faute grave, hors majorations ou minorations liées à l'âge, majorations liées à l'ancienneté incluses. En vert : montant conventionnel supérieur à l'indemnité légale. Pour un calcul en euros au minimum légal, utilisez le calculateur d'indemnité de licenciement.
En cas de départ à la retraite, l'ouvrier perçoit une indemnité de départ servie par la caisse de prévoyance des ouvriers du BTP, et non directement par l'employeur. Elle est versée à la liquidation de la retraite. La mise à la retraite n'est pas traitée.
Situation
Convention
Précisions
Départ volontaire à la retraite
indemnité de départ servie par la caisse de prévoyance des ouvriers du BTP
calculée selon le règlement du régime national de prévoyance des ouvriers du BTP ; versée à la liquidation de la retraite
Montant minimal
indemnités légales ou conventionnelles de départ en vigueur au 1er janvier 1990
celles dues par les entreprises adhérentes au régime
Mise à la retraite
non prévue par la convention
indemnité légale de licenciement au minimum (L1237-7)
Conditions : Indemnité versée au moment de la liquidation des droits à la retraite, par la caisse du régime de prévoyance (aujourd'hui BTP-Prévoyance) auquel les entreprises doivent adhérer (article 11.5).
La règle figure dans la note (1) de l'article 10.3. Le régime de prévoyance en vigueur (avenant n° 59 du 20 mars 2018, article 22, étendu) parle d'« indemnité de fin de carrière », qui cumule notamment l'indemnité légale de départ ; son barème complet n'est pas reproduit ici. En cas de doute sur le montant, se rapprocher de BTP-Prévoyance.
Autorisations d'absence exceptionnelles payées : 4 jours pour le mariage, 3 pour une naissance ou une adoption, 3 pour le décès du conjoint, d'un enfant, du père ou de la mère, 1 jour pour les autres proches cités.
À noter : Minima légaux en jours ouvrables (L3142-4, L3142-1-1) : décès d'un enfant 12 jours, 14 avant 25 ans ou s'il était parent, plus 8 jours de deuil avant 25 ans ; frère, sœur, beaux-parents, Pacs, concubin 3 ; conclusion d'un Pacs 4 ; handicap d'un enfant 10.
Événement
Convention
Précisions
Code du travail
Mariage du salarié
4 jours
4 jours
Conclusion d'un Pacs du salarié
non prévu par la convention
4 jours
Mariage d'un enfant
1 jour
1 jour
Naissance
3 jours
non cumulables avec les congés de maternité ou d'adoption pris pour le même enfant
3 jours
Arrivée d'un enfant placé en vue de son adoption
3 jours
non cumulables avec les congés de maternité ou d'adoption pris pour le même enfant
3 jours
Décès du conjoint
3 jours
3 jours
Décès du partenaire de Pacs
non prévu par la convention
3 jours
Décès du concubin
non prévu par la convention
3 jours
Décès d'un enfant
3 jours
sans distinction d'âge
12 jours (14 avant 25 ans ou si l'enfant était lui-même parent)
Décès du père ou de la mère
3 jours
3 jours
Décès du beau-père ou de la belle-mère
1 jour
3 jours
Décès d'un frère ou d'une sœur
1 jour
3 jours
Décès d'un beau-frère ou d'une belle-sœur
1 jour
aucun
Décès d'un grand-parent
1 jour
aucun
Décès d'un petit-enfant
1 jour
aucun, sauf personne à charge de moins de 25 ans : 14 jours
Congé de deuil (enfant de moins de 25 ans)
non prévu par la convention
8 jours
Annonce d'un handicap, d'une pathologie chronique ou d'un cancer chez un enfant
non prévu par la convention
10 jours
Épreuves de présélection militaire
3 jours au maximum
·
Conditions : Pas de condition d'ancienneté. Absences payées par la non-déduction du salaire mensuel (article 4.2). Le texte ne précise pas s'il s'agit de jours ouvrables ou ouvrés. Ouvrier en grand déplacement à plus de 400 km : absence portée à 4 jours pour le décès du conjoint, d'un ascendant ou d'un descendant en ligne directe (article 8.27).
Clause de 1990 jamais actualisée : plusieurs durées sont inférieures aux minima légaux actuels, exprimés en jours ouvrables (L3142-4), et le congé de deuil légal de 8 jours (L3142-1-1) s'ajoute. Contrairement au texte des entreprises de 10 salariés au plus, l'article 5.12 ne précise pas que ces absences ne s'imputent pas sur les congés payés ; la loi l'interdit de toute façon (L3142-2).
Colonne Code du travail : minimums en jours ouvrables des articles L3142-4 et L3142-1-1, et congé non rémunéré pour enfant malade de l'article L1225-61 ; « aucun » : pas de congé légal pour cet événement ; « · » : événement hors de ces articles. Si la convention prévoit moins que le minimum légal pour un événement, c'est le minimum légal qui s'applique. Jours ouvrés : du lundi au vendredi en général ; jours ouvrables : du lundi au samedi hors jours fériés chômés. Simulez le minimum légal avec le calculateur de congés pour événements familiaux.
Après 1 ou 3 mois d'ancienneté selon l'âge, l'ouvrier malade reçoit, après 3 jours de carence, un complément aux indemnités journalières de la Sécurité sociale : 100 % du salaire pendant 45 jours, puis 75 % jusqu'au 90e jour d'arrêt.
À noter : À partir de 11 ans d'ancienneté, le minimum légal (90 % pendant 50 jours ou plus dès le 8e jour, puis 2/3, D1226-1 et D1226-2) dépasse en partie le taux de 75 % et peut aller au-delà du 90e jour : il s'applique alors.
Situation
Convention
Précisions
Condition d'ancienneté, moins de 25 ans et apprentis
1 mois
ancienneté dans l'entreprise depuis le dernier embauchage
Condition d'ancienneté, 25 ans et plus
3 mois
ou 1 mois si 750 points de retraite complémentaire des ouvriers du BTP acquis sur les 10 dernières années
Maladie ou accident non professionnels
100 % pendant 45 jours, puis 75 % jusqu'au 90e jour
après 3 jours de carence à chaque arrêt : 100 % du 4e au 48e jour, 75 % du 49e au 90e jour
Accident du travail ou maladie professionnelle, arrêt de 30 jours au plus
90 % du 1er au 15e jour, 100 % du 16e au 30e jour
sans carence ; conditions d'ancienneté de 1 ou 3 mois applicables
Accident du travail ou maladie professionnelle, arrêt de plus de 30 jours
100 % du 1er au 90e jour
sans carence ni condition d'ancienneté
Accident de trajet
100 %
arrêt de 30 jours au plus : du 4e au 30e jour ; arrêt plus long : du 1er au 90e jour
Plafond annuel
90 jours par année civile
tous arrêts confondus
Conditions : Certificat médical sous 48 heures, prise en charge par la Sécurité sociale, contre-visite possible. Indemnité calculée sur 1/30 du dernier salaire mensuel par jour calendaire, sous déduction des indemnités journalières de la Sécurité sociale et des autres indemnités de même objet. Versée par le régime professionnel de prévoyance du BTP, ou par l'employeur s'il n'y adhère pas.
Jusqu'à 10 ans d'ancienneté, la convention est plus favorable que la loi (carence de 3 jours au lieu de 7, condition de 1 à 3 mois au lieu de 1 an). À partir de 11 ans, les durées légales allongées dépassent par endroits le taux de 75 % et peuvent courir au-delà du 90e jour.
Ce que prévoient les accords de la branche Bâtiment ouvriers (plus de 10 salariés) en vigueur au 20 octobre 2026. Les taux de cotisation, les niveaux de garanties et les organismes recommandés changent par avenant : consultez les textes cités.
Complémentaire santé (mutuelle)
À vérifier
Aucun accord national de branche n'impose de complémentaire santé aux ouvriers du bâtiment. Un accord paritaire national non étendu prévoit seulement un règlement de frais médicaux collectifs auquel les entreprises du bâtiment et des travaux publics peuvent adhérer.
Un régime de frais médicaux à adhésion volontaireUn règlement de frais médicaux collectifs est ouvert aux entreprises du bâtiment et des travaux publics qui choisissent d'y adhérer. Il figure dans un avenant non étendu à un accord paritaire national et ne crée pas, à lui seul, d'obligation pour l'entreprise.
Point à vérifier : la portée exacte de ce régime comporte une incertitude. Contrôlez le texte sur Légifrance avant de l'appliquer.
La convention oblige les employeurs du bâtiment à respecter le régime national de prévoyance des ouvriers du bâtiment et des travaux publics, issu de l'accord du 31 juillet 1968, aujourd'hui remplacé par son avenant n° 59 du 20 mars 2018. Les entreprises doivent y affilier tous leurs ouvriers, sans dispense possible. Le régime couvre le décès, l'incapacité de travail et l'invalidité.
Salariés couverts
Tous les ouvriers des entreprises du bâtiment relevant du régime, sans possibilité de dispense d'affiliation.
Garanties
décès, rente de conjoint, rente éducation, incapacité temporaire de travail, invalidité
Régime national obligatoire des ouvriersLa convention renvoie à l'accord du 31 juillet 1968, que l'avenant n° 59 du 20 mars 2018 annule et remplace. Les entreprises doivent faire bénéficier tous leurs ouvriers d'une couverture collective de prévoyance, sans dispense d'affiliation.
Garanties et arrêts de travailEn cas de décès, le régime prévoit un capital, une rente au conjoint survivant et une rente d'éducation. En cas de maladie ou d'accident, il verse des indemnités journalières et une rente d'invalidité. Pour les arrêts de moins de 90 jours, l'entreprise restée hors du régime professionnel verse elle-même les indemnités complémentaires.
Accord de 2024 non étenduUn accord du 13 novembre 2024 organise un régime de prévoyance commun aux ouvriers et aux ETAM. Il n'est pas étendu : il ne s'impose qu'aux entreprises adhérentes d'une organisation patronale signataire.
Les conventions nationales « Ouvrier » signées le 7 mars 2018 ont été suspendues et celles signées ensuite ne sont pas entrées en vigueur : la convention du 8 octobre 1990 reste le texte de référence.
Les salaires minimaux (partie fixe plus valeur du point appliquée aux coefficients 150 à 270) et les indemnités de petits déplacements (repas, trajet, transport) sont négociés au niveau régional : vérifier l'accord de la région du chantier ou de l'entreprise.
L'ouvrier ayant au moins 1 675 heures de travail dans le BTP sur l'année de référence perçoit une prime de vacances de 30 % de l'indemnité de congé correspondant à 24 jours ouvrables, versée avec l'indemnité de congé.
Codes APE dont une part importante des salariés relève de la convention Bâtiment ouvriers (plus de 10 salariés), d'après les données de la Dares au 31 décembre 2024. Le code APE n'est qu'un indice : la convention applicable dépend de l'activité principale réellement exercée.
Quelle est la durée de la période d'essai dans la convention collective Bâtiment ouvriers (plus de 10 salariés) ?+
La convention fixe la période d'essai selon les usages locaux de la profession, sans pouvoir excéder 3 semaines. Pendant l'essai, chaque partie peut rompre à tout moment sans préavis. Aucun renouvellement n'est prévu. Ouvriers : 3 semaines maximum. Renouvellement : non prévu. Rupture pendant l'essai : sans préavis selon la convention. La limite de 3 semaines, fixée avant la loi du 25 juin 2008, ne s'applique plus depuis le 1er juillet 2009 : si le contrat le prévoit, l'essai peut durer jusqu'à 2 mois (L1221-19), sans renouvellement possible (L1221-21). Délais de prévenance légaux impératifs (L1221-25, L1221-26).
Quel est le préavis de démission dans la convention collective Bâtiment ouvriers (plus de 10 salariés) ?+
En cas de démission après la période d'essai, le préavis est de 2 jours jusqu'à 3 mois d'ancienneté dans l'entreprise, puis de 2 semaines.
Quel est le préavis de licenciement dans la convention collective Bâtiment ouvriers (plus de 10 salariés) ?+
En cas de licenciement hors faute grave, le préavis va de 2 jours à 2 mois selon l'ancienneté dans l'entreprise. Travailleur handicapé : le préavis légal est doublé dans la limite de 3 mois (L5213-9), soit 2 mois de 6 mois à 2 ans d'ancienneté et 3 mois dès 2 ans, au lieu de 1 et 2 mois. Le préavis légal s'applique s'il est plus favorable au salarié.
Comment est calculée l'indemnité de licenciement dans la convention collective Bâtiment ouvriers (plus de 10 salariés) ?+
Due dès 2 ans d'ancienneté, hors faute grave. De 2 à 5 ans : 1/10 de mois par année. Après 5 ans : 3/20 de mois par année depuis la 1re année, plus 1/20 de mois par année au-delà de 15 ans. Majoration de 10 % après 55 ans. Le barème conventionnel, même majoré de 10 %, est inférieur à l'indemnité légale à toute ancienneté : celle-ci est due dès 8 mois (L1234-9), 1/4 de mois par an jusqu'à 10 ans puis 1/3 (R1234-2), même si l'ouvrier peut partir à taux plein. Le salarié perçoit la plus élevée de l'indemnité conventionnelle et de l'indemnité légale.
Quels congés pour événements familiaux prévoit la convention collective Bâtiment ouvriers (plus de 10 salariés) ?+
Autorisations d'absence exceptionnelles payées : 4 jours pour le mariage, 3 pour une naissance ou une adoption, 3 pour le décès du conjoint, d'un enfant, du père ou de la mère, 1 jour pour les autres proches cités. Minima légaux en jours ouvrables (L3142-4, L3142-1-1) : décès d'un enfant 12 jours, 14 avant 25 ans ou s'il était parent, plus 8 jours de deuil avant 25 ans ; frère, sœur, beaux-parents, Pacs, concubin 3 ; conclusion d'un Pacs 4 ; handicap d'un enfant 10. Le minimum du Code du travail s'applique si la convention prévoit moins.
Le salaire est-il maintenu en cas d'arrêt maladie dans la convention collective Bâtiment ouvriers (plus de 10 salariés) ?+
Après 1 ou 3 mois d'ancienneté selon l'âge, l'ouvrier malade reçoit, après 3 jours de carence, un complément aux indemnités journalières de la Sécurité sociale : 100 % du salaire pendant 45 jours, puis 75 % jusqu'au 90e jour d'arrêt. À partir de 11 ans d'ancienneté, le minimum légal (90 % pendant 50 jours ou plus dès le 8e jour, puis 2/3, D1226-1 et D1226-2) dépasse en partie le taux de 75 % et peut aller au-delà du 90e jour : il s'applique alors.
La convention collective Bâtiment ouvriers (plus de 10 salariés) prévoit-elle une mutuelle obligatoire ?+
Aucun accord national de branche n'impose de complémentaire santé aux ouvriers du bâtiment. Un accord paritaire national non étendu prévoit seulement un règlement de frais médicaux collectifs auquel les entreprises du bâtiment et des travaux publics peuvent adhérer. Dans tous les cas, l'employeur doit proposer une complémentaire santé collective et en financer au moins la moitié (article L911-7 du Code de la sécurité sociale).
Quelle prévoyance prévoit la convention collective Bâtiment ouvriers (plus de 10 salariés) ?+
La convention oblige les employeurs du bâtiment à respecter le régime national de prévoyance des ouvriers du bâtiment et des travaux publics, issu de l'accord du 31 juillet 1968, aujourd'hui remplacé par son avenant n° 59 du 20 mars 2018. Les entreprises doivent y affilier tous leurs ouvriers, sans dispense possible. Le régime couvre le décès, l'incapacité de travail et l'invalidité. Salariés couverts : Tous les ouvriers des entreprises du bâtiment relevant du régime, sans possibilité de dispense d'affiliation. Garanties : décès, rente de conjoint, rente éducation, incapacité temporaire de travail, invalidité. Pour les cadres, l'accord national interprofessionnel du 17 novembre 2017 impose en outre une cotisation patronale de 1,50 % de la tranche 1.
Méthode : texte intégral de la convention issu de la base KALI de la DILA, contrôlé avec les règles publiées par le ministère du Travail pour les simulateurs de code.travail.gouv.fr, puis relu article par article. Code du travail : version en vigueur, base LEGI de la DILA. Une erreur ? Écrivez à contact@agentrh.ai.
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