Convention collective Travaux publics ouvriers, IDCC 1702.
Ouvriers des entreprises de travaux publics de France métropolitaine, Corse comprise : voirie et réseaux, terrassement, routes, ouvrages d'art, fondations spéciales, lignes électriques, travaux souterrains, etc. Les entreprises mixtes travaux publics et bâtiment l'appliquent selon la part de leur personnel affectée aux travaux publics. Cette fiche reprend les règles de la convention en vigueur au 21 octobre 2026 : période d'essai, préavis, indemnités, congés familiaux et maladie, avec pour chacune l'article de la convention et le minimum prévu par le Code du travail.
Les ouvriers sont classés en 4 niveaux et 7 positions, du niveau I position 1 (coefficient 100) au niveau IV (coefficient 180).
Période d'essai
2 mois pour les ouvriers, non renouvelable ; stage de fin d'études déduit, intégralement si l'emploi correspond aux activités du stage.
Préavis de démission
2 jours jusqu'à 3 mois d'ancienneté, puis 2 semaines.
Préavis de licenciement
2 jours jusqu'à 3 mois, 2 semaines jusqu'à 6 mois, 1 mois jusqu'à 2 ans, 2 mois dès 2 ans ; doublé si travailleur handicapé, 3 mois maximum.
Heures pour recherche d'emploi
4 heures (préavis de 2 jours), 12 heures (2 semaines), 25 heures (1 mois ou plus) ; payées en cas de licenciement.
Indemnité de licenciement
Barème conventionnel (1/10 puis 3/20 de mois par an, dès 2 ans) inférieur à la loi : l'indemnité légale s'applique, dès 8 mois.
Indemnité de départ à la retraite
Départ : indemnité servie par la caisse de prévoyance des ouvriers du BTP, au moins le minimum légal. Mise à la retraite : indemnité légale de licenciement.
Congés pour événements familiaux
Mariage ou Pacs 4 jours, naissance ou adoption 3, décès d'un enfant 12 à 14, du conjoint, concubin, parent, beau-parent, frère ou sœur 3.
Maladie et maintien de salaire
100 % du net jusqu'au 48e jour, 75 % jusqu'au 90e, dès 1 à 3 mois d'ancienneté ; dès 11 ans, durées légales plus longues.
Mutuelle et prévoyance
Complémentaire santé de branche : à vérifier. Prévoyance de branche : oui.
Simuler le préavis et l'indemnité de licenciement
Indiquez la catégorie et l'ancienneté du salarié : le simulateur applique la convention Travaux publics ouvriers, la compare au Code du travail et retient la règle la plus favorable. Les calculs restent dans votre navigateur.
Simulation indicative, selon le motif choisi (à défaut, licenciement pour motif personnel), hors faute grave ou lourde et hors inaptitude. Un accord d'entreprise ou le contrat de travail peut prévoir plus favorable. Elle ne constitue pas un conseil juridique.
Grille des salaires
Les salaires minima de la convention Travaux publics ouvriers en vigueur en 2026, niveau par niveau, comparés au SMIC du 1er juin 2026, avec le texte applicable et son état d'extension.
Période d'essai de 2 mois pour les ouvriers. L'accord de branche ne prévoit pas de renouvellement pour les ouvriers, seulement pour les employés, techniciens, agents de maîtrise et cadres.
À noter : Embauche dans un emploi correspondant aux activités confiées pendant le stage de fin d'études : la durée du stage est déduite intégralement de la période d'essai, sans la limite de la moitié (L1221-24).
Situation
Convention
Précisions
Ouvriers
2 mois
pas de renouvellement prévu pour les ouvriers
Embauche après un stage de fin d'études
durée du stage déduite
sans réduire la période d'essai de plus de la moitié ; déduction intégrale si l'emploi correspond aux activités du stage (loi)
Conditions : L'essai doit être expressément prévu au contrat de travail. Délais de prévenance identiques aux délais légaux : 24 heures à 1 mois pour l'employeur selon la durée de présence, 24 ou 48 heures pour le salarié.
Règle issue de l'accord du 5 octobre 2010, commun aux ouvriers, ETAM et cadres des travaux publics et intégré à l'article 2.4. Conclu après la loi du 25 juin 2008, il reste applicable ; 2 mois correspond au maximum légal pour les ouvriers. Faute de renouvellement prévu par l'accord de branche, l'essai des ouvriers n'est pas renouvelable (L1221-21).
Hors faute grave : 2 jours jusqu'à 3 mois d'ancienneté, 2 semaines de 3 à 6 mois, 1 mois de 6 mois à 2 ans, 2 mois au-delà de 2 ans.
À noter : À 2 ans d'ancienneté exactement, le préavis est de 2 mois (L1234-1), non 1 mois. Travailleur handicapé : préavis légal doublé, 3 mois au plus (L5213-9), soit 2 mois de 6 mois à 2 ans et 3 mois dès 2 ans.
Situation
Convention
De la fin de l'essai à 3 mois d'ancienneté
2 jours
De 3 à 6 mois d'ancienneté
2 semaines
De 6 mois à 2 ans d'ancienneté
1 mois
Plus de 2 ans d'ancienneté
2 mois
Conditions : Pas de préavis en cas de faute grave. La partie qui n'observe pas le préavis doit à l'autre une indemnité égale au salaire de la durée restant à courir.
Le texte vise « 6 mois à 2 ans » puis « plus de 2 ans » : pour une ancienneté d'exactement 2 ans, l'article L1234-1 du Code du travail impose 2 mois. À partir de 6 mois, les durées conventionnelles sont égales aux durées légales.
Pendant le préavis, sur demande de l'ouvrier licencié ou démissionnaire : 4, 12 ou 25 heures selon la durée du préavis. Le texte ne prévoit leur paiement qu'en cas de licenciement.
Situation
Convention
Précisions
Préavis de 2 jours
4 heures
licenciement ou démission
Préavis de 2 semaines
12 heures
licenciement ou démission
Préavis de 1 mois ou plus
25 heures
licenciement ou démission
Licenciement
heures rémunérées
au taux horaire du salaire effectif ; aucune indemnité si les heures ne sont pas prises
Démission
paiement non prévu
le texte ne prévoit l'indemnisation des heures qu'en cas de licenciement
Temps partiel
durées réduites au prorata
du temps de travail effectué
Conditions : Absences accordées à la demande de l'ouvrier, prises en principe par demi-journées ou groupées en fin de préavis.
Pendant le délai de prévenance d'une rupture de période d'essai, l'accord du 5 octobre 2010 renvoie aux règles d'essai antérieures, qui ne figurent plus dans le texte en vigueur : le simulateur du ministère du Travail (code.travail.gouv.fr) ne retient aucune heure dans ce cas.
Due à partir de 2 ans d'ancienneté, hors faute grave : 1/10 de mois par année jusqu'à 5 ans ; au-delà de 5 ans, 3/20 de mois par année depuis la première, plus 1/20 de mois par année au-delà de 15 ans. Majoration de 10 % après 55 ans.
À noter : Le barème conventionnel est toujours inférieur à l'indemnité légale (1/4 de mois par an jusqu'à 10 ans, 1/3 au-delà, dès 8 mois d'ancienneté) : c'est l'indemnité légale qui est due (L1234-9, R1234-2).
Situation
Convention
Précisions
De 2 à 5 ans d'ancienneté
1/10 de mois par année d'ancienneté
appliqué à toute l'ancienneté
Plus de 5 ans d'ancienneté
3/20 de mois par année d'ancienneté
depuis la première année dans l'entreprise
Années au-delà de 15 ans
+ 1/20 de mois par année
s'ajoute aux 3/20 pour chaque année au-delà de 15 ans
Ouvrier âgé de plus de 55 ans
+ 10 %
âge apprécié à la fin du préavis, effectué ou non
Licenciement économique, 5 ans d'ancienneté ou plus
+ 35/100 de mois de salaire
complément forfaitaire, cumulable avec la majoration après 55 ans
Licenciement économique, 2 à 5 ans d'ancienneté
+ 70 % de l'indemnité
complément forfaitaire
Salaire de référence
moyenne des 3 derniers mois ou 1/12 des 12 derniers mois
formule la plus avantageuse ; frais et gratifications aléatoires exclus, primes annuelles au 1/12
Conditions : Au moins 2 ans d'ancienneté dans l'entreprise. Non due en cas de faute grave, ni à l'ouvrier qui remplit les conditions d'une pension de vieillesse à taux plein. L'ancienneté cumule les contrats successifs, sauf ceux rompus à l'initiative de l'ouvrier ; un licenciement ultérieur donne lieu à une indemnité différentielle. Calcul : jusqu'à 5 ans, 1/10 de mois par année ; au-delà, 3/20 de mois pour toutes les années, plus 1/20 de mois pour chaque année au-delà de 15 ans.
Le barème conventionnel est inférieur à l'indemnité légale à toutes les anciennetés (à 10 ans : 1,5 mois contre 2,5 ; à 20 ans : 3,25 contre 5,83), même avec la majoration après 55 ans ou le complément économique calculé sur ce barème. L'indemnité légale reste due dès 8 mois, y compris à l'ouvrier pouvant prétendre à une retraite à taux plein. En licenciement économique, le texte calcule le complément sur « l'indemnité de licenciement à laquelle l'ouvrier a droit » : son ajout à l'indemnité légale est discuté.
Exemples de calcul
Ancienneté
Ouvriers
Code du travail
5 ans
0,5 mois
1,25 mois
10 ans
1,5 mois
2,5 mois
20 ans
3,25 mois
5,83 mois
30 ans
5,25 mois
9,17 mois
Montants en mois de salaire de référence, pour un licenciement hors faute grave, hors majorations ou minorations liées à l'âge, majorations liées à l'ancienneté incluses. En vert : montant conventionnel supérieur à l'indemnité légale. Pour un calcul en euros au minimum légal, utilisez le calculateur d'indemnité de licenciement.
Au départ à la retraite, la convention prévoit une indemnité de départ servie par la caisse nationale de prévoyance des ouvriers du bâtiment et des travaux publics (CNPO), au moins égale aux indemnités légales ou conventionnelles. Elle ne fixe pas de barème ni d'indemnité de mise à la retraite.
À noter : Mise à la retraite, non traitée par la convention : l'indemnité est au moins égale à l'indemnité légale de licenciement (L1237-7). Départ volontaire : au moins l'indemnité légale de départ (D1237-1), quelle que soit la source du paiement.
Situation
Convention
Précisions
Départ volontaire à la retraite
indemnité de départ servie par la CNPO
calculée selon l'article 15 du règlement du régime de prévoyance des ouvriers du BTP, auquel renvoie la convention
Montant minimal
au moins les indemnités légales ou conventionnelles de départ
dues par les entreprises adhérant au régime
Date de versement
à la liquidation des droits à la retraite
Mise à la retraite par l'employeur
non prévu par la convention
au moins l'indemnité légale de licenciement (L1237-7)
Conditions : Préavis de départ à la retraite non fixé par la convention : il suit la durée du préavis légal de licenciement (L1237-10).
Le barème dépend du règlement du régime de prévoyance des ouvriers du BTP, extérieur à la convention : il n'est pas reproduit ici. Quelle que soit la source du paiement, le salarié qui part volontairement à la retraite a droit au moins à l'indemnité légale de départ (D1237-1).
Absences exceptionnelles payées et non déductibles des congés, sans condition d'ancienneté. Règles issues de l'avenant n° 3 du 20 novembre 2012, en vigueur depuis le 1er janvier 2013 ; la nature des jours (ouvrables ou ouvrés) n'est pas précisée.
À noter : Minimums légaux en jours ouvrables (L3142-4, L3142-1-1) : Pacs 4 jours ; décès d'un enfant 12 jours, 14 s'il avait moins de 25 ans ou était parent, plus 8 jours de deuil avant 25 ans ; concubin, frère, sœur, beau-père, belle-mère 3 jours ; handicap d'un enfant 10 jours.
Événement
Convention
Précisions
Code du travail
Mariage du salarié
4 jours
4 jours
Conclusion d'un Pacs du salarié
3 jours
minimum légal : 4 jours ouvrables (L3142-4)
4 jours
Mariage d'un enfant
1 jour
1 jour
Naissance
3 jours
naissance survenue au foyer ; non cumulable avec le congé de maternité pour le même enfant
3 jours
Arrivée d'un enfant placé en vue de son adoption
3 jours
non cumulable avec le congé de maternité pour le même enfant
3 jours
Décès du conjoint
3 jours
obsèques ; conjoint marié
3 jours
Décès du partenaire de Pacs
3 jours
le texte vise les obsèques
3 jours
Décès du concubin
non prévu par la convention
minimum légal : 3 jours ouvrables
3 jours
Décès d'un enfant
3 jours
obsèques ; minimum légal : 12 jours ouvrables, 14 si l'enfant avait moins de 25 ans ou était lui-même parent
12 jours (14 avant 25 ans ou si l'enfant était lui-même parent)
Décès du père ou de la mère
3 jours
le texte vise les obsèques
3 jours
Décès du beau-père ou de la belle-mère
1 jour
obsèques ; « beaux-parents » dans le texte ; minimum légal : 3 jours ouvrables
3 jours
Décès d'un frère ou d'une sœur
1 jour
obsèques ; minimum légal : 3 jours ouvrables
3 jours
Décès d'un beau-frère ou d'une belle-sœur
1 jour
le texte vise les obsèques
aucun
Décès d'un grand-parent
1 jour
le texte vise les obsèques
aucun
Décès d'un petit-enfant
1 jour
le texte vise les obsèques
aucun, sauf personne à charge de moins de 25 ans : 14 jours
Annonce d'un handicap, d'une pathologie chronique ou d'un cancer chez un enfant
non prévu par la convention
minimum légal : 10 jours ouvrables
10 jours
Congé de deuil (décès d'un enfant de moins de 25 ans)
non prévu par la convention
minimum légal : 8 jours (L3142-1-1)
8 jours
Conditions : Pas de condition d'ancienneté. Absences non déductibles des congés, sans réduction de rémunération.
Plusieurs durées sont inférieures aux minimums légaux en jours ouvrables (L3142-4, version du 14 juin 2026) : Pacs, décès d'un enfant, d'un frère, d'une sœur, du beau-père ou de la belle-mère. Le minimum légal s'applique alors, de même pour les événements que la convention ne vise pas. Pour les décès, le texte parle d'absence pour les obsèques.
Colonne Code du travail : minimums en jours ouvrables des articles L3142-4 et L3142-1-1, et congé non rémunéré pour enfant malade de l'article L1225-61 ; « aucun » : pas de congé légal pour cet événement ; « · » : événement hors de ces articles. Si la convention prévoit moins que le minimum légal pour un événement, c'est le minimum légal qui s'applique. Jours ouvrés : du lundi au vendredi en général ; jours ouvrables : du lundi au samedi hors jours fériés chômés. Simulez le minimum légal avec le calculateur de congés pour événements familiaux.
Indemnisation complémentaire aux indemnités journalières de la Sécurité sociale dès 1 mois d'ancienneté (moins de 25 ans) ou 3 mois (25 ans et plus) : 100 % du salaire net jusqu'au 48e jour, puis 75 % jusqu'au 90e. Carence de 3 jours supprimée après 1 an d'ancienneté.
À noter : Dès 11 ans d'ancienneté, la loi garantit 90 % du brut au-delà du 48e jour (jusqu'au 57e à 11 ans, 97e dès 31 ans) puis 2/3 au-delà du 90e jour (D1226-1 à D1226-3) : ce minimum légal reste dû s'il est plus favorable.
Situation
Convention
Précisions
Condition d'ancienneté, ouvriers de moins de 25 ans et apprentis
1 mois
dans l'entreprise
Condition d'ancienneté, ouvriers de 25 ans et plus
3 mois
ou 1 mois avec au moins 750 points de retraite CNRO (caisse de retraite des ouvriers du BTP) sur les 10 dernières années
Moins d'1 an d'ancienneté
3 jours de carence, puis 100 % du net du 4e au 48e jour, 75 % du 49e au 90e jour
complément des indemnités journalières de la Sécurité sociale
1 an d'ancienneté ou plus
100 % du net du 1er au 48e jour, 75 % du 49e au 90e jour
les 3 jours de carence sont supprimés et payés à 100 % du net
Plusieurs arrêts dans l'année civile
90 jours indemnisés au maximum
par année civile
Au-delà de 90 jours d'arrêt (prévoyance)
75 % du salaire de référence
indemnités journalières complémentaires du régime de prévoyance des ouvriers
Conditions : Certificat médical sous 48 heures et prise en charge par la Sécurité sociale. Pourcentages appliqués au salaire net. L'employeur avance les indemnités de prévoyance si l'ouvrier l'y autorise. Accident du travail ou maladie professionnelle de plus de 30 jours : pas de condition d'ancienneté.
Après 1 an d'ancienneté, les 3 jours de carence étant payés à 100 % du net, le plein salaire couvre les 48 premiers jours. Accident du travail et maladie professionnelle relèvent d'un tableau distinct (100 % jusqu'au 90e jour pour un arrêt de plus de 30 jours). Dès 11 ans d'ancienneté, les durées légales d'indemnisation dépassent celles de la convention.
Ce que prévoient les accords de la branche Travaux publics ouvriers en vigueur au 20 octobre 2026. Les taux de cotisation, les niveaux de garanties et les organismes recommandés changent par avenant : consultez les textes cités.
Complémentaire santé (mutuelle)
À vérifier
Aucun accord national de branche n'impose de complémentaire santé aux ouvriers des travaux publics. Un accord paritaire national non étendu prévoit seulement un règlement de frais médicaux collectifs auquel les entreprises du bâtiment et des travaux publics peuvent adhérer.
Un régime de frais médicaux à adhésion volontaireUn règlement de frais médicaux collectifs est ouvert aux entreprises du bâtiment et des travaux publics qui choisissent d'y adhérer. Il figure dans un avenant non étendu à un accord paritaire national et ne crée pas, à lui seul, d'obligation pour l'entreprise.
Point à vérifier : la portée exacte de ce régime comporte une incertitude. Contrôlez le texte sur Légifrance avant de l'appliquer.
La convention oblige les employeurs de travaux publics à respecter le régime national de prévoyance des ouvriers, issu de l'accord du 31 juillet 1968, que l'avenant n° 59 du 20 mars 2018 annule et remplace pour les travaux publics. Les entreprises doivent y affilier tous leurs ouvriers, sans dispense possible. L'employeur met en œuvre cette couverture auprès d'un organisme assureur.
Salariés couverts
Tous les ouvriers des entreprises de travaux publics relevant du régime, sans possibilité de dispense d'affiliation.
Régime national obligatoire des ouvriersLa convention renvoie à l'accord du 31 juillet 1968, que l'avenant n° 59 annule et remplace pour les travaux publics. Les entreprises doivent faire bénéficier tous leurs ouvriers d'une couverture collective de prévoyance, sans dispense d'affiliation, et la mettre en œuvre auprès d'un organisme assureur.
Arrêts de travail et maintien de salaireAprès un an d'ancienneté, l'employeur maintient la rémunération nette de l'ouvrier en arrêt et lui fait l'avance des indemnités des régimes de prévoyance. Pour les arrêts de moins de 90 jours, l'entreprise restée hors du régime professionnel verse elle-même les indemnités complémentaires.
Accord de 2024 non étenduUn accord du 13 novembre 2024 organise un régime de prévoyance commun aux ouvriers et aux ETAM. Il n'est pas étendu : il ne s'impose qu'aux entreprises adhérentes d'une organisation patronale signataire.
Une prime de vacances égale à 30 % de l'indemnité de congé des 24 jours ouvrables légaux est versée avec cette indemnité, sous condition d'au moins 1 200 heures de travail dans l'année de référence dans le BTP.
Les ouvriers ayant 20, 25 ou 30 ans d'ancienneté dans la même entreprise bénéficient de 2, 4 ou 6 jours de congé supplémentaires, payés par la caisse de congés payés des travaux publics.
Les ouvriers licenciés en fin de chantier bénéficient d'une priorité de réembauchage d'un an s'ils la demandent dans les 2 mois suivant leur départ. Les représentants du personnel sont consultés 15 jours avant l'envoi des lettres.
Codes APE dont une part importante des salariés relève de la convention Travaux publics ouvriers, d'après les données de la Dares au 31 décembre 2024. Le code APE n'est qu'un indice : la convention applicable dépend de l'activité principale réellement exercée.
Quelle est la durée de la période d'essai dans la convention collective Travaux publics ouvriers ?+
Période d'essai de 2 mois pour les ouvriers. L'accord de branche ne prévoit pas de renouvellement pour les ouvriers, seulement pour les employés, techniciens, agents de maîtrise et cadres. Ouvriers : 2 mois. Embauche après un stage de fin d'études : durée du stage déduite. Embauche dans un emploi correspondant aux activités confiées pendant le stage de fin d'études : la durée du stage est déduite intégralement de la période d'essai, sans la limite de la moitié (L1221-24).
Quel est le préavis de démission dans la convention collective Travaux publics ouvriers ?+
Après la période d'essai : 2 jours jusqu'à 3 mois d'ancienneté, 2 semaines au-delà. Pas de préavis en cas de faute grave.
Quel est le préavis de licenciement dans la convention collective Travaux publics ouvriers ?+
Hors faute grave : 2 jours jusqu'à 3 mois d'ancienneté, 2 semaines de 3 à 6 mois, 1 mois de 6 mois à 2 ans, 2 mois au-delà de 2 ans. À 2 ans d'ancienneté exactement, le préavis est de 2 mois (L1234-1), non 1 mois. Travailleur handicapé : préavis légal doublé, 3 mois au plus (L5213-9), soit 2 mois de 6 mois à 2 ans et 3 mois dès 2 ans. Le préavis légal s'applique s'il est plus favorable au salarié.
Comment est calculée l'indemnité de licenciement dans la convention collective Travaux publics ouvriers ?+
Due à partir de 2 ans d'ancienneté, hors faute grave : 1/10 de mois par année jusqu'à 5 ans ; au-delà de 5 ans, 3/20 de mois par année depuis la première, plus 1/20 de mois par année au-delà de 15 ans. Majoration de 10 % après 55 ans. Le barème conventionnel est toujours inférieur à l'indemnité légale (1/4 de mois par an jusqu'à 10 ans, 1/3 au-delà, dès 8 mois d'ancienneté) : c'est l'indemnité légale qui est due (L1234-9, R1234-2). Le salarié perçoit la plus élevée de l'indemnité conventionnelle et de l'indemnité légale.
Quels congés pour événements familiaux prévoit la convention collective Travaux publics ouvriers ?+
Absences exceptionnelles payées et non déductibles des congés, sans condition d'ancienneté. Règles issues de l'avenant n° 3 du 20 novembre 2012, en vigueur depuis le 1er janvier 2013 ; la nature des jours (ouvrables ou ouvrés) n'est pas précisée. Minimums légaux en jours ouvrables (L3142-4, L3142-1-1) : Pacs 4 jours ; décès d'un enfant 12 jours, 14 s'il avait moins de 25 ans ou était parent, plus 8 jours de deuil avant 25 ans ; concubin, frère, sœur, beau-père, belle-mère 3 jours ; handicap d'un enfant 10 jours. Le minimum du Code du travail s'applique si la convention prévoit moins.
Le salaire est-il maintenu en cas d'arrêt maladie dans la convention collective Travaux publics ouvriers ?+
Indemnisation complémentaire aux indemnités journalières de la Sécurité sociale dès 1 mois d'ancienneté (moins de 25 ans) ou 3 mois (25 ans et plus) : 100 % du salaire net jusqu'au 48e jour, puis 75 % jusqu'au 90e. Carence de 3 jours supprimée après 1 an d'ancienneté. Dès 11 ans d'ancienneté, la loi garantit 90 % du brut au-delà du 48e jour (jusqu'au 57e à 11 ans, 97e dès 31 ans) puis 2/3 au-delà du 90e jour (D1226-1 à D1226-3) : ce minimum légal reste dû s'il est plus favorable.
La convention collective Travaux publics ouvriers prévoit-elle une mutuelle obligatoire ?+
Aucun accord national de branche n'impose de complémentaire santé aux ouvriers des travaux publics. Un accord paritaire national non étendu prévoit seulement un règlement de frais médicaux collectifs auquel les entreprises du bâtiment et des travaux publics peuvent adhérer. Dans tous les cas, l'employeur doit proposer une complémentaire santé collective et en financer au moins la moitié (article L911-7 du Code de la sécurité sociale).
Quelle prévoyance prévoit la convention collective Travaux publics ouvriers ?+
La convention oblige les employeurs de travaux publics à respecter le régime national de prévoyance des ouvriers, issu de l'accord du 31 juillet 1968, que l'avenant n° 59 du 20 mars 2018 annule et remplace pour les travaux publics. Les entreprises doivent y affilier tous leurs ouvriers, sans dispense possible. L'employeur met en œuvre cette couverture auprès d'un organisme assureur. Salariés couverts : Tous les ouvriers des entreprises de travaux publics relevant du régime, sans possibilité de dispense d'affiliation. Pour les cadres, l'accord national interprofessionnel du 17 novembre 2017 impose en outre une cotisation patronale de 1,50 % de la tranche 1.
Sources
Texte en vigueur au 21 octobre 2026 : Convention collective nationale des ouvriers des travaux publics du 15 décembre 1992, sur Légifrance. Les durées et montants de cette page sont des minimums conventionnels : votre contrat de travail ou un accord d'entreprise peut prévoir plus favorable. Ils ne constituent pas un conseil juridique.
Méthode : texte intégral de la convention issu de la base KALI de la DILA, contrôlé avec les règles publiées par le ministère du Travail pour les simulateurs de code.travail.gouv.fr, puis relu article par article. Code du travail : version en vigueur, base LEGI de la DILA. Une erreur ? Écrivez à contact@agentrh.ai.
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