Convention collective Bâtiment ETAM, IDCC 2609.

Employés, techniciens et agents de maîtrise (ETAM) des entreprises dont l'activité réelle relève du bâtiment, selon la liste d'activités de l'article 1.2, en France métropolitaine. Les VRP et les travailleurs à domicile sont exclus. Cette fiche reprend les règles de la convention en vigueur au 21 octobre 2026 : période d'essai, préavis, indemnités, congés familiaux et maladie, avec pour chacune l'article de la convention et le minimum prévu par le Code du travail.

L'essentiel

Les ETAM sont classés sur 8 niveaux, de A à H : les niveaux A à D regroupent les employés, les niveaux E à H les techniciens et agents de maîtrise.

Période d'essai
Employés 2 mois, techniciens et agents de maîtrise 3 mois, renouvelable une fois. Prévenance de l'employeur : 1 mois après 3 mois de présence (loi).
Préavis de démission
1 mois avant 2 ans d'ancienneté, 2 mois à partir de 2 ans, sauf accord des parties sur une durée plus courte.
Préavis de licenciement
1 mois avant 2 ans, 2 mois dès 2 ans, 3 mois après 55 ans et 15 ans d'ancienneté. Handicap : 2 ou 3 mois.
Heures pour recherche d'emploi
Licenciement : 5 journées ou 10 demi-journées par mois de préavis, payées. Également pendant le préavis de rupture d'essai. Rien en démission.
Indemnité de licenciement
Barème 2,5/10 puis 3,5/10 de mois par an, plafond 10 mois : la légale l'emporte, sauf après 55 ans (2 à 35 ans d'ancienneté, hors 15 ans).
Indemnité de départ à la retraite
Départ volontaire : 1/10 puis 1,5/10 de mois par an (plafond 5 mois). Mise à la retraite : au moins l'indemnité légale de licenciement.
Congés pour événements familiaux
Mariage ou Pacs 4 jours, naissance 3, décès d'un enfant 12 à 14 (loi), du conjoint, d'un parent, frère ou sœur 3.
Maladie et maintien de salaire
Dès 1 an d'ancienneté (ou 5 ans dans le BTP) : salaire maintenu 90 jours dès le 1er jour d'arrêt, puis prévoyance.
Mutuelle et prévoyance
Complémentaire santé de branche : à vérifier. Prévoyance de branche : oui.

Simuler le préavis et l'indemnité de licenciement

Indiquez la catégorie et l'ancienneté du salarié : le simulateur applique la convention Bâtiment ETAM, la compare au Code du travail et retient la règle la plus favorable. Les calculs restent dans votre navigateur.

Activez JavaScript pour utiliser le simulateur.

Simulation indicative, selon le motif choisi (à défaut, licenciement pour motif personnel), hors faute grave ou lourde et hors inaptitude. Un accord d'entreprise ou le contrat de travail peut prévoir plus favorable. Elle ne constitue pas un conseil juridique.

    Grille des salaires

    Les salaires minima de la convention Bâtiment ETAM en vigueur en 2026, niveau par niveau, comparés au SMIC du 1er juin 2026, avec le texte applicable et son état d'extension.

    Période d'essai

    2 mois pour les employés, 3 mois pour les techniciens et agents de maîtrise, sauf accord sur une durée plus courte. Renouvellement possible une fois pour la même durée.

    À noter : Après 3 mois de présence, l'employeur qui rompt l'essai doit respecter un délai de prévenance d'un mois (L1221-25), plus long que les 2 semaines conventionnelles. Pendant le premier mois, les délais légaux de 24 ou 48 heures s'appliquent.

    SituationConventionPrécisions
    Employés (niveaux A à D)2 moisrenouvelable une fois pour 2 mois, soit 4 mois au plus
    Techniciens et agents de maîtrise (niveaux E à H)3 moisrenouvelable une fois pour 3 mois, soit 6 mois au plus
    Renouvellement8 jours calendairesdélai de prévenance minimum avant le renouvellement
    Rupture de l'essai après le premier mois de présence2 semainespréavis réciproque prévu par la convention ; ouvre droit aux absences pour recherche d'emploi

    Conditions : Les parties peuvent convenir d'une durée plus courte. L'essai et son renouvellement doivent être prévus par écrit dans le contrat (L1221-23).

    Durées égales aux maxima légaux, renouvellement compris (L1221-19 et L1221-21). Pendant le premier mois, la convention ne fixe pas de délai : les délais légaux s'appliquent (24 ou 48 heures). L'employeur doit 1 mois de prévenance après 3 mois de présence (L1221-25). Pour le salarié qui rompt, la loi fixe 48 heures (L1221-26) : l'opposabilité des 2 semaines conventionnelles est discutée.

    Sources : Article 2.3 · Article 1er, Avenant n° 1 du 26 septembre 2007 relatif à la classification · Annexe I

    Préavis de démission

    Même durée que pour un licenciement : 1 mois avant 2 ans d'ancienneté, 2 mois à partir de 2 ans. La démission est donnée par écrit.

    SituationConventionPrécisions
    Moins de 2 ans d'ancienneté1 moisemployés, techniciens et agents de maîtrise
    2 ans d'ancienneté ou plus2 moisemployés, techniciens et agents de maîtrise

    Conditions : Démission donnée par écrit. Les parties peuvent convenir d'un préavis plus court.

    Le préavis de 3 mois prévu pour les salariés de plus de 55 ans ayant 15 ans d'ancienneté ne vise que le licenciement.

    Source : Article 8.1

    Préavis de licenciement

    1 mois avant 2 ans d'ancienneté, 2 mois à partir de 2 ans, 3 mois pour un salarié de plus de 55 ans justifiant de 15 ans d'ancienneté.

    À noter : Travailleur handicapé : le préavis légal est doublé dans la limite de 3 mois (L5213-9), soit 2 mois de 6 mois à 2 ans d'ancienneté et 3 mois dès 2 ans, au lieu de 1 et 2 mois.

    SituationConventionPrécisions
    Moins de 2 ans d'ancienneté1 moisdès l'embauche, hors période d'essai
    2 ans d'ancienneté ou plus2 mois
    15 ans d'ancienneté et plus de 55 ans3 moisâge apprécié à la date d'expiration du préavis, effectué ou non

    Conditions : Pas de préavis en cas de faute grave. Le salarié licencié qui retrouve un emploi peut quitter l'entreprise avant la fin du préavis ; il est alors payé pour son temps de présence.

    Sources : Article 8.1 · Article 8.2

    Heures pour recherche d'emploi

    En cas de licenciement, 5 journées ou 10 demi-journées par mois de préavis, à la demande du salarié, avec maintien de la rémunération. Rien n'est prévu en cas de démission.

    SituationConventionPrécisions
    Licenciement5 journées ou 10 demi-journées par moisrémunération maintenue ; aucune indemnité si les absences ne sont pas prises
    Rupture de la période d'essai5 journées ou 10 demi-journées par moispendant le préavis de 2 semaines, dans les conditions prévues pour le licenciement
    Démissionnon prévu par la convention

    Conditions : Absences accordées à la demande du salarié, prises en une ou plusieurs fois, fixées pour moitié par le salarié et pour moitié par l'employeur, avec information réciproque.

    Pour la rupture de l'essai, le texte vise l'ETAM sans distinguer qui rompt, et ne dit pas si le crédit mensuel est proratisé sur un préavis de 2 semaines ; le simulateur du ministère du Travail (code.travail.gouv.fr) retient 5 journées ou 10 demi-journées.

    Sources : Article 8.3 · Article 2.3

    Indemnité de licenciement

    Due après 2 ans d'ancienneté, hors faute grave : 2,5/10 de mois par année jusqu'à 15 ans, 3,5/10 de mois par année au-delà, plafond de 10 mois. Majoration de 10 % après 55 ans. Barème réduit après 65 ans.

    À noter : L'indemnité légale (L1234-9, R1234-2) est due dès 8 mois. Sans la majoration de 10 % des plus de 55 ans, le barème ne la dépasse jamais ; avec elle, il la dépasse de 2 à 35 ans d'ancienneté environ, sauf autour de 15 ans (lecture du ministère du Travail). Après 65 ans, la légale l'emporte.

    SituationConventionPrécisions
    Ancienneté jusqu'à 15 ans2,5/10 de mois par annéedue à partir de 2 ans d'ancienneté ; années comptées dès la première selon le ministère du Travail (lecture discutée)
    Années au-delà de 15 ans3,5/10 de mois par annéepour les seules années au-delà de 15 ans
    Plafond10 moisavant majoration liée à l'âge
    Salarié de plus de 55 ans+ 10 %âge à l'expiration du préavis, effectué ou non ; s'ajoute à l'indemnité, même plafonnée
    Salarié de plus de 65 ansbarème de la mise à la retraite1,5/10 de mois par année jusqu'à 10 ans, 2,5/10 au-delà, plafond de 8 mois (article 8.7)
    Salaire de référencedernier mois avant la notificationaugmenté de 1/12 de la partie variable perçue sur les 12 derniers mois
    Années incomplètesarrondi au 1/12 le plus proche

    Conditions : 2 ans d'ancienneté dans l'entreprise à la notification. Non due en cas de faute grave. L'ancienneté inclut les absences pour maladie, accident ou maternité.

    « Par année d'ancienneté à partir de 2 ans révolus » : le simulateur du ministère du Travail compte toutes les années dès la première, d'autres lectures excluent les 2 premières (0,5 mois de moins). Sans la majoration de 10 %, le barème ne dépasse jamais l'indemnité légale. Avec elle, il la dépasse de 2 à 35 ans d'ancienneté environ, sauf entre 14,5 et 16 ans, selon la lecture du ministère ; si les 2 premières années sont exclues, seulement de 27 à 35 ans environ.

    Exemples de calcul

    AnciennetéETAMCode du travail
    5 ans1,25 mois1,25 mois
    10 ans2,5 mois2,5 mois
    20 ans5,5 mois5,83 mois
    30 ans9 mois9,17 mois

    Montants en mois de salaire de référence, pour un licenciement hors faute grave, hors majorations ou minorations liées à l'âge. En vert : montant conventionnel supérieur à l'indemnité légale. Pour un calcul en euros au minimum légal, utilisez le calculateur d'indemnité de licenciement.

    Sources : Article 8.4 · Article 8.5 · Article 8.7 · Article 8.13

    Indemnité de départ à la retraite

    Départ volontaire après 60 ans avec une retraite à taux plein : 1/10 de mois par année jusqu'à 10 ans, 1,5/10 au-delà, plafond de 5 mois. Mise à la retraite : 1,5/10 puis 2,5/10 de mois par année, plafond de 8 mois.

    À noter : En cas de mise à la retraite, l'employeur doit verser au moins l'indemnité légale de licenciement (L1237-7), toujours supérieure au barème conventionnel de 1,5/10 puis 2,5/10 de mois par année.

    SituationConventionPrécisions
    Départ volontaire, ancienneté jusqu'à 10 ans1/10 de mois par annéeà partir de 2 ans révolus
    Départ volontaire, années au-delà de 10 ans1,5/10 de mois par annéeplafond de 5 mois
    Mise à la retraite, ancienneté jusqu'à 10 ans1,5/10 de mois par annéeà partir de 2 ans révolus
    Mise à la retraite, années au-delà de 10 ans2,5/10 de mois par annéeplafond de 8 mois ; non cumulable avec l'indemnité de licenciement
    Préavis de mise à la retraite3 moisquels que soient l'âge et l'ancienneté
    Préavis de départ volontaire2 moisalinéa exclu de l'extension car contraire à la loi : préavis légal de licenciement (1 ou 2 mois selon l'ancienneté, L1237-10)
    Salaire de référencecelui de l'indemnité de licenciementdernier mois, augmenté de 1/12 de la partie variable des 12 derniers mois

    Conditions : Départ volontaire : salarié de plus de 60 ans pouvant bénéficier d'une retraite à taux plein, ou salarié en carrière longue qui demande la liquidation de sa retraite. Ancienneté minimale de 2 ans.

    Le barème du départ volontaire dépasse le minimum légal (D1237-1). Un salarié qui part sans remplir les conditions conventionnelles (âge, taux plein) garde droit à l'indemnité légale de départ dès 10 ans. Les exemples comptent toutes les années dès la première ; si les 2 premières étaient exclues, il faudrait retirer 0,2 mois (départ) ou 0,3 mois (mise à la retraite).

    Sources : Article 8.10 · Article 8.11 · Article 8.7 · Article 8.8 · Article 8.9 · Article 8.12

    Congés pour événements familiaux

    Absences rémunérées, non déductibles des congés payés, sans condition d'ancienneté. Le texte compte en jours sans préciser ouvrables ou ouvrés.

    À noter : Les minimums légaux (L3142-4, jours ouvrables) s'appliquent : Pacs 4 jours, décès d'un enfant 12 ou 14 jours plus 8 jours de deuil (L3142-1-1), frère, sœur, beau-père, belle-mère ou concubin 3 jours, annonce d'un handicap chez un enfant 10 jours.

    ÉvénementConventionPrécisionsCode du travail
    Mariage du salarié4 jours4 jours
    Conclusion d'un Pacs du salarié3 joursminimum légal : 4 jours ouvrables4 jours
    Mariage d'un enfant1 jour1 jour
    Naissance3 joursnaissance survenue au foyer du salarié ; non cumulable avec le congé de maternité pour le même enfant3 jours
    Arrivée d'un enfant placé en vue de son adoption3 jours3 jours
    Décès du conjoint3 joursobsèques3 jours
    Décès du partenaire de Pacs3 joursobsèques3 jours
    Décès du concubinnon prévu par la conventionminimum légal : 3 jours ouvrables3 jours
    Décès d'un enfant3 joursminimum légal : 12 jours ouvrables, 14 si moins de 25 ans ou lui-même parent12 jours (14 avant 25 ans ou si l'enfant était lui-même parent)
    Décès du père ou de la mère3 joursobsèques3 jours
    Décès du beau-père ou de la belle-mère1 jourminimum légal : 3 jours ouvrables3 jours
    Décès d'un frère ou d'une sœur1 jourminimum légal : 3 jours ouvrables3 jours
    Décès d'un beau-frère ou d'une belle-sœur1 jouraucun
    Décès d'un grand-parent1 jouraucun
    Décès d'un petit-enfant1 jouraucun, sauf personne à charge de moins de 25 ans : 14 jours
    Congé de deuil (enfant de moins de 25 ans)non prévu par la conventionminimum légal : 8 jours, fractionnables, dans l'année du décès8 jours
    Annonce d'un handicap, d'une pathologie chronique ou d'un cancer chez un enfantnon prévu par la conventionminimum légal : 10 jours ouvrables10 jours
    Maladie ou accident d'un enfant de moins de 16 ans3 jours par an, non rémunérés5 jours si l'enfant a moins d'un an ou si le salarié a la charge d'au moins 3 enfants de moins de 16 ans ; certificat médical3 jours par an non rémunérés, 5 dans certains cas (L1225-61)

    Conditions : Pas de condition d'ancienneté. Absences sans réduction de rémunération et non déductibles des congés payés, sauf le congé pour enfant malade, non rémunéré.

    Texte de 2006 non actualisé : plusieurs durées sont inférieures aux minimums de l'article L3142-4 du code du travail, exprimés en jours ouvrables. Le congé de paternité légal se cumule avec les 3 jours de naissance.

    Colonne Code du travail : minimums en jours ouvrables des articles L3142-4 et L3142-1-1, et congé non rémunéré pour enfant malade de l'article L1225-61 ; « aucun » : pas de congé légal pour cet événement ; « · » : événement hors de ces articles. Si la convention prévoit moins que le minimum légal pour un événement, c'est le minimum légal qui s'applique. Jours ouvrés : du lundi au vendredi en général ; jours ouvrables : du lundi au samedi hors jours fériés chômés. Simulez le minimum légal avec le calculateur de congés pour événements familiaux.

    Sources : Article 5.2 · Article 6.9

    Maladie et maintien de salaire

    Après 1 an de présence dans l'entreprise, ou 5 ans de services dans le BTP, maintien des appointements mensuels pendant 90 jours dès le premier jour d'arrêt, puis relais par la prévoyance des ETAM du BTP.

    SituationConventionPrécisions
    Maladie ou accident non professionnel, 1 an de présence ou 5 ans de services dans le BTPmaintien du salaire pendant 90 joursdès le premier jour d'arrêt, sans carence
    Accident du travail ou maladie professionnellemaintien du salaire pendant 90 jourssans condition d'ancienneté
    À partir du 91e jourrégime de prévoyance des ETAM du BTPaccord national du 13 décembre 1990 ; à défaut d'adhésion, l'employeur verse lui-même les indemnités

    Conditions : Maintien sous déduction des indemnités journalières de la Sécurité sociale, sans dépasser la rémunération qu'aurait perçue le salarié. Plusieurs arrêts dans la même année civile : 90 jours rémunérés au total. Contre-visite possible. Certificat médical sous 48 heures.

    Les accidents de sport non professionnels entraînant plus d'un mois d'arrêt sont exclus du maintien conventionnel ; l'indemnisation légale (L1226-1) reste due. Les prestations de prévoyance après 90 jours sont fixées par l'accord du 13 décembre 1990, qui ne figure pas dans la convention.

    Sources : Article 6.5 · Article 6.4 · Article 6.2

    Mutuelle et prévoyance

    Ce que prévoient les accords de la branche Bâtiment ETAM en vigueur au 20 octobre 2026. Les taux de cotisation, les niveaux de garanties et les organismes recommandés changent par avenant : consultez les textes cités.

    Complémentaire santé (mutuelle)

    À vérifier

    Aucun accord national de branche n'impose de complémentaire santé aux ETAM du bâtiment. Un accord paritaire national non étendu prévoit seulement un règlement de frais médicaux collectifs auquel les entreprises du bâtiment et des travaux publics peuvent adhérer.

    • Un régime de frais médicaux à adhésion volontaireUn règlement de frais médicaux collectifs est ouvert aux entreprises du bâtiment et des travaux publics qui choisissent d'y adhérer. Il figure dans un avenant non étendu à un accord paritaire national et ne crée pas, à lui seul, d'obligation pour l'entreprise.

    Point à vérifier : la portée exacte de ce régime comporte une incertitude. Contrôlez le texte sur Légifrance avant de l'appliquer.

    Source : Titre XVI (règlement des régimes de frais médicaux collectifs), Avenant n° 36 du 13 décembre 2022 à l'accord collectif national du 1er octobre 2001

    Prévoyance

    Prévu par la branche

    Les ETAM du bâtiment relèvent du régime national de prévoyance des ETAM du bâtiment et des travaux publics, institué par l'accord national du 13 décembre 1990. Les techniciens et agents de maîtrise de niveau H, assimilés cadres, bénéficient des prestations de base prévues par la convention des cadres du bâtiment. Ces règles figurent dans une rédaction de la convention issue d'un avenant de 2024 non étendu.

    Salariés couverts
    ETAM visés par l'accord national du 13 décembre 1990 ; techniciens et agents de maîtrise de niveau H, assimilés cadres ; niveaux E à G que l'entreprise peut intégrer à la catégorie des cadres. Le personnel de nettoyage ou de gardiennage relève du régime des ouvriers.
    • Régime national des ETAM et assimilés cadresLes ETAM visés par l'accord du 13 décembre 1990 bénéficient du régime de prévoyance des ETAM. Les techniciens et agents de maîtrise de niveau H, et sur choix de l'entreprise ceux des niveaux E à G, relèvent des prestations de base des cadres du bâtiment. Cette rédaction de l'article 6.2 vient de l'avenant n° 5 du 17 octobre 2024, non étendu : elle ne s'impose qu'aux entreprises adhérentes d'une organisation patronale signataire.
    • Relais du maintien de salaireL'employeur maintient les appointements pendant les 90 premiers jours d'arrêt. À partir du 91e jour, l'ETAM est couvert par le régime de prévoyance des ETAM. Faute d'avoir souscrit ce régime, l'employeur paie lui-même les indemnités correspondantes.
    • Textes du régime des ETAML'avenant n° 34 du 20 mars 2018, non étendu, annule et remplace l'accord du 13 décembre 1990 et crée un régime de prévoyance pour les ETAM du bâtiment et des travaux publics. Un accord du 13 novembre 2024, non étendu, organise un régime commun aux ouvriers et aux ETAM. Non étendus, ces textes ne s'imposent qu'aux entreprises adhérentes d'une organisation patronale signataire.

    Sources : Article 6.2, CCN des ETAM du bâtiment du 12 juillet 2006 · Préambule (titre VI), CCN des ETAM du bâtiment du 12 juillet 2006 · Article 2, Avenant n° 5 du 17 octobre 2024 relatif aux catégories objectives · Article 6.5, CCN des ETAM du bâtiment du 12 juillet 2006 · Préambule, Avenant n° 34 du 20 mars 2018 à l'accord collectif national du 13 décembre 1990 (ETAM du BTP) · Article 2, Avenant n° 34 du 20 mars 2018 à l'accord collectif national du 13 décembre 1990 (ETAM du BTP) · Article 2, Accord du 13 novembre 2024 relatif au régime de prévoyance

    À retenir aussi

    Codes APE les plus fréquents

    Codes APE dont une part importante des salariés relève de la convention Bâtiment ETAM, d'après les données de la Dares au 31 décembre 2024. Le code APE n'est qu'un indice : la convention applicable dépend de l'activité principale réellement exercée.

    Rechercher un autre code APE

    Questions fréquentes

    Quelle est la durée de la période d'essai dans la convention collective Bâtiment ETAM ?

    2 mois pour les employés, 3 mois pour les techniciens et agents de maîtrise, sauf accord sur une durée plus courte. Renouvellement possible une fois pour la même durée. Après 3 mois de présence, l'employeur qui rompt l'essai doit respecter un délai de prévenance d'un mois (L1221-25), plus long que les 2 semaines conventionnelles. Pendant le premier mois, les délais légaux de 24 ou 48 heures s'appliquent.

    Quel est le préavis de démission dans la convention collective Bâtiment ETAM ?

    Même durée que pour un licenciement : 1 mois avant 2 ans d'ancienneté, 2 mois à partir de 2 ans. La démission est donnée par écrit.

    Quel est le préavis de licenciement dans la convention collective Bâtiment ETAM ?

    1 mois avant 2 ans d'ancienneté, 2 mois à partir de 2 ans, 3 mois pour un salarié de plus de 55 ans justifiant de 15 ans d'ancienneté. Travailleur handicapé : le préavis légal est doublé dans la limite de 3 mois (L5213-9), soit 2 mois de 6 mois à 2 ans d'ancienneté et 3 mois dès 2 ans, au lieu de 1 et 2 mois. Le préavis légal s'applique s'il est plus favorable au salarié.

    Comment est calculée l'indemnité de licenciement dans la convention collective Bâtiment ETAM ?

    Due après 2 ans d'ancienneté, hors faute grave : 2,5/10 de mois par année jusqu'à 15 ans, 3,5/10 de mois par année au-delà, plafond de 10 mois. Majoration de 10 % après 55 ans. Barème réduit après 65 ans. L'indemnité légale (L1234-9, R1234-2) est due dès 8 mois. Sans la majoration de 10 % des plus de 55 ans, le barème ne la dépasse jamais ; avec elle, il la dépasse de 2 à 35 ans d'ancienneté environ, sauf autour de 15 ans (lecture du ministère du Travail). Après 65 ans, la légale l'emporte. Le salarié perçoit la plus élevée de l'indemnité conventionnelle et de l'indemnité légale.

    Quels congés pour événements familiaux prévoit la convention collective Bâtiment ETAM ?

    Absences rémunérées, non déductibles des congés payés, sans condition d'ancienneté. Le texte compte en jours sans préciser ouvrables ou ouvrés. Mariage du salarié : 4 jours. Conclusion d'un Pacs du salarié : 3 jours. Mariage d'un enfant : 1 jour. Naissance : 3 jours. Arrivée d'un enfant placé en vue de son adoption : 3 jours. Décès du conjoint : 3 jours. Les minimums légaux (L3142-4, jours ouvrables) s'appliquent : Pacs 4 jours, décès d'un enfant 12 ou 14 jours plus 8 jours de deuil (L3142-1-1), frère, sœur, beau-père, belle-mère ou concubin 3 jours, annonce d'un handicap chez un enfant 10 jours. Le minimum du Code du travail s'applique si la convention prévoit moins.

    Le salaire est-il maintenu en cas d'arrêt maladie dans la convention collective Bâtiment ETAM ?

    Après 1 an de présence dans l'entreprise, ou 5 ans de services dans le BTP, maintien des appointements mensuels pendant 90 jours dès le premier jour d'arrêt, puis relais par la prévoyance des ETAM du BTP.

    La convention collective Bâtiment ETAM prévoit-elle une mutuelle obligatoire ?

    Aucun accord national de branche n'impose de complémentaire santé aux ETAM du bâtiment. Un accord paritaire national non étendu prévoit seulement un règlement de frais médicaux collectifs auquel les entreprises du bâtiment et des travaux publics peuvent adhérer. Dans tous les cas, l'employeur doit proposer une complémentaire santé collective et en financer au moins la moitié (article L911-7 du Code de la sécurité sociale).

    Quelle prévoyance prévoit la convention collective Bâtiment ETAM ?

    Les ETAM du bâtiment relèvent du régime national de prévoyance des ETAM du bâtiment et des travaux publics, institué par l'accord national du 13 décembre 1990. Les techniciens et agents de maîtrise de niveau H, assimilés cadres, bénéficient des prestations de base prévues par la convention des cadres du bâtiment. Ces règles figurent dans une rédaction de la convention issue d'un avenant de 2024 non étendu. Salariés couverts : ETAM visés par l'accord national du 13 décembre 1990 ; techniciens et agents de maîtrise de niveau H, assimilés cadres ; niveaux E à G que l'entreprise peut intégrer à la catégorie des cadres. Le personnel de nettoyage ou de gardiennage relève du régime des ouvriers. Pour les cadres, l'accord national interprofessionnel du 17 novembre 2017 impose en outre une cotisation patronale de 1,50 % de la tranche 1.

    Sources

    Texte en vigueur au 21 octobre 2026 : Convention collective nationale des employés, techniciens et agents de maîtrise du bâtiment du 12 juillet 2006, sur Légifrance. Les durées et montants de cette page sont des minimums conventionnels : votre contrat de travail ou un accord d'entreprise peut prévoir plus favorable. Ils ne constituent pas un conseil juridique.

    1. Article 2.3
    2. Article 1er, Avenant n° 1 du 26 septembre 2007 relatif à la classification
    3. Annexe I
    4. Article 8.1
    5. Article 8.2
    6. Article 8.3
    7. Article 8.4
    8. Article 8.5
    9. Article 8.7
    10. Article 8.13
    11. Article 8.10
    12. Article 8.11
    13. Article 8.8
    14. Article 8.9
    15. Article 8.12
    16. Article 5.2
    17. Article 6.9
    18. Article 6.5
    19. Article 6.4
    20. Article 6.2
    21. Article 5.1
    22. Article 5.1.2
    23. Article 5.1.1
    24. Article 4.2.9
    25. Article 1.1
    26. Article 1.2
    27. Titre XVI (règlement des régimes de frais médicaux collectifs), Avenant n° 36 du 13 décembre 2022 à l'accord collectif national du 1er octobre 2001
    28. Préambule (titre VI), CCN des ETAM du bâtiment du 12 juillet 2006
    29. Article 2, Avenant n° 5 du 17 octobre 2024 relatif aux catégories objectives
    30. Préambule, Avenant n° 34 du 20 mars 2018 à l'accord collectif national du 13 décembre 1990 (ETAM du BTP)
    31. Article 2, Avenant n° 34 du 20 mars 2018 à l'accord collectif national du 13 décembre 1990 (ETAM du BTP)
    32. Article 2, Accord du 13 novembre 2024 relatif au régime de prévoyance

    Méthode : texte intégral de la convention issu de la base KALI de la DILA, contrôlé avec les règles publiées par le ministère du Travail pour les simulateurs de code.travail.gouv.fr, puis relu article par article. Code du travail : version en vigueur, base LEGI de la DILA. Une erreur ? Écrivez à contact@agentrh.ai.

    AgentRH applique votre convention collective et vos accords d'entreprise à chaque question RH, cite l'article et retient la disposition la plus favorable, directement dans Teams.

    Autres conventions collectives